Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202584(TA83-2202584)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, qui demandait la condamnation du département du Var pour défaut d'entretien normal de la route départementale D0071, suite à une chute à moto causée par des gravillons non signalés. Le tribunal a reconnu la responsabilité du département, estimant que la présence de gravillons sans signalisation constituait un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, engageant sa responsabilité sur le fondement de ce principe. La solution retenue est que le département du Var est responsable des préjudices subis par M. B, sans que le fait d'un tiers puisse être invoqué pour s'exonérer. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le code de la route, sans mention spécifique d'autres codes dans le raisonnement sur la responsabilité.
N° TA83-2203459(TA83-2203459)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SARL Sanary Pizza d’un recours en excès de pouvoir contre six titres de perception émis par la direction régionale des finances publiques PACA, réclamant le remboursement d’un indu de 34 368 euros d’aides du fonds de solidarité Covid-19 perçues de novembre 2020 à avril 2021. La société soutenait que son chiffre d’affaires de vente à emporter ne devait pas être inclus dans le calcul de la perte de chiffre d’affaires, car cette activité était autorisée par dérogation pour les restaurants fermés au public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les textes applicables (décrets n° 2020-371 et n° 2020-1310) excluaient du calcul de la perte le chiffre d’affaires des activités de vente à distance ou à emporter, mais que la société n’avait pas démontré que son activité de vente à emporter était résiduelle ou distincte de son activité principale de restauration rapide. En conséquence, les titres de perception ont été validés et la demande de décharge rejetée.
N° TA83-2202457(TA83-2202457)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 5 256 euros émis par l'État à l'encontre de M. B, un entrepreneur individuel graphiste, pour un trop-perçu d'aide du fonds de solidarité lié à la pandémie de Covid-19 (janvier 2021). Le tribunal a jugé que l'administration avait fait une inexacte application des dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Il a estimé que M. B remplissait les conditions d'éligibilité, notamment la perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 %, et a déchargé le requérant de l'obligation de payer la somme réclamée. L'État a également été condamné à verser 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA83-2202461(TA83-2202461)
Le Tribunal administratif de Toulon annule un titre de recettes de 4 704 euros émis par l'État pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un graphiste au titre de mai 2021. Le juge estime que l'administration a fait une inexacte application des textes (ordonnance n° 2020-317 et décret n° 2020-371), car l'entreprise remplissait la condition de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%. Le requérant est déchargé de l'obligation de payer et l'État est condamné à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2202544(TA83-2202544)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) concerne le recours pour excès de pouvoir formé par Mme B A contre le refus du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur de lui délivrer le titre professionnel de conseiller en insertion professionnelle. La requérante invoque l'irrégularité de sa convocation à la session d'examen, des anomalies lors de l'épreuve et une erreur d'appréciation. Le tribunal examine les moyens en application du code de l'éducation (articles R. 338-5 et R. 338-8) et de l'arrêté du 21 juillet 2016 portant règlement général des sessions d'examen, qui impose une convocation au moins un mois avant la session. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal statue sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA83-2202389(TA83-2202389)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour inaptitude médicale par la société Suez Eau France, ainsi que la décision ministérielle de rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de preuve de compétence de l'autrice de la décision, le défaut de convocation des instances représentatives du personnel, et la méconnaissance par l'employeur de son obligation de sécurité et de reclassement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code du travail relatives à la procédure de licenciement des salariés protégés et à l'obligation de reclassement.
N° TA83-2203082(TA83-2203082)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le montant de l'aide de 5 000 euros qui lui avait été attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) au titre du dispositif d'aide destiné aux enfants de harkis. La requérante invoquait une erreur d'appréciation de sa situation personnelle, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas de précisions suffisantes sur l'état de son logement pour établir l'insuffisance de l'aide. La juridiction a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant que la requête, bien que succincte, contenait un moyen. La décision a été rendue sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et du code de justice administrative.
N° TA83-2202456(TA83-2202456)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 7 229 euros émis par l'administration pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un entrepreneur individuel (graphiste) au titre de décembre 2020. Le requérant contestait ce remboursement en invoquant une inexacte application de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Le tribunal a jugé que l'entreprise remplissait la condition de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50% prévue par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, et que l'administration ne pouvait pas lui opposer un défaut d'éligibilité lié à la nature de son activité. En conséquence, le tribunal a déchargé M. B de l'obligation de payer et a condamné l'État à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2202295(TA83-2202295)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par la société Sogeco d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet du Var de lui accorder une autorisation d’activité partielle pour neuf salariés. En cours d’instance, le préfet a retiré sa décision initiale suite au recours gracieux de la société, ce retrait étant devenu définitif. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, et les frais d’instance n’ont pas été mis à la charge de l’État.
N° TA83-2202866(TA83-2202866)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SARL Sanary Pizza, exploitant un restaurant, pour contester le remboursement d’un indu d’aides du fonds de solidarité Covid-19 perçues entre novembre 2020 et avril 2021. La société soutenait que son chiffre d’affaires de vente à emporter ne devait pas être inclus dans le calcul des aides, car elle était soumise à une interdiction d’accueil du public. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que l’activité de vente à emporter, bien que résiduelle, constituait une activité autonome et devait être prise en compte pour déterminer l’éligibilité aux aides, conformément aux décrets n° 2020-371 et n° 2020-1310.
N° TA83-2202193(TA83-2202193)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme A d’une demande d’indemnisation de 48 887,72 euros à l’encontre du département du Var, en raison des dommages causés à leur mur de soutènement par le ruissellement des eaux pluviales depuis la route départementale n°559. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut de titre de propriété. Il a retenu la responsabilité sans faute du département en tant que maître de l’ouvrage public, sur le fondement des dommages de travaux publics causés aux tiers, sans que les requérants aient à démontrer le caractère grave et spécial du préjudice dès lors que le dommage présentait un caractère accidentel. La solution retenue engage la responsabilité du département du Var, en application des articles L. 111-1, L. 131-1, L. 131-2 et L. 131-3 du code de la voirie routière, ainsi que des principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
N° TA83-2201380(TA83-2201380)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A D, qui demandait la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices résultant d'une infection nosocomiale contractée à l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Sainte-Anne. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de l'établissement était engagée sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, l'infection étant directement imputable aux soins. Il a accordé à Mme D une indemnité totale de 12 000 euros, incluant des sommes pour le déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les préjudices esthétiques, tout en rejetant les demandes relatives aux frais de véhicule aménagé et à l'assistance par tierce personne.
N° TA83-2201584(TA83-2201584)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la Sarl LAG, qui contestait la délibération du 16 décembre 2021 par laquelle la commune de Roquebrune-sur-Argens a renoncé à la procédure d'attribution de la délégation de service public du lot de plage n°7. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois n'ayant pas été respecté. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA83-2201727(TA83-2201727)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Travaux du midi, mandataire d’un groupement, qui demandait la condamnation de la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) à lui verser 3 515 773,25 euros HT au titre du solde du décompte général et définitif d’un marché de travaux de construction. Le tribunal a considéré que les difficultés d’exécution invoquées par la société, notamment liées à la présence de réseaux enterrés, ne constituaient pas un bouleversement de l’économie du contrat et n’étaient pas imputables à une faute de la personne publique, dès lors que les stipulations du cahier des clauses techniques particulières (CCTP) et du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) mettaient à la charge de l’entreprise les obligations de repérage et de gestion des réseaux. La solution retenue s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et les clauses contractuelles applicables, sans faire droit aux demandes indemnitaires.
N° TA83-2201875(TA83-2201875)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société IGISA, qui demandait l’annulation de la délibération du conseil municipal de Grimaud approuvant un contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la société requérante n’avait pas justifié de son intérêt à agir. Le tribunal a également écarté l’argument de l’irrecevabilité pour acte détachable d’un contrat, considérant que la délibération était susceptible de recours pour excès de pouvoir. La société IGISA a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2500432(TA83-2500432)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de la commune de Varages qui demandait une expertise sur un immeuble dangereux. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle a été déposée par courrier et non par voie électronique via l'application Télérecours, comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative pour les communes de plus de 3 500 habitants. Malgré une demande de régularisation du greffe, la commune n'a pas transmis sa requête par ce moyen dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA83-2200118(TA83-2200118)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant après renvoi de la cour administrative d'appel de Marseille, a rejeté la demande de la SAS Welbond Armatures, qui sollicitait la condamnation de la commune de Sanary-sur-Mer au paiement de 38 270,04 euros pour des travaux supplémentaires de fourniture d'armatures. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'un paiement direct sur le fondement de la loi sur la sous-traitance, faute d'acte spécial modificatif accepté par le maître d'ouvrage pour ces sommes, et que sa demande fondée sur la responsabilité quasi-délictuelle était irrecevable en application de la jurisprudence du Conseil d'État du 18 septembre 2019. La solution retenue repose sur les principes régissant les marchés publics et la sous-traitance, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA83-2200686(TA83-2200686)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de l'association syndicale des propriétaires de Port-Grimaud et autres, qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Grimaud approuvant un contrat type de mise à disposition de postes à quai. Le tribunal a jugé que les requérants, bien qu'usagers du service public portuaire, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir direct, car la délibération attaquée, de nature générale et impersonnelle, n'affectait pas leur situation personnelle de manière suffisamment directe. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la recevabilité du recours pour excès de pouvoir, sans application de textes spécifiques au-delà du code de justice administrative.
N° TA83-2500542(TA83-2500542)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Bagnols en Forêt visant à faire désigner un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande concernait un immeuble présentant un péril grave pour la sécurité publique en raison de désordres structurels avancés. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment sous 24 heures, de constater son état et celui des mitoyens, et de proposer des mesures provisoires pour faire cesser le danger. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
N° TA83-2500047(TA83-2500047)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Sanary-sur-Mer du 7 novembre 2024, qui ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l'implantation d'un relais de téléphonie mobile. Les requérantes invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incompétence, l'incomplétude du dossier, l'atteinte au droit de propriété et la violation du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, et les requérantes ont été condamnées à verser 450 euros à la commune et à la société Free Mobile au titre des frais de justice.