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Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet du Var le 23 décembre 2024 à l'encontre de M. A, ressortissant béninois. Le juge constate que l'intéressé a déjà introduit un recours en annulation contre cette OQTF, ce qui suspend automatiquement son exécution en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête en référé suspension, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est dépourvue d'urgence et d'utilité.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Avauto 83. Celle-ci demandait d'enjoindre à l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de rouvrir un dossier et de délivrer un certificat d'immatriculation. Le tribunal a considéré que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, car la compétence pour instruire et valider les demandes d'immatriculation relève du ministre de l'intérieur, et non de l'ANTS, en application des articles R. 322-1 et R. 322-5 du code de la route. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de M. A, qui sollicitait une nouvelle expertise médicale sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la mesure n’était pas utile, une expertise ayant déjà été réalisée en 2016 sur le même objet et une précédente demande de nouvelle expertise ayant été rejetée par le tribunal et confirmée par la cour administrative d’appel de Marseille. Aucun élément nouveau n’a été apporté pour justifier l’utilité de cette nouvelle mesure. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête du syndicat mixte de l'Argens, qui demandait une mesure d'expertise pour réaliser un état des lieux avant des travaux sur des propriétés privées. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'a pas été adressée par voie électronique via l'application Télérecours, comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative pour les personnes morales de droit public. Malgré une demande de régularisation notifiée le 24 décembre 2024, le syndicat n'a pas transmis sa requête par ce moyen dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Hyères. Par un acte enregistré le 26 novembre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 janvier 2025. Aucune autre question n’étant à juger, il a été mis fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C et Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par le maire de Lorgues à M. F. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête en cours d’instance. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, laissant à chacune la charge de ses frais. Aucun dépens n’ayant été exposé, les conclusions afférentes ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté une demande de rectification d'erreur matérielle présentée par la SCI les Pins du Couloubrier, visant un jugement du 18 octobre 2024. La demande, initialement adressée à la cour administrative d'appel de Marseille puis renvoyée au tribunal, faisait doublon avec une requête déjà tranchée par le président du tribunal le 18 décembre 2024. Le tribunal a appliqué l'article R. 741-11 du code de justice administrative, constatant l'absence de fondement de la nouvelle demande. La solution retenue est le rejet de la requête pour cause de doublon.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent car le requérant réside à Marseille. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen du fond de l’affaire.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Espace Victoria, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2018. La société soutenait pouvoir bénéficier du report d'imposition de plus-value prévu à l'article 93 quater du code général des impôts et avoir valablement opté pour l'impôt sur les sociétés avant de lever l'option d'achat de l'immeuble. Le tribunal a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la rectification opérée par l'administration fiscale. La décision s'appuie sur les dispositions des articles 239 sexies et 93 quater du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme C de conclusions en annulation de deux décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var du 5 janvier 2023, refusant son orientation vers un établissement ou service médico-social pour adultes (ESMS) et vers un établissement et service d'aide par le travail (ESAT). Le tribunal a relevé d'office que, en application du 2° de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à l'orientation vers un ESMS relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. En conséquence, il a rejeté les conclusions de la requête n° 2300485 en tant qu'elles concernent l'orientation en ESMS pour incompétence matérielle. S'agissant de l'orientation en ESAT, le tribunal a joint les deux requêtes et, après examen, a rejeté les conclusions de Mme C, estimant que les pièces médicales fournies ne démontraient pas que ses difficultés psychologiques étaient compatibles avec une orientation en ESAT ou en ESRP, et que la décision de la CDAPH n'était pas entachée d'erreur d'appréciation
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Red France, qui contestait des rectifications d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2015 à 2017. L'administration fiscale avait estimé que la société avait exercé une activité occulte de location meublée de deux villas à Saint-Tropez et avait mis l'une d'elles à disposition gratuite d'une autre société, constituant un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve de l'activité de location meublée, notamment par l'augmentation significative des consommations d'eau et d'électricité des villas par rapport à une année de référence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la SARL Red France, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et les pénalités pour manquement délibéré, sur le fondement des articles 38 et 209 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a statué sur la requête de M. et Mme A, qui contestaient le montant de la plus-value imposable résultant de la cession de leur bien immobilier en 2017. Les requérants ayant abandonné leur contestation sur la qualification de résidence principale, le litige portait uniquement sur le calcul de la plus-value. Le tribunal a rejeté leur demande de réduction du prix de cession au titre des frais de métrage et de diagnostic, faute de justificatifs suffisants. En revanche, il a constaté que l'administration fiscale avait déjà partiellement fait droit à leur réclamation en majorant le prix d'acquisition de certaines taxes et dépenses de construction, conformément aux articles 150 V et 150 VA du code général des impôts. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté la demande de la SELAS Patrick Georges et Associés, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'année 2018. La société invoquait un défaut de motivation de la réponse de l'administration à ses observations, mais le tribunal a jugé cette réponse suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, les moyens de la requérante, notamment la contestation du montant de la TVA collectée et la demande de compensation avec une TVA déductible non exercée, ont été écartés comme insuffisamment précis ou non fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la société, y compris sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société britannique Forsend Limited, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés en France pour les exercices 2016 et 2017. La société, propriétaire d’un immeuble en France mis à disposition gratuite de ses associés, a été assimilée à une SARL de droit français, la rendant passible de l’impôt sur les sociétés en application du 1 de l’article 206 du code général des impôts, sans que l’absence de caractère lucratif de son activité ne fasse obstacle à cet assujettissement. Le tribunal a également jugé que la société ne pouvait bénéficier de l’exonération prévue à l’article 239 octies du même code, sans préciser le motif de ce refus dans l’extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge ou de réduction des impositions et pénalités.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de La Garde du 26 avril 2022 qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Total Energies pour l'installation de panneaux photovoltaïques sur un bâtiment existant. Le tribunal a jugé que le motif tiré du non-respect du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) était illégal, car le projet ne constituait pas une construction nouvelle mais des travaux sur une construction existante, non interdits par le PLU. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de la décision implicite de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les articles N1 et N2 du règlement du PLU de La Garde, ainsi que les dispositions du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 10 septembre 2021 par lequel le maire du Beausset ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l’installation d’un relais de radiotéléphonie mobile en zone A du PLU. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 111-11 et R. 111-2 du code de l’urbanisme, ainsi que du principe de précaution. Après avoir invité les parties à se prononcer sur une éventuelle régularisation, le tribunal a constaté que Mme D s’est désistée et que M. F a maintenu ses conclusions, incluant l’annulation d’un arrêté complémentaire du 17 janvier 2022. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’urbanisme et de la Charte de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C et autres demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par la commune de Toulon pour la construction d’un immeuble de 32 logements. Les requérants n’ont pas justifié, dans le délai imparti, avoir notifié leur recours gracieux au pétitionnaire (le constructeur), comme l’exige l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme à peine d’irrecevabilité. Cette omission n’ayant pas été régularisée malgré une demande du greffe, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de la SAS Gérance Dracénoise, qui contestait un redressement fiscal relatif à l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2019. Le litige portait sur l'application de l'exonération de plus-value prévue à l'article 238 quindecies du code général des impôts pour la cession d'une branche d'activité, conditionnée à l'absence de liens capitalistiques et fonctionnels entre le cédant et le cessionnaire. Le tribunal a jugé que la date de réalisation de la cession était le 30 septembre 2019, conformément aux stipulations contractuelles, et non le 24 septembre 2019 comme retenu par l'administration. À cette date, les liens de dépendance ayant cessé, la condition d'exonération était remplie, entraînant la décharge des cotisations supplémentaires et des pénalités pour manquement délibéré.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait l'annulation temporaire d'une demande de restitution de ses documents d'identité par le Consulat général de France à Oran. Le tribunal a constaté que le litige portait sur une contestation relative à la nationalité, relevant de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire en vertu des articles 29 et 31-3 du code civil. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
Cette affaire concerne une demande d'annulation d'une décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation, prise par le préfet des Alpes-Maritimes sur le fondement de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le Tribunal administratif de Toulon, saisi du recours, s'est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que cette décision ne relevant pas des articles 43 ou 44 du même décret, la compétence n'était pas dévolue au tribunal administratif de Nantes. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nice, territorialement compétent.