Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2001624(TA83-2001624)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour des préjudices liés à son exposition à l'amiante durant sa carrière à la direction des constructions navales. Le tribunal a jugé que la requête n'était pas tardive, mais a estimé que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, faute pour le requérant d'établir un lien de causalité direct entre son exposition et les préjudices allégués. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et du code civil.
N° TA83-2001625(TA83-2001625)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l'amiante au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. B était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que le délai de prescription quadriennale avait commencé à courir au plus tard en 2011, date à laquelle M. B avait eu connaissance de l'étendue de son exposition, et qu'il était expiré lors de sa réclamation préalable en 2020.
N° TA83-2001626(TA83-2001626)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière à la direction des constructions navales. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l’administration pour manquement à son obligation de sécurité n’était pas engagée, faute pour le requérant d’avoir apporté des précisions suffisantes sur son emploi et son lieu d’exercice, et en l’absence de preuve qu’il bénéficiait de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 77-949 du 17 août 1977 et l’arrêté du 21 avril 2006.
N° TA83-2001627(TA83-2001627)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ancien ouvrier de la direction des constructions navales, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison du non-respect des obligations du décret du 17 août 1977 relatif à la protection contre les poussières d'amiante. Il a rejeté l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968 et du décret du 21 décembre 2001 sur l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité.
N° TA83-2001628(TA83-2001628)
Le Tribunal administratif de Toulon a partiellement fait droit à la demande de Mme A, ouvrière d'État exposée à l'amiante à la DCN de Toulon de 1982 à 2003. Il a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, sur le fondement des décrets de 1977 et 2002, mais uniquement pour la période antérieure au 1er juin 2003. L'État a été condamné à verser 10 500 euros au titre du préjudice d'anxiété, avec intérêts au taux légal à compter du 28 février 2020 et capitalisation, tandis que la demande pour suivi post-professionnel a été rejetée faute de preuve.
N° TA83-2001642(TA83-2001642)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a estimé que sa créance indemnitaire était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la date à laquelle le préjudice d'anxiété a été révélé et mesurable. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
N° TA83-2001668(TA83-2001668)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ouvrier d'État, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant son activité professionnelle au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection adéquates. Il a accordé à M. B une indemnité de 2 000 euros au titre du préjudice d’anxiété, estimant que l’exposition prolongée et les conditions de travail justifiaient une crainte légitime de développer une pathologie grave. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2001673(TA83-2001673)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. Le Baron, ancien ouvrier d'État de la Marine, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 2006 et 2010. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection adéquates. Il a également jugé que l'exposition prolongée et accidentelle du requérant justifiait l'indemnisation d'un préjudice d'anxiété. Enfin, le tribunal a écarté l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968.
N° TA83-2301580(TA83-2301580)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A épouse B contestant des indus d’allocations familiales et d’aides exceptionnelles. La requérante soutenait que son époux, sans titre de séjour ni revenus, ne pouvait être à l’origine des indus. La CAF du Var a opposé la tardiveté du recours, démontrant que les décisions attaquées avaient été notifiées le 15 mars 2023. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 22 mai 2023, dépassait le délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative, et l’a déclarée irrecevable.
N° TA83-2500744(TA83-2500744)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par le maire de La Seyne-sur-Mer sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un immeuble présentant des désordres structurels (affaissement de plancher, moisissures) menaçant la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande et a désigné un expert, avec pour mission de se rendre sur place dans les 24 heures, d'évaluer la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires. L'expert devra déposer son rapport sous 48 heures.
N° TA83-2500458(TA83-2500458)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un jugement de radiation rendu par le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Toulon. Le juge des référés a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, le litige relevant de l’ordre judiciaire. Il a également rappelé à M. A, qui a déjà présenté trois requêtes similaires, le risque de se voir infliger une amende pour recours abusif sur le fondement de l’article R. 741-12 du code de justice administrative.
N° TA83-2500459(TA83-2500459)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la modification des dates d’une interdiction de conduire et la validation de son passage devant une commission médicale. Le juge a estimé que ces demandes, visant à obtenir des mesures définitives, ne relevaient pas de sa compétence en référé, conformément aux articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2500498(TA83-2500498)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de M. A, prononcée par le ministre de l'intérieur le 26 juin 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas établie, les seules allégations de gêne pour la création d'une entreprise de terrassement étant insuffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2304190(TA83-2304190)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement ". Le tribunal a estimé que les difficultés à la marche et les déséquilibres invoqués par le requérant, séquelles d’un accident vasculaire cérébral, n’étaient pas suffisamment établis pour démontrer une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, comme l’exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision de refus a donc été jugée légale.
N° TA83-2400024(TA83-2400024)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A épouse B, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement ". La requérante invoquait des difficultés à marcher dues à un rhumatisme psoriasique. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l'attribution de cette carte à une réduction importante de la capacité de déplacement à pied, caractérisée notamment par un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de refus.
N° TA83-2303751(TA83-2303751)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « stationnement ». La requérante invoquait son état de santé, notamment un problème au pied droit nécessitant une canne, une sclérose en plaques, et des antécédents médicaux graves. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1) et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine). La solution retenue est le rejet, confirmant la légalité de la décision départementale.
N° TA83-2302593(TA83-2302593)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de Mme D, qui contestait le refus du département du Var de délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement" pour sa fille mineure, atteinte du syndrome de Bartter. La requérante invoquait les limitations de marche et les douleurs de l'enfant pour justifier ce besoin. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d’une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l’arrêté du 3 janvier 2017 et aux articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA83-2304197(TA83-2304197)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme et M. A d’un recours contestant le montant de l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) accordée à Mme A, classée en GIR 2. Le département du Var avait fixé cette aide à 720 euros par mois pour des frais de personnel de gré à gré, montant que les requérants estimaient insuffisant pour couvrir notamment les charges sociales liées à l’emploi de leur fils. Le tribunal a rejeté la requête en considérant qu’aucun texte législatif ou réglementaire n’impose au département de prendre en charge les cotisations sociales au-delà du plafond fixé par les articles L. 232-3-1 et R. 232-10 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue confirme la légalité de la décision du 14 mai 2024, le montant accordé respectant les plafonds applicables.
N° TA83-2304191(TA83-2304191)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation du refus du département du Var de délivrer à leur fils, porteur de trisomie 21, la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement ". Le tribunal a estimé que les requérants n'établissaient pas que leur fils remplissait les conditions légales, à savoir une réduction importante et durable de sa capacité et autonomie de déplacement à pied ou la nécessité d'être accompagné par une tierce personne pour ses déplacements extérieurs. La solution s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères d'attribution de cette carte.
N° TA83-2304164(TA83-2304164)
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 2 novembre 2023 par laquelle le président du conseil départemental du Var a refusé de délivrer à Mme B la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement ". Le tribunal constate que le département, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est donc réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Il estime que l'état de santé de Mme B, qui justifie des difficultés importantes et durables de déplacement à pied, remplit les conditions prévues par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, le tribunal enjoint au département du Var de délivrer la carte dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et met à sa charge la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.