Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA83-2404068(TA83-2404068)

Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2200679 du 23 juin 2022, a constaté que le préfet du Var avait exécuté ledit jugement en versant la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles. La requérante, Mme B épouse A, demandait la mise en œuvre des mesures prescrites par ce jugement, qui annulait un arrêté préfectoral et enjoignait la délivrance d’une carte de séjour. Le tribunal a jugé que les conclusions étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA83-2402999(TA83-2402999)

Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi en exécution d’un précédent jugement du 14 décembre 2023, a enjoint au préfet de la zone de défense et de sécurité Sud de convoquer M. A devant le comité médical supérieur pour réexaminer sa demande de congé de longue maladie avant sa mise à la retraite. Le tribunal a écarté l’argument du préfet selon lequel la décision de mise en disponibilité de 2019 était définitive et que le départ à la retraite de l’intéressé rendait l’exécution impossible, jugeant que ces circonstances ne faisaient pas obstacle à une reconstitution de carrière. Il a assorti cette injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de deux mois, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA83-2402963(TA83-2402963)

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) concerne une demande d'exécution d'un précédent jugement du 14 décembre 2023, par lequel le tribunal avait enjoint au ministre de la justice de modifier le calcul de l'avantage en nature de Mme B. Le tribunal constate que l'administration a partiellement exécuté le jugement en versant 347,07 euros, mais que ce calcul était erroné car fondé sur un échelon et un indice incorrects. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, il complète l'injonction en ordonnant au ministre de verser un solde de 1 029,51 euros, sous astreinte de 50 euros par jour passé un délai de deux mois. Il accorde également les intérêts au taux légal sur cette somme à compter de la présente décision, conformément aux articles 1231-7 du code civil et L. 313-3 du code monétaire et financier.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2202903(TA83-2202903)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 20 septembre 2022 par laquelle l'Autorité nationale des jeux (ANJ) avait prononcé une interdiction volontaire de jeux à l'encontre de Mme B. La requérante contestait la procédure, estimant ne pas avoir été contactée par téléphone pour confirmer sa demande et avoir été mal informée des conséquences. Le tribunal a jugé que, dans les circonstances particulières de l'espèce, Mme B n'avait pas valablement consenti à cette interdiction, en raison du non-respect par l'ANJ des modalités procédurales annoncées sur son site. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 320-9-1 et R. 321-28 du code de la sécurité intérieure, et il a été enjoint à l'ANJ de retirer Mme B de la liste des interdits de jeux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202746(TA83-2202746)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant un titre exécutoire émis en 2017 par le GCS de l'IFPVPS pour des frais de préparation au concours infirmier, ainsi que les avis de saisie administrative à tiers détenteur subséquents. La requérante invoquait l'absence de notification du titre et son irrégularité formelle (défaut de signature et tampon). Le tribunal a jugé que le titre exécutoire n'avait pas à être signé manuscritement et que le bordereau correspondant avait été régulièrement signé par une personne habilitée. Il a également estimé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite, les avis de saisie ayant interrompu le délai de prescription de quatre ans prévu à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2202460(TA83-2202460)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 4 559 euros émis par l'administration pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un entrepreneur individuel (graphiste) au titre de mars 2021. Le requérant contestait le bien-fondé de ce trop-perçu. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait pas refuser l'aide en se fondant sur l'article 1 de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020, dès lors que le requérant remplissait les conditions de perte de chiffre d'affaires fixées par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de l'obligation de payer et condamné l'Etat à verser 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2202455(TA83-2202455)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 3 746 euros émis par l’État pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à M. B, un entrepreneur individuel. Le requérant contestait le bien-fondé de ce remboursement, arguant que l’administration avait mal appliqué l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Le tribunal a jugé que M. B remplissait les conditions d’éligibilité posées par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, notamment une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50 %, et a donc accueilli sa demande. En conséquence, l’obligation de payer a été supprimée et l’État condamné à verser 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2202454(TA83-2202454)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un titre de recettes de 1 500 euros émis par l'administration pour récupérer une aide du fonds de solidarité Covid-19 versée à un entrepreneur individuel (graphiste) au titre de septembre 2020. Le tribunal a jugé que l'administration avait fait une inexacte application des dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Il a estimé que l'entreprise, ayant subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50%, remplissait les conditions d'éligibilité, contrairement à ce que soutenait l'administration. En conséquence, le requérant a été déchargé de l'obligation de payer la somme réclamée, et l'État a été condamné à lui verser 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2200732(TA83-2200732)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Grimaud du 17 janvier 2022 approuvant un contrat type de mise à disposition de postes à quai dans le port de plaisance. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que cette délibération, qui approuve un modèle contractuel et non un contrat spécifique avec un cocontractant identifié, n’est pas un acte détachable d’un contrat et est donc susceptible d’un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est fondée sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la recevabilité des recours contre les actes préparatoires à des contrats.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2200791(TA83-2200791)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Eiffage construction Sud Est. Celle-ci contestait l'ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Nice du 22 février 2022, qui avait mis à sa charge une partie des frais d'expertise judiciaire (49 832 euros TTC). Le tribunal a jugé que la contestation de la répartition des frais d'expertise ne relevait pas du recours en excès de pouvoir, mais d'un recours de pleine contentieux, et que la requérante n'avait pas soulevé de moyen opérant dans ce cadre. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles R. 761-1 et suivants du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2203020(TA83-2203020)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 septembre 2022 par lequel le maire de Carqueiranne lui a refusé un permis de construire une villa avec piscine. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur l'avis conforme défavorable du préfet du Var, rendu en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, en raison de la caducité du plan d'occupation des sols. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de cet avis, invoqué par voie d'exception, sans le développer dans le résumé. La solution retenue est le rejet de la requête, avec application des articles L. 111-3 et L. 422-5 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2203119(TA83-2203119)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable déposée par Mme E pour diviser une parcelle à Saint-Paul-en-Forêt. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, M. D n'ayant pas justifié d'un intérêt pour agir dans les délais requis. Sur le fond, il a également écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de la fraude, en rappelant que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation de qualité du déclarant, sauf en cas de fraude avérée, ce qui n'était pas établi. Les conclusions reconventionnelles de Mme E fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme ont été rejetées, et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2203098(TA83-2203098)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la société canadienne Manaser Establishment Limited, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de contribution annuelle sur les revenus locatifs pour les exercices 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que la société, assimilable à une SARL de droit français, était passible de l'impôt sur les sociétés en raison de sa forme juridique, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le caractère lucratif de son activité. Il a également estimé que l'administration avait établi l'existence d'un acte anormal de gestion en mettant gratuitement une villa à disposition d'associés ou de tiers. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 205, 206 et 234 nonies du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500368(TA83-2500368)

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le juge a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). Il a estimé que M. E ne démontrait pas une présence continue en France depuis 2019, sa résidence habituelle ne pouvant être établie qu'à partir de juillet 2021 au plus tôt, et que sa vie commune avec sa compagne et son projet de mariage ne suffisaient pas à caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500282(TA83-2500282)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'absence de mention dans l'arrêté d'un entretien avec sa compagne n'affectait pas sa légalité, dès lors que cet élément figurait dans l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de surveillance, en application des articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202281(TA83-2202281)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Sanary-sur-Mer du 25 février 2022, qui ne s’opposait pas à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l’installation d’un relais de téléphonie mobile. Les requérants, voisins du projet, contestaient cette décision en invoquant notamment des risques d’incendie, une atteinte au paysage et une méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives aux voies de desserte, à l’implantation et à l’aspect des constructions. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet ne portait pas une atteinte excessive à la sécurité publique ou au caractère des lieux et qu’il respectait les dispositions applicables du code de l’urbanisme et du PLU. En conséquence, il a rejeté la requête et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202785(TA83-2202785)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la SARL La Tulipe Noire contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2016-2017, ainsi qu'une amende fiscale. La société, qui exploite un restaurant, contestait la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires et la régularité d'une demande de renseignements à des tiers. Le tribunal a jugé que la méthode de reconstitution n'était pas radicalement viciée et que la demande de renseignements était régulière, les moyens soulevés n'étant pas fondés. Les décisions s'appuient sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201962(TA83-2201962)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SAS SOCODAG II, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2019 à 2021. La société soutenait que son hypermarché et sa station-service, situés à Cogolin, constituaient des établissements distincts et que la station-service ne disposait pas de surface de vente close et couverte. Le tribunal a jugé que ces deux unités formaient un ensemble géographiquement cohérent et une même unité locale au sens de l’article 310 HA de l’annexe II du code général des impôts. En conséquence, la taxe a été correctement calculée sur la base de la surface cumulée, incluant la station-service, conformément à la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403317(TA83-2403317)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Var du 3 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation en raison de son insertion professionnelle (contrat de travail à durée indéterminée). Le tribunal a jugé que cette circonstance était insuffisante, compte tenu de son entrée irrégulière en 2022, de sa situation de célibataire sans enfant et de l'absence de liens personnels intenses en France. La décision a été fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2403311(TA83-2403311)

Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. C et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var leur refusant un titre de séjour pour raisons de santé, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que la procédure de consultation du collège de médecins de l’OFII était régulière et que l’avis médical était suffisamment motivé, permettant au préfet de considérer que le fils des requérants pouvait bénéficier d’un traitement approprié en Géorgie. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’intérêt supérieur de l’enfant, et que l’interdiction de retour était légalement motivée. Les requêtes ont donc été rejetées, ainsi que les demandes d’aide juridictionnelle provisoire.

Résumé IA