Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2400756(TA83-2400756)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de Mme A C à l'hôpital Sainte-Musse et à l'hôpital d'Instruction des Armées Sainte-Anne à partir de mars 2021. La requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, visait à déterminer les causes et responsabilités des préjudices allégués (rectocolite hémorragique et maladie inflammatoire chronique intestinale). Le juge a fait droit à cette demande d'expertise, la jugeant utile pour un éventuel litige au fond, et a rejeté la demande de mise hors de cause du docteur E, les fautes alléguées relevant potentiellement d'une faute de service engageant la responsabilité de l'administration.
N° TA83-2500607(TA83-2500607)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Saint-Maximin la Sainte Baume fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Face au péril grave présenté par un immeuble d'habitation (risque d'effondrement, fuite de gaz, défaillances électriques), le juge a désigné un expert pour examiner les lieux dans les 24 heures. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer la gravité du danger et proposer des mesures provisoires de sécurité. Cette ordonnance vise à permettre à l'autorité municipale de prendre un arrêté de mise en sécurité fondé sur des constatations techniques objectives.
N° TA83-2500621(TA83-2500621)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Saint-Maximin la Sainte Baume sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Face au péril grave présenté par un immeuble d'habitation (risque d'effondrement, fuite de gaz, défaillances électriques), le juge a désigné un expert pour examiner les lieux dans les 24 heures. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment et des mitoyens, à évaluer la gravité du danger et à proposer des mesures provisoires de sécurité.
N° TA83-2302020(TA83-2302020)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale et technique à la demande de M. B, qui s'est blessé en s'empalant sur une tige métallique lors d'un jogging sur la voie publique à Pierrefeu du Var. La mesure a été jugée utile pour évaluer les préjudices et se rattacher à un éventuel litige de responsabilité administrative, sans préjuger des responsabilités. La commune de Pierrefeu du Var a été autorisée à appeler en cause la société ZIGZAG SIGNALISATION, chargée des travaux de voirie. Les protestations et réserves des parties, ainsi que les demandes de frais de justice, ont été rejetées dans le cadre de cette procédure non contradictoire sur le fond. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2301598(TA83-2301598)
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la demande d’expertise formée par la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La métropole souhaitait faire déterminer la part de responsabilité de propriétaires privés dans la fragilisation d’un mur de soutènement, ouvrage public dont elle assure l’entretien. Le tribunal estime que la mesure n’est pas utile, car il n’appartient pas au juge administratif de statuer sur la responsabilité d’une personne privée envers une personne publique, et que la métropole doit réaliser les travaux de confortement sans expertise préalable. La requête est rejetée, et les dépens restent à la charge de la métropole.
N° TA83-2404252(TA83-2404252)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, est saisi par M. A, contribuable de La Seyne-sur-Mer, d’une demande d’autorisation de se constituer partie civile au nom de la commune dans le cadre de poursuites pénales pour prise illégale d’intérêts visant la maire et un agent municipal. Le requérant soutient que la commune, qui a refusé de se constituer partie civile, a subi un préjudice financier direct de 103 688,48 euros en raison de l’embauche illégale de M. C, financée par un prêt consenti à la maire. Le juge des référés fait droit à la demande et autorise M. A à exercer l’action civile devant le tribunal correctionnel au nom de la commune, sur le fondement des dispositions de l’article L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2500569(TA83-2500569)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Six-Fours visant à faire désigner un expert pour examiner un mur de soutènement présentant des désordres structurels. Constatant un péril pour la sécurité publique, le juge a ordonné la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. L’expert devra constater l’état du mur, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires de sécurité, dans un délai de 24 heures.
N° TA83-2403705(TA83-2403705)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la tierce opposition formée par la société Les voiles d'or contre l'ordonnance du 29 janvier 2024, laquelle avait annulé la procédure de passation d'une concession de plage à Hyères. Le juge a estimé que la société Les voiles d'or, bien que non présente dans l'instance initiale, n'établissait pas que ses droits étaient lésés par la décision, car elle n'avait pas d'intérêt direct à la validité de la procédure annulée. La solution retenue confirme l'annulation de la procédure au stade de la sélection des candidatures, sans remettre en cause l'appréciation portée sur les manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Cette décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, relatifs aux recours en matière de passation de contrats publics.
N° TA83-2403993(TA83-2403993)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision, a examiné la demande de Mme B qui sollicitait une provision de 500 000 euros en réparation des préjudices subis suite à sa prise en charge au Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne Sur Mer (CHITS) en décembre 2017. Le juge a considéré que l'obligation du CHITS n'était pas sérieusement contestable, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en raison d'une faute commise lors de la prise en charge aux urgences. Il a été retenu que la sortie de l'hôpital de Mme B dans la nuit du 23 au 24 décembre 2017 était incompatible avec son état de santé, ce qui constitue une faute engageant la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. En conséquence, le tribunal a accordé une provision de 50 000 euros à Mme B et a également condamné le CHITS à verser 440 229,44 euros à la CPAM du Var au titre de ses débours, ainsi que 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
N° TA83-2500573(TA83-2500573)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Croatie pris par le préfet des Bouches-du-Rhône, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la décision attaquée émane du préfet des Bouches-du-Rhône, dont le siège relève du ressort du Tribunal administratif de Marseille. En application des articles L. 572-1, L. 572-4, R. 922-1 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA83-2202459(TA83-2202459)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 4 700 euros émis par la direction régionale des finances publiques pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un graphiste en février 2021. Le requérant contestait le bien-fondé de ce trop-perçu. Le tribunal a jugé que l'administration avait fait une inexacte application des dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, car l'entreprise remplissait la condition de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%. En conséquence, le tribunal a déchargé M. B de l'obligation de payer la somme réclamée et a condamné l'État à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2202205(TA83-2202205)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Seynefruits, qui contestait la décision du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur du 23 mai 2022. Cette décision confirmait l'injonction de la CARSAT Sud-Est lui prescrivant des mesures de prévention des risques professionnels. Le tribunal a jugé que la décision de la DREETS s'était substituée à l'injonction initiale de la CARSAT, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 422-4 et R. 422-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2200687(TA83-2200687)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de l'ASL de Port-Grimaud II et autres visant l'annulation de la délibération du 17 janvier 2022 par laquelle le conseil municipal de Grimaud a approuvé le contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. Le tribunal a jugé que cette délibération, de nature générale et impersonnelle, ne constitue pas un acte détachable d'un contrat et est donc susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Cependant, il a estimé que les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir, car la délibération n'a ni pour objet ni pour effet de résilier leurs contrats d'amodiation ou d'imposer la signature de nouveaux contrats. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA83-2200688(TA83-2200688)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société de Navigation de Port-Grimaud (SNPG) visant à l'annulation de la délibération du 17 janvier 2022 par laquelle le conseil municipal de Grimaud a approuvé le contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de la société requérante, estimant que cette délibération, générale et impersonnelle, n'affectait pas directement ses activités ni ne lui causait un préjudice personnel. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été jugées irrecevables. La SNPG a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2200689(TA83-2200689)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de l’ASL de Port-Grimaud II, de la SCI de la Giscle et de Mme B, qui demandaient l’annulation de la délibération du 17 janvier 2022 par laquelle le conseil municipal de Grimaud a approuvé le contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir, car la délibération contestée ne concernait pas directement leurs contrats d’amodiation, et que leur qualité d’usagers ne leur conférait pas un intérêt suffisant. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2200690(TA83-2200690)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société de Navigation de Port-Grimaud (SNPG) qui demandait l’annulation de la délibération du 17 janvier 2022 par laquelle le conseil municipal de Grimaud a approuvé le contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir de la société requérante, estimant que la délibération n’affectait pas ses activités statutaires. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été jugées irrecevables. La SNPG a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Grimaud au titre des frais de justice.
N° TA83-2201891(TA83-2201891)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) rejette la requête de la SARL Winnie et Co contre le refus du maire de Bormes-Les-Mimosas de lui délivrer une autorisation de vente ambulante sur les plages, au motif que sa candidature n’avait pas été retenue par tirage au sort. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut de motivation, la décision visant l’arrêté communal applicable et précisant le motif du tirage au sort. Il juge également que le recours au tirage au sort pour départager les candidats, dans le cadre des pouvoirs de police du maire et de gestion du domaine public, n’est pas irrégulier et ne porte pas atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie, dès lors qu’il est justifié par des motifs d’ordre public et d’intérêt général. Les textes appliqués sont les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2203390(TA83-2203390)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule le refus du CNAPS de délivrer à M. A, ressortissant malien, une autorisation préalable d'accès à la formation professionnelle "maintien et actualisation des compétences de l'agent de prévention et de sécurité". Le tribunal constate que le CNAPS, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Il juge que M. A justifiait être titulaire d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, et que le refus méconnaît ces dispositions. En conséquence, le tribunal enjoint au directeur du CNAPS de délivrer l'autorisation sollicitée.
N° TA83-2500484(TA83-2500484)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) présentée par M. B pour le compte de Mme A, visant à ordonner au préfet du Var son relogement d'urgence suite à une décision favorable de la commission de médiation DALO. Le juge a estimé que le recours était irrecevable car le régime spécifique du droit au logement opposable (DALO), prévu aux articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, constitue une voie de droit exclusive qui ne peut être contournée par un référé "mesures utiles". En outre, M. B, n'étant ni avocat ni tuteur judiciaire, n'avait pas qualité pour agir au nom de Mme A via l'application Télérecours.
N° TA83-2202665(TA83-2202665)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B C contestant quatorze titres de perception émis par la commune du Castellet ou sa régie autonome pour des redevances d'occupation du domaine privé et des charges connexes, ainsi que deux saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions relatives aux titres de perception, car ils concernent l'occupation du domaine privé communal, relevant du droit privé. En application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, les contestations des saisies administratives à tiers détenteur relèvent également de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C comme portées devant une juridiction incompétente.