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Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SAS SOCODAG II, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2019 à 2021. La société soutenait que son hypermarché et sa station-service, situés à Cogolin, constituaient des établissements distincts et que la station-service ne disposait pas de surface de vente close et couverte. Le tribunal a jugé que ces deux unités formaient un ensemble géographiquement cohérent et une même unité locale au sens de l’article 310 HA de l’annexe II du code général des impôts. En conséquence, la taxe a été correctement calculée sur la base de la surface cumulée, incluant la station-service, conformément à la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 8 décembre 2021 par lequel le maire de Carqueiranne avait retiré sa décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour l'installation de panneaux photovoltaïques, et s'y était opposé. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le risque d'incendie, tiré de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, était infondé. Il a estimé que la seule situation de l'habitation en zone de risque feu de forêt, sans précision sur le niveau d'aléa, ne suffisait pas à caractériser un risque pour la sécurité publique, d'autant que la parcelle était en aléa faible. Les risques évoqués par la commune, liés à des défauts de fabrication ou de pose, ont été jugés étrangers aux normes d'urbanisme et non établis par la commune.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 4 février 2022 refusant le regroupement familial de M. C, ressortissant tunisien, en faveur de son épouse. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant les ressources de M. C insuffisantes, celles-ci étant stables et supérieures au seuil requis sur les douze mois précédant la demande. Le tribunal a également considéré que le motif tiré de la non-conformité du logement était infondé, l'absence de détecteur de fumée n'étant pas exigée par les textes applicables (articles L. 434-7, R. 434-5 du CESEDA et décret du 30 janvier 2002). En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Solliès-Toucas visant à enjoindre au Fonds de dotation Univers C de libérer l'Hôtel de Ville et la Casa Nieves des œuvres de l'artiste C qui y sont entreposées. Le juge a estimé que la requête portait sur des biens relevant du domaine privé communal et soulevait une question relative à l'interprétation d'une donation, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, la mesure sollicitée a été jugée manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence administrative, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, tirés de la méconnaissance de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient inopérants car la décision attaquée ne concernait pas un éloignement vers son pays d'origine. Bien que le préfet, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a estimé que cela ne suffisait pas à établir l'illégalité de l'arrêté. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le juge a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Il a estimé que M. E ne démontrait pas une présence continue en France depuis 2019, sa résidence habituelle ne pouvant être établie qu'à partir de juillet 2021 au plus tôt, et que sa vie commune avec sa compagne et son projet de mariage ne suffisaient pas à caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'absence de mention dans l'arrêté d'un entretien avec sa compagne n'affectait pas sa légalité, dès lors que cet élément figurait dans l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de surveillance, en application des articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Var du 3 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation en raison de son insertion professionnelle (contrat de travail à durée indéterminée). Le tribunal a jugé que cette circonstance était insuffisante, compte tenu de son entrée irrégulière en 2022, de sa situation de célibataire sans enfant et de l'absence de liens personnels intenses en France. La décision a été fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. C et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var leur refusant un titre de séjour pour raisons de santé, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que la procédure de consultation du collège de médecins de l’OFII était régulière et que l’avis médical était suffisamment motivé, permettant au préfet de considérer que le fils des requérants pouvait bénéficier d’un traitement approprié en Géorgie. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’intérêt supérieur de l’enfant, et que l’interdiction de retour était légalement motivée. Les requêtes ont donc été rejetées, ainsi que les demandes d’aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de plusieurs sociétés de lavage de véhicules contestant l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2023 plaçant la zone Huveaune amont en crise sécheresse et interdisant le lavage en stations professionnelles. Le tribunal a jugé que les mesures de restriction, fondées sur les articles L. 211-1, L. 211-3 et R. 211-66 du code de l'environnement, étaient proportionnées à l'objectif de préservation de la ressource en eau face à une sécheresse grave. Il a écarté les moyens tirés du défaut de participation du public, de l'erreur d'appréciation et de l'atteinte disproportionnée aux libertés d'entreprendre et du commerce et de l'industrie. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 1803970 du 24 janvier 2022, a examiné si le préfet du Var avait satisfait aux injonctions de dresser des procès-verbaux d’infraction et de mettre en demeure les contrevenants. Le préfet a produit un procès-verbal de constat du 6 janvier 2022, transmis au procureur de la République le 3 février 2022, ce qui a été jugé suffisant pour exécuter l’article 2 du jugement. En revanche, l’article 3, qui imposait une mise en demeure dans un délai de deux mois, n’a pas été exécuté, car le préfet n’a pas démontré avoir pris cette mesure. Le tribunal a donc enjoint au préfet de procéder à cette mise en demeure dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, et des articles L. 171-7 et L. 214-3 du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SCI Le Mas Saint-Pierre contestant le refus du maire de Fayence de lui délivrer un permis de construire pour des travaux en zone N du PLU. Le tribunal a jugé que les pergolas, en tant que tonnelles ouvertes et sans couverture accolées aux bâtiments principaux, ne constituent pas des "annexes" au sens du lexique du PLU. Par conséquent, le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article N2 du PLU, qui impose un éloignement des annexes, n'est pas fondé. La décision annule l'arrêté du 18 juillet 2022 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, et enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C qui demandait l’annulation de l’arrêté du 20 octobre 2022 par lequel le maire de La Seyne-sur-Mer avait retiré son permis de construire tacite et refusé un nouveau permis pour une maison individuelle. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance des règles d’urbanisme (assainissement, défense incendie, accès, stationnement, largeur de voie), n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes de frais de justice des parties. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable déposée par Mme E pour diviser une parcelle à Saint-Paul-en-Forêt. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, M. D n'ayant pas justifié d'un intérêt pour agir dans les délais requis. Sur le fond, il a également écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de la fraude, en rappelant que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation de qualité du déclarant, sauf en cas de fraude avérée, ce qui n'était pas établi. Les conclusions reconventionnelles de Mme E fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme ont été rejetées, et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la société canadienne Manaser Establishment Limited, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de contribution annuelle sur les revenus locatifs pour les exercices 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que la société, assimilable à une SARL de droit français, était passible de l'impôt sur les sociétés en raison de sa forme juridique, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le caractère lucratif de son activité. Il a également estimé que l'administration avait établi l'existence d'un acte anormal de gestion en mettant gratuitement une villa à disposition d'associés ou de tiers. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 205, 206 et 234 nonies du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 septembre 2022 par lequel le maire de Carqueiranne lui a refusé un permis de construire une villa avec piscine. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur l'avis conforme défavorable du préfet du Var, rendu en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, en raison de la caducité du plan d'occupation des sols. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de cet avis, invoqué par voie d'exception, sans le développer dans le résumé. La solution retenue est le rejet de la requête, avec application des articles L. 111-3 et L. 422-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la SARL La Tulipe Noire contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2016-2017, ainsi qu'une amende fiscale. La société, qui exploite un restaurant, contestait la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires et la régularité d'une demande de renseignements à des tiers. Le tribunal a jugé que la méthode de reconstitution n'était pas radicalement viciée et que la demande de renseignements était régulière, les moyens soulevés n'étant pas fondés. Les décisions s'appuient sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de Carqueiranne du 3 mars 2022 retirant une décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques, ainsi que le rejet du recours gracieux. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le risque d'incendie, tiré de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, était infondé. Il a estimé que la seule situation de la parcelle en zone de risque feu de forêt ne suffisait pas à caractériser un danger pour la sécurité publique, et que la commune n'avait pas démontré que l'installation elle-même aggravait ce risque. La décision a donc été annulée pour erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 7 février 2022 par lequel le préfet du Var avait refusé de renouveler la carte de résident de M. A, ressortissant marocain, et lui avait délivré une carte de séjour temporaire. Le tribunal a requalifié la décision en refus de renouvellement et non en retrait, estimant que les dispositions de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent le retrait d'une carte de résident en cas de condamnation pour outrage, ne sont pas applicables à un refus de renouvellement. En conséquence, l'arrêté a été jugé illégal pour erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait l'arrêté de titularisation du 8 mars 2022, estimant ne pas avoir été informée de son droit d'opter pour une reprise d'ancienneté basée sur ses 18 années dans le secteur privé. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'obligeait l'administration à informer l'agent de ce droit. La requérante ayant exercé son option après le délai légal d'un an suivant sa nomination, le moyen a été écarté. La décision s'appuie notamment sur les articles 4, 5, 6 et 8 du décret n° 2016-596 du 12 mai 2016.