12 562 décisions disponibles — page 193/629
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) rejette la requête de la SARL Winnie et Co contre le refus du maire de Bormes-Les-Mimosas de lui délivrer une autorisation de vente ambulante sur les plages, au motif que sa candidature n’avait pas été retenue par tirage au sort. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut de motivation, la décision visant l’arrêté communal applicable et précisant le motif du tirage au sort. Il juge également que le recours au tirage au sort pour départager les candidats, dans le cadre des pouvoirs de police du maire et de gestion du domaine public, n’est pas irrégulier et ne porte pas atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie, dès lors qu’il est justifié par des motifs d’ordre public et d’intérêt général. Les textes appliqués sont les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 7 229 euros émis par l'administration pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un entrepreneur individuel (graphiste) au titre de décembre 2020. Le requérant contestait ce remboursement en invoquant une inexacte application de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Le tribunal a jugé que l'entreprise remplissait la condition de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50% prévue par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, et que l'administration ne pouvait pas lui opposer un défaut d'éligibilité lié à la nature de son activité. En conséquence, le tribunal a déchargé M. B de l'obligation de payer et a condamné l'État à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 5 256 euros émis par l'État à l'encontre de M. B, un entrepreneur individuel graphiste, pour un trop-perçu d'aide du fonds de solidarité lié à la pandémie de Covid-19 (janvier 2021). Le tribunal a jugé que l'administration avait fait une inexacte application des dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Il a estimé que M. B remplissait les conditions d'éligibilité, notamment la perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 %, et a déchargé le requérant de l'obligation de payer la somme réclamée. L'État a également été condamné à verser 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 4 700 euros émis par la direction régionale des finances publiques pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un graphiste en février 2021. Le requérant contestait le bien-fondé de ce trop-perçu. Le tribunal a jugé que l'administration avait fait une inexacte application des dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, car l'entreprise remplissait la condition de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%. En conséquence, le tribunal a déchargé M. B de l'obligation de payer la somme réclamée et a condamné l'État à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon annule un titre de recettes de 4 704 euros émis par l'État pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un graphiste au titre de mai 2021. Le juge estime que l'administration a fait une inexacte application des textes (ordonnance n° 2020-317 et décret n° 2020-371), car l'entreprise remplissait la condition de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%. Le requérant est déchargé de l'obligation de payer et l'État est condamné à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) concerne le recours pour excès de pouvoir formé par Mme B A contre le refus du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur de lui délivrer le titre professionnel de conseiller en insertion professionnelle. La requérante invoque l'irrégularité de sa convocation à la session d'examen, des anomalies lors de l'épreuve et une erreur d'appréciation. Le tribunal examine les moyens en application du code de l'éducation (articles R. 338-5 et R. 338-8) et de l'arrêté du 21 juillet 2016 portant règlement général des sessions d'examen, qui impose une convocation au moins un mois avant la session. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal statue sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, qui demandait la condamnation du département du Var pour défaut d'entretien normal de la route départementale D0071, suite à une chute à moto causée par des gravillons non signalés. Le tribunal a reconnu la responsabilité du département, estimant que la présence de gravillons sans signalisation constituait un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, engageant sa responsabilité sur le fondement de ce principe. La solution retenue est que le département du Var est responsable des préjudices subis par M. B, sans que le fait d'un tiers puisse être invoqué pour s'exonérer. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le code de la route, sans mention spécifique d'autres codes dans le raisonnement sur la responsabilité.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B C contestant quatorze titres de perception émis par la commune du Castellet ou sa régie autonome pour des redevances d'occupation du domaine privé et des charges connexes, ainsi que deux saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions relatives aux titres de perception, car ils concernent l'occupation du domaine privé communal, relevant du droit privé. En application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, les contestations des saisies administratives à tiers détenteur relèvent également de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C comme portées devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SARL Sanary Pizza, exploitant un restaurant, pour contester le remboursement d’un indu d’aides du fonds de solidarité Covid-19 perçues entre novembre 2020 et avril 2021. La société soutenait que son chiffre d’affaires de vente à emporter ne devait pas être inclus dans le calcul des aides, car elle était soumise à une interdiction d’accueil du public. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que l’activité de vente à emporter, bien que résiduelle, constituait une activité autonome et devait être prise en compte pour déterminer l’éligibilité aux aides, conformément aux décrets n° 2020-371 et n° 2020-1310.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le montant de l'aide de 5 000 euros qui lui avait été attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) au titre du dispositif d'aide destiné aux enfants de harkis. La requérante invoquait une erreur d'appréciation de sa situation personnelle, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas de précisions suffisantes sur l'état de son logement pour établir l'insuffisance de l'aide. La juridiction a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant que la requête, bien que succincte, contenait un moyen. La décision a été rendue sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Seynefruits, qui contestait la décision du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur du 23 mai 2022. Cette décision confirmait l'injonction de la CARSAT Sud-Est lui prescrivant des mesures de prévention des risques professionnels. Le tribunal a jugé que la décision de la DREETS s'était substituée à l'injonction initiale de la CARSAT, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 422-4 et R. 422-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Toulon annule le refus du CNAPS de délivrer à M. A, ressortissant malien, une autorisation préalable d'accès à la formation professionnelle "maintien et actualisation des compétences de l'agent de prévention et de sécurité". Le tribunal constate que le CNAPS, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Il juge que M. A justifiait être titulaire d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, et que le refus méconnaît ces dispositions. En conséquence, le tribunal enjoint au directeur du CNAPS de délivrer l'autorisation sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SARL Sanary Pizza d’un recours en excès de pouvoir contre six titres de perception émis par la direction régionale des finances publiques PACA, réclamant le remboursement d’un indu de 34 368 euros d’aides du fonds de solidarité Covid-19 perçues de novembre 2020 à avril 2021. La société soutenait que son chiffre d’affaires de vente à emporter ne devait pas être inclus dans le calcul de la perte de chiffre d’affaires, car cette activité était autorisée par dérogation pour les restaurants fermés au public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les textes applicables (décrets n° 2020-371 et n° 2020-1310) excluaient du calcul de la perte le chiffre d’affaires des activités de vente à distance ou à emporter, mais que la société n’avait pas démontré que son activité de vente à emporter était résiduelle ou distincte de son activité principale de restauration rapide. En conséquence, les titres de perception ont été validés et la demande de décharge rejetée.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par la société Sogeco d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet du Var de lui accorder une autorisation d’activité partielle pour neuf salariés. En cours d’instance, le préfet a retiré sa décision initiale suite au recours gracieux de la société, ce retrait étant devenu définitif. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, et les frais d’instance n’ont pas été mis à la charge de l’État.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société de Navigation de Port-Grimaud (SNPG) visant à l'annulation de la délibération du 17 janvier 2022 par laquelle le conseil municipal de Grimaud a approuvé le contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de la société requérante, estimant que cette délibération, générale et impersonnelle, n'affectait pas directement ses activités ni ne lui causait un préjudice personnel. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été jugées irrecevables. La SNPG a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de l’ASL de Port-Grimaud II, de la SCI de la Giscle et de Mme B, qui demandaient l’annulation de la délibération du 17 janvier 2022 par laquelle le conseil municipal de Grimaud a approuvé le contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir, car la délibération contestée ne concernait pas directement leurs contrats d’amodiation, et que leur qualité d’usagers ne leur conférait pas un intérêt suffisant. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société de Navigation de Port-Grimaud (SNPG) qui demandait l’annulation de la délibération du 17 janvier 2022 par laquelle le conseil municipal de Grimaud a approuvé le contrat type de mise à disposition de postes à quai du port de plaisance. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir de la société requérante, estimant que la délibération n’affectait pas ses activités statutaires. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été jugées irrecevables. La SNPG a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Grimaud au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour inaptitude médicale par la société Suez Eau France, ainsi que la décision ministérielle de rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de preuve de compétence de l'autrice de la décision, le défaut de convocation des instances représentatives du personnel, et la méconnaissance par l'employeur de son obligation de sécurité et de reclassement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code du travail relatives à la procédure de licenciement des salariés protégés et à l'obligation de reclassement.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 4 559 euros émis par l'administration pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un entrepreneur individuel (graphiste) au titre de mars 2021. Le requérant contestait le bien-fondé de ce trop-perçu. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait pas refuser l'aide en se fondant sur l'article 1 de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020, dès lors que le requérant remplissait les conditions de perte de chiffre d'affaires fixées par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de l'obligation de payer et condamné l'Etat à verser 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 20 septembre 2022 par laquelle l'Autorité nationale des jeux (ANJ) avait prononcé une interdiction volontaire de jeux à l'encontre de Mme B. La requérante contestait la procédure, estimant ne pas avoir été contactée par téléphone pour confirmer sa demande et avoir été mal informée des conséquences. Le tribunal a jugé que, dans les circonstances particulières de l'espèce, Mme B n'avait pas valablement consenti à cette interdiction, en raison du non-respect par l'ANJ des modalités procédurales annoncées sur son site. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 320-9-1 et R. 321-28 du code de la sécurité intérieure, et il a été enjoint à l'ANJ de retirer Mme B de la liste des interdits de jeux.