Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202113(TA83-2202113)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 72 600 euros émis par la DREETS PACA pour des manquements à la législation du travail. La société soutenait que la créance n'était pas certaine en raison d'un recours contentieux contre l'amende sous-jacente, mais le tribunal a jugé que ce recours n'avait pas d'effet suspensif. Il a également estimé que le système de décompte des horaires n'était pas conforme aux articles D. 3171-8 et L. 8115-1 du code du travail, et que le montant de l'amende, multiplié par le nombre de salariés concernés, était légal au regard des articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.
N° TA83-2301535(TA83-2301535)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B, psychologue au centre hospitalier Henri Guérin, pour contester la décision de son employeur d'interrompre sa rémunération à compter du 23 mai 2022. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire préalable et le caractère de sanction disciplinaire déguisée de cette mesure. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, dont l'absence de date sur la décision et le non-respect des dispositions de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue par le tribunal, après avoir entendu les parties et le rapporteur public, n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue en application du code général des collectivités territoriales, du livre des procédures fiscales et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
N° TA83-2002521(TA83-2002521)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. B C, ancien militaire de la Marine nationale, pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l'article L. 4123-19 du code de la défense. Le tribunal a jugé que l'exposition prolongée de M. C, sans mesures de protection, justifiait la réparation de son préjudice moral lié à la crainte de développer une maladie grave.
N° TA83-2404226(TA83-2404226)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A d’un litige l’opposant à la caisse de sécurité sociale de la RATP (CCAS) concernant le paiement d’indemnités journalières. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que ce litige individuel, relevant de l’application des lois et règlements de la sécurité sociale, est régi par le droit privé et relève de la compétence du contentieux général de la sécurité sociale, en application des articles L. 142-1, R. 711-1 et R. 711-20 du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2404228(TA83-2404228)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C et M. A contestant la décision d'exclusion définitive de leur fils, prise par le conseil de discipline du collège privé Sainte Marthe. Le juge a estimé que ce litige ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, car les mesures disciplinaires d'un établissement d'enseignement privé, même participant au service public, ne procèdent pas de l'exercice de prérogatives de puissance publique. La solution retenue est l'incompétence de la juridiction administrative, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'éducation.
N° TA83-2303589(TA83-2303589)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation lui octroyant 4 000 euros pour des préjudices liés à ses conditions d’accueil. Le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, en l’absence de réponse dans le délai d’un mois. Faute de confirmation, Mme B est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA83-2404127(TA83-2404127)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait une analyse des obstacles rencontrés dans sa carrière et des refus de formation de la part de son employeur. Le juge a rappelé que, dans le cadre d’un litige contractuel, il ne peut annuler les mesures de l’employeur mais seulement rechercher si elles ouvrent un droit à indemnité. Les conclusions de M. B, ne tendant à aucune demande d’indemnisation ou d’annulation précise, ont été considérées comme irrecevables. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2303342(TA83-2303342)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A pour contester le refus de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de lui restituer son permis de conduire suspendu. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. M. A n'ayant pas répondu dans le délai imparti, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA83-2403222(TA83-2403222)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 9 janvier 2025, donne acte du désistement de M. A, qui contestait la décision de l'État relative au dispositif DALO et l'autorisation d'expulsion par le préfet du Var. Le juge constate que, suite au rejet de sa demande de suspension par une ordonnance de référé du 17 octobre 2024, le requérant n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, M. A est réputé s'être désisté, et le tribunal lui donne acte de ce désistement.
N° TA83-2101126(TA83-2101126)
Le Tribunal Administratif de Toulon a constaté le désistement d’instance de la société EBA, qui demandait la communication d’une proposition de rectification fiscale. Saisi d’une requête en plein contentieux, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après avoir invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de réponse dans le délai imparti, la société est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 9 janvier 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA83-2201020(TA83-2201020)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A C, qui demandait réparation des préjudices subis suite à une chute sur une plaque d'égout non scellée à La Seyne-sur-Mer. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la matérialité des faits n'était pas établie en raison de contradictions entre les attestations produites et le procès-verbal de dépôt de plainte. La responsabilité de la commune et de la Métropole Toulon Provence Méditerranée n'a donc pas été retenue. Les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Var ont également été rejetées.
N° TA83-2200595(TA83-2200595)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme A et M. D d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis lors d’un accouchement au centre hospitalier de la Dracénie le 2 août 2019, invoquant un manquement à l’obligation d’information. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucun manquement fautif n’était établi et que la perte de chance alléguée n’était pas démontrée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l’information des patients et sur les principes de responsabilité administrative.
N° TA83-2103022(TA83-2103022)
Le Tribunal administratif de Toulon a constaté le décès de M. B, qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l’indemniser des conséquences de transfusions sanguines contaminées par le VHC. Aucun ayant droit n’ayant repris l’instance après mise en demeure, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l’article R. 634-1 du code de justice administrative. La mesure d’expertise ordonnée antérieurement est suspendue.
N° TA83-2402506(TA83-2402506)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par la commune de Toulon, en tant qu’il imposait des prescriptions. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté litigieux et délivré un nouveau permis sans ces prescriptions. M. A s’est alors désisté de ses conclusions à fin d’annulation, tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte du désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné la commune à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais exposés.
N° TA83-2201078(TA83-2201078)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A, agent du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS), d'une demande indemnitaire fondée sur le harcèlement moral qu'elle estimait avoir subi de la part de son supérieur hiérarchique. Le tribunal a jugé que les éléments produits par la requérante, notamment des attestations concordantes d'anciens agents, faisaient présumer l'existence d'agissements de harcèlement moral excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En défense, le CHITS n'a pas apporté d'argumentation suffisante pour justifier ces agissements par des considérations étrangères à tout harcèlement. La solution retenue engage donc la responsabilité de l'établissement, sur le fondement des articles L. 133-2 du code général de la fonction publique et des principes régissant la responsabilité pour faute.
N° TA83-2202110(TA83-2202110)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 138 600 euros émis par la DREETS PACA pour des manquements au droit du travail. La société soutenait que la créance n'était pas certaine en raison d'un recours contentieux contre l'amende sous-jacente, mais le tribunal a jugé que ce recours n'avait pas d'effet suspensif. Il a également écarté les moyens relatifs à la conformité du système de décompte des horaires et à la proportionnalité de l'amende, en application des articles L. 8115-1, L. 8115-3 et D. 3171-8 du code du travail. La solution retenue confirme la légalité du titre de perception et rejette l'ensemble des demandes de la société.
N° TA83-2202111(TA83-2202111)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 96 000 euros émis par la DREETS PACA pour des manquements au droit du travail. La société soutenait que la créance n'était pas certaine en raison d'un recours contre l'amende sous-jacente, mais le tribunal a rappelé que ce recours n'avait pas d'effet suspensif. Il a également jugé que le système de décompte des horaires devait être quotidien, conformément à l'article D. 3171-8 du code du travail, et que le montant de l'amende pouvait être multiplié par le nombre de salariés concernés en vertu des articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation du titre de perception et des conclusions accessoires.
N° TA83-2202112(TA83-2202112)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 62 400 euros émis par la DREETS PACA pour des manquements à la législation du travail. Le tribunal a jugé que le recours contentieux formé contre l’amende administrative sous-jacente n’avait pas d’effet suspensif, rendant la créance certaine au moment de l’émission du titre. Il a également estimé que le système de décompte des horaires de travail de la société n’était pas conforme aux exigences de l’article D. 3171-8 du code du travail, et que le montant de l’amende, calculé par manquement et par salarié conformément aux articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du même code, n’était pas disproportionné. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA83-2202128(TA83-2202128)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A et M. E, qui contestaient le refus implicite de la commune de Bandol et de la communauté d'agglomération Sud-Sainte-Baume de déplacer un point de collecte de déchets situé près de leur domicile et demandaient réparation de leurs préjudices. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, les décisions implicites de rejet étant devenues définitives. Il a également estimé que les requérants ne justifiaient pas d’un préjudice anormal et spécial de nature à engager la responsabilité sans faute des collectivités, et qu’aucune faute n’était établie dans l’exercice des pouvoirs de police du maire ou de la présidente de l’agglomération. La demande d’injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2403671(TA83-2403671)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en interprétation du jugement n° 2101844 du 22 février 2024 par M. A, qui contestait la portée de l’injonction d’aménagement de son poste de travail pour l’année scolaire 2024/2025. Le tribunal a jugé que le jugement initial, fondé sur l’article R. 911-18 du code de l’éducation, était ambigu et a précisé que l’obligation d’aménagement s’appliquait non seulement à l’année 2023/2024, mais aussi aux années suivantes, sauf changement de circonstances. La requête a été partiellement interprétée en ce sens, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur un nouveau recours.