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Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 3 746 euros émis par l’État pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à M. B, un entrepreneur individuel. Le requérant contestait le bien-fondé de ce remboursement, arguant que l’administration avait mal appliqué l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Le tribunal a jugé que M. B remplissait les conditions d’éligibilité posées par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, notamment une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 %, et a donc accueilli sa demande. En conséquence, l’obligation de payer a été supprimée et l’État condamné à verser 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 1 500 euros émis par l'administration pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un entrepreneur individuel (graphiste) au titre de septembre 2020. Le tribunal a jugé que l'administration avait fait une inexacte application des dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Il a estimé que l'entreprise, ayant subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%, remplissait les conditions d'éligibilité, contrairement à ce que soutenait l'administration. En conséquence, le requérant a été déchargé de l'obligation de payer la somme réclamée, et l'État a été condamné à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Eiffage construction Sud Est. Celle-ci contestait l'ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Nice du 22 février 2022, qui avait mis à sa charge une partie des frais d'expertise judiciaire (49 832 euros TTC). Le tribunal a jugé que la contestation de la répartition des frais d'expertise ne relevait pas du recours en excès de pouvoir, mais d'un recours de pleine contentieux, et que la requérante n'avait pas soulevé de moyen opérant dans ce cadre. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles R. 761-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A D, qui demandait la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices résultant d'une infection nosocomiale contractée à l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Sainte-Anne. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de l'établissement était engagée sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, l'infection étant directement imputable aux soins. Il a accordé à Mme D une indemnité totale de 12 000 euros, incluant des sommes pour le déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les préjudices esthétiques, tout en rejetant les demandes relatives aux frais de véhicule aménagé et à l'assistance par tierce personne.
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) concerne une demande d'exécution d'un précédent jugement du 14 décembre 2023, par lequel le tribunal avait enjoint au ministre de la justice de modifier le calcul de l'avantage en nature de Mme B. Le tribunal constate que l'administration a partiellement exécuté le jugement en versant 347,07 euros, mais que ce calcul était erroné car fondé sur un échelon et un indice incorrects. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, il complète l'injonction en ordonnant au ministre de verser un solde de 1 029,51 euros, sous astreinte de 50 euros par jour passé un délai de deux mois. Il accorde également les intérêts au taux légal sur cette somme à compter de la présente décision, conformément aux articles 1231-7 du code civil et L. 313-3 du code monétaire et financier.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi en exécution d’un précédent jugement du 14 décembre 2023, a enjoint au préfet de la zone de défense et de sécurité Sud de convoquer M. A devant le comité médical supérieur pour réexaminer sa demande de congé de longue maladie avant sa mise à la retraite. Le tribunal a écarté l’argument du préfet selon lequel la décision de mise en disponibilité de 2019 était définitive et que le départ à la retraite de l’intéressé rendait l’exécution impossible, jugeant que ces circonstances ne faisaient pas obstacle à une reconstitution de carrière. Il a assorti cette injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de deux mois, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de l'association syndicale des propriétaires de Port-Grimaud et autres, qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Grimaud approuvant un contrat type de mise à disposition de postes à quai. Le tribunal a jugé que les requérants, bien qu'usagers du service public portuaire, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir direct, car la délibération attaquée, de nature générale et impersonnelle, n'affectait pas leur situation personnelle de manière suffisamment directe. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la recevabilité du recours pour excès de pouvoir, sans application de textes spécifiques au-delà du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant après renvoi de la cour administrative d'appel de Marseille, a rejeté la demande de la SAS Welbond Armatures, qui sollicitait la condamnation de la commune de Sanary-sur-Mer au paiement de 38 270,04 euros pour des travaux supplémentaires de fourniture d'armatures. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'un paiement direct sur le fondement de la loi sur la sous-traitance, faute d'acte spécial modificatif accepté par le maître d'ouvrage pour ces sommes, et que sa demande fondée sur la responsabilité quasi-délictuelle était irrecevable en application de la jurisprudence du Conseil d'État du 18 septembre 2019. La solution retenue repose sur les principes régissant les marchés publics et la sous-traitance, ainsi que sur le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2200679 du 23 juin 2022, a constaté que le préfet du Var avait exécuté ledit jugement en versant la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles. La requérante, Mme B épouse A, demandait la mise en œuvre des mesures prescrites par ce jugement, qui annulait un arrêté préfectoral et enjoignait la délivrance d’une carte de séjour. Le tribunal a jugé que les conclusions étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Sanary-sur-Mer du 7 novembre 2024, qui ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l'implantation d'un relais de téléphonie mobile. Les requérantes invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incompétence, l'incomplétude du dossier, l'atteinte au droit de propriété et la violation du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, et les requérantes ont été condamnées à verser 450 euros à la commune et à la société Free Mobile au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme A d’une demande d’indemnisation de 48 887,72 euros à l’encontre du département du Var, en raison des dommages causés à leur mur de soutènement par le ruissellement des eaux pluviales depuis la route départementale n°559. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut de titre de propriété. Il a retenu la responsabilité sans faute du département en tant que maître de l’ouvrage public, sur le fondement des dommages de travaux publics causés aux tiers, sans que les requérants aient à démontrer le caractère grave et spécial du préjudice dès lors que le dommage présentait un caractère accidentel. La solution retenue engage la responsabilité du département du Var, en application des articles L. 111-1, L. 131-1, L. 131-2 et L. 131-3 du code de la voirie routière, ainsi que des principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la Sarl LAG, qui contestait la délibération du 16 décembre 2021 par laquelle la commune de Roquebrune-sur-Argens a renoncé à la procédure d'attribution de la délégation de service public du lot de plage n°7. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois n'ayant pas été respecté. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Bagnols en Forêt visant à faire désigner un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande concernait un immeuble présentant un péril grave pour la sécurité publique en raison de désordres structurels avancés. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment sous 24 heures, de constater son état et celui des mitoyens, et de proposer des mesures provisoires pour faire cesser le danger. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Grimaud du 17 janvier 2022 approuvant un contrat type de mise à disposition de postes à quai dans le port de plaisance. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que cette délibération, qui approuve un modèle contractuel et non un contrat spécifique avec un cocontractant identifié, n’est pas un acte détachable d’un contrat et est donc susceptible d’un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est fondée sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la recevabilité des recours contre les actes préparatoires à des contrats.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Travaux du midi, mandataire d’un groupement, qui demandait la condamnation de la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) à lui verser 3 515 773,25 euros HT au titre du solde du décompte général et définitif d’un marché de travaux de construction. Le tribunal a considéré que les difficultés d’exécution invoquées par la société, notamment liées à la présence de réseaux enterrés, ne constituaient pas un bouleversement de l’économie du contrat et n’étaient pas imputables à une faute de la personne publique, dès lors que les stipulations du cahier des clauses techniques particulières (CCTP) et du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) mettaient à la charge de l’entreprise les obligations de repérage et de gestion des réseaux. La solution retenue s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et les clauses contractuelles applicables, sans faire droit aux demandes indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de la commune de Varages qui demandait une expertise sur un immeuble dangereux. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle a été déposée par courrier et non par voie électronique via l'application Télérecours, comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative pour les communes de plus de 3 500 habitants. Malgré une demande de régularisation du greffe, la commune n'a pas transmis sa requête par ce moyen dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant un titre exécutoire émis en 2017 par le GCS de l'IFPVPS pour des frais de préparation au concours infirmier, ainsi que les avis de saisie administrative à tiers détenteur subséquents. La requérante invoquait l'absence de notification du titre et son irrégularité formelle (défaut de signature et tampon). Le tribunal a jugé que le titre exécutoire n'avait pas à être signé manuscritement et que le bordereau correspondant avait été régulièrement signé par une personne habilitée. Il a également estimé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite, les avis de saisie ayant interrompu le délai de prescription de quatre ans prévu à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société IGISA, qui demandait l’annulation de la délibération du conseil municipal de Grimaud approuvant un contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la société requérante n’avait pas justifié de son intérêt à agir. Le tribunal a également écarté l’argument de l’irrecevabilité pour acte détachable d’un contrat, considérant que la délibération était susceptible de recours pour excès de pouvoir. La société IGISA a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Sanary-sur-Mer du 25 février 2022, qui ne s’opposait pas à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l’installation d’un relais de téléphonie mobile. Les requérants, voisins du projet, contestaient cette décision en invoquant notamment des risques d’incendie, une atteinte au paysage et une méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives aux voies de desserte, à l’implantation et à l’aspect des constructions. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet ne portait pas une atteinte excessive à la sécurité publique ou au caractère des lieux et qu’il respectait les dispositions applicables du code de l’urbanisme et du PLU. En conséquence, il a rejeté la requête et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Forio contestant la mise en demeure du maire de Roquebrune-sur-Argens de supprimer des constructions non autorisées sur la parcelle AM 32. La société invoquait l'incompétence du maire, arguant d'un transfert de compétence à la communauté d'agglomération, mais le tribunal a écarté ce moyen faute de preuve. Il a également jugé que l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme permet au maire d'ordonner la démolition dans le cadre d'une mise en demeure de mise en conformité. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, fondées sur les articles L. 481-1 et L. 422-1 du code de l'urbanisme.