Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202247(TA83-2202247)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de Carqueiranne du 3 mars 2022 retirant une décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques, ainsi que le rejet du recours gracieux. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le risque d'incendie, tiré de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, était infondé. Il a estimé que la seule situation de la parcelle en zone de risque feu de forêt ne suffisait pas à caractériser un danger pour la sécurité publique, et que la commune n'avait pas démontré que l'installation elle-même aggravait ce risque. La décision a donc été annulée pour erreur d'appréciation.
N° TA83-2202137(TA83-2202137)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Forio contestant la mise en demeure du maire de Roquebrune-sur-Argens de supprimer des constructions non autorisées sur la parcelle AM 32. La société invoquait l'incompétence du maire, arguant d'un transfert de compétence à la communauté d'agglomération, mais le tribunal a écarté ce moyen faute de preuve. Il a également jugé que l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme permet au maire d'ordonner la démolition dans le cadre d'une mise en demeure de mise en conformité. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, fondées sur les articles L. 481-1 et L. 422-1 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2201495(TA83-2201495)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 8 décembre 2021 par lequel le maire de Carqueiranne avait retiré sa décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour l'installation de panneaux photovoltaïques, et s'y était opposé. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le risque d'incendie, tiré de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, était infondé. Il a estimé que la seule situation de l'habitation en zone de risque feu de forêt, sans précision sur le niveau d'aléa, ne suffisait pas à caractériser un risque pour la sécurité publique, d'autant que la parcelle était en aléa faible. Les risques évoqués par la commune, liés à des défauts de fabrication ou de pose, ont été jugés étrangers aux normes d'urbanisme et non établis par la commune.
N° TA83-2302811(TA83-2302811)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de plusieurs sociétés de lavage de véhicules contestant l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2023 plaçant la zone Huveaune amont en crise sécheresse et interdisant le lavage en stations professionnelles. Le tribunal a jugé que les mesures de restriction, fondées sur les articles L. 211-1, L. 211-3 et R. 211-66 du code de l'environnement, étaient proportionnées à l'objectif de préservation de la ressource en eau face à une sécheresse grave. Il a écarté les moyens tirés du défaut de participation du public, de l'erreur d'appréciation et de l'atteinte disproportionnée aux libertés d'entreprendre et du commerce et de l'industrie. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA83-2201038(TA83-2201038)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, tirés de la méconnaissance de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient inopérants car la décision attaquée ne concernait pas un éloignement vers son pays d'origine. Bien que le préfet, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a estimé que cela ne suffisait pas à établir l'illégalité de l'arrêté. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2200912(TA83-2200912)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 4 février 2022 refusant le regroupement familial de M. C, ressortissant tunisien, en faveur de son épouse. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant les ressources de M. C insuffisantes, celles-ci étant stables et supérieures au seuil requis sur les douze mois précédant la demande. Le tribunal a également considéré que le motif tiré de la non-conformité du logement était infondé, l'absence de détecteur de fumée n'étant pas exigée par les textes applicables (articles L. 434-7, R. 434-5 du CESEDA et décret du 30 janvier 2002). En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.
N° TA83-2300583(TA83-2300583)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 1803970 du 24 janvier 2022, a examiné si le préfet du Var avait satisfait aux injonctions de dresser des procès-verbaux d’infraction et de mettre en demeure les contrevenants. Le préfet a produit un procès-verbal de constat du 6 janvier 2022, transmis au procureur de la République le 3 février 2022, ce qui a été jugé suffisant pour exécuter l’article 2 du jugement. En revanche, l’article 3, qui imposait une mise en demeure dans un délai de deux mois, n’a pas été exécuté, car le préfet n’a pas démontré avoir pris cette mesure. Le tribunal a donc enjoint au préfet de procéder à cette mise en demeure dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, et des articles L. 171-7 et L. 214-3 du code de l’environnement.
N° TA83-2203284(TA83-2203284)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SCI Le Mas Saint-Pierre contestant le refus du maire de Fayence de lui délivrer un permis de construire pour des travaux en zone N du PLU. Le tribunal a jugé que les pergolas, en tant que tonnelles ouvertes et sans couverture accolées aux bâtiments principaux, ne constituent pas des "annexes" au sens du lexique du PLU. Par conséquent, le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article N2 du PLU, qui impose un éloignement des annexes, n'est pas fondé. La décision annule l'arrêté du 18 juillet 2022 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, et enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.
N° TA83-2500131(TA83-2500131)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Solliès-Toucas visant à enjoindre au Fonds de dotation Univers C de libérer l'Hôtel de Ville et la Casa Nieves des œuvres de l'artiste C qui y sont entreposées. Le juge a estimé que la requête portait sur des biens relevant du domaine privé communal et soulevait une question relative à l'interprétation d'une donation, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, la mesure sollicitée a été jugée manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence administrative, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2203168(TA83-2203168)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C qui demandait l’annulation de l’arrêté du 20 octobre 2022 par lequel le maire de La Seyne-sur-Mer avait retiré son permis de construire tacite et refusé un nouveau permis pour une maison individuelle. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance des règles d’urbanisme (assainissement, défense incendie, accès, stationnement, largeur de voie), n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes de frais de justice des parties. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA83-2302809(TA83-2302809)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de plusieurs sociétés de lavage de véhicules contestant l'arrêté préfectoral du 17 août 2023 plaçant la zone Gapeau en crise sécheresse et interdisant le lavage des véhicules en stations professionnelles. Le tribunal a jugé que les mesures de restriction, fondées sur les articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l'environnement, étaient proportionnées à l'objectif de préservation de la ressource en eau face à une situation de sécheresse exceptionnelle. Il a écarté les moyens tirés du défaut de consultation du public, de l'erreur d'appréciation et de l'atteinte disproportionnée aux libertés économiques. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral et des textes-cadres nationaux (guide sécheresse et arrêté interpréfectoral) invoqués par voie d'exception.
N° TA83-2201302(TA83-2201302)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, attaché territorial, qui contestait l'arrêté du maire de Bagnols-en-Forêt fixant son complément indemnitaire annuel (CIA) à 1 080 euros pour 2021. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'illégalité de la délibération fondatrice, le défaut de procédure contradictoire, l'absence de communication des critères d'évaluation, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, sans qu'aucun des moyens ne soit jugé fondé. Cette décision s'appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que sur les décrets n° 91-875 du 6 septembre 1991 et n° 2014-513 du 20 mai 2014.
N° TA83-2202840(TA83-2202840)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de Mons du 22 août 2022 refusant un permis de construire à Mme A pour la modification de terrasses et la clôture d'une terrasse couverte. Le tribunal a retenu que le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune était entaché d'illégalité, les documents graphiques ne permettant pas d'identifier clairement le classement des parcelles de la requérante en zone agricole A, ce qui rendait impossible la détermination des règles d'urbanisme applicables. En conséquence, l'arrêté de refus, fondé sur ce PLU illégal, a été jugé illégal. Le tribunal a enjoint à la commune de réinstruire la demande de permis de construire dans un délai de deux mois et a condamné la commune à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA83-2400445(TA83-2400445)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement de la SNC Marignan Provence, qui contestait un refus de permis de construire pour 48 logements à La Seyne-sur-Mer. La société requérante s'est désistée après avoir trouvé un accord avec la commune et déposé un nouveau projet approuvé. La commune ayant accepté ce désistement, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. Aucune somme n'a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.
N° TA83-2203173(TA83-2203173)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de la SCI Sanssoucis, qui contestait le rehaussement de son bénéfice imposable au titre de l'année 2015, au motif que cette société de personnes n'est pas débitrice de l'impôt sur les sociétés et n'a donc pas qualité pour agir en son nom propre. La demande de Mme B, associée, a également été rejetée, faute de moyen soulevé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 8 du code général des impôts et les règles de recevabilité du code de justice administrative.
N° TA83-2302950(TA83-2302950)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 17 avril 2023 par lequel le maire de Toulon a abrogé son opposition à une déclaration préalable et autorisé des travaux sur un restaurant. Le préfet soutenait que les travaux relevaient d’un permis de construire, méconnaissaient les règles du plan local d’urbanisme (PLU) et les dispositions du code de l’urbanisme relatives à la continuité de l’urbanisation et aux espaces remarquables. Le tribunal a rejeté le déféré préfectoral, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a condamné l’État à verser 1 500 euros à la SARL Le Renouveau de Magaud au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 421-9, R. 111-2, L. 121-8, L. 121-16, L. 121-17 et L. 121-23 du code de l’urbanisme, ainsi que sur le règlement du PLU.
N° TA83-2202814(TA83-2202814)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI So-Kin contestant l'arrêté du maire de Toulon du 25 avril 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour la pose de panneaux photovoltaïques. Le tribunal a jugé que le défaut de notification de l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France (ABF) n'entachait pas la légalité de la décision, cette transmission n'étant qu'une simple information. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité du périmètre des abords des monuments historiques et de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que le projet était situé dans ce périmètre et que l'avis de l'ABF était fondé sur les articles L. 621-30 du code du patrimoine et R. 423-57 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2302810(TA83-2302810)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de plusieurs sociétés de lavage de véhicules demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 août 2023 plaçant la zone Argens en crise sécheresse et interdisant le lavage des véhicules en stations professionnelles. Le tribunal a jugé que les mesures de restriction étaient proportionnées à l'objectif de préservation de la ressource en eau, conformément aux articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l'environnement. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de consultation du public et de l'atteinte disproportionnée aux libertés économiques, considérant que l'arrêté était légalement fondé sur la situation de sécheresse et les dispositions réglementaires applicables.
N° TA83-2202783(TA83-2202783)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, gérant et unique associé de la SARL La Marine, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 à 2018, issues de revenus distribués. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de l'existence et du montant des distributions, en application des articles 109 et 110 du code général des impôts, et que la méthode de reconstitution des recettes n'était pas sérieusement contestée. La majoration de 40 % pour manquement délibéré a été confirmée, faute pour le requérant de démontrer sa bonne foi.
N° TA83-2400067(TA83-2400067)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Flassans-sur-Issole à la SAS les Grands Chais de France pour l’extension d’un hangar agricole et la création d’une aire de lavage. Le préfet soutenait notamment que la société ne justifiait pas d’une activité agricole et que le projet méconnaissait les règles de sécurité incendie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la construction existante avait été légalement autorisée par un permis de construire de 2009, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code des relations entre le public et l’administration.