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Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la SAS Camping Humawaka et de la SCI LG2I et autres, qui demandaient l’annulation de la délibération du 15 septembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Comps-sur-Artuby a refusé d’abroger l’article UC2 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) en tant qu’il distingue les surfaces de plancher des constructions annexes entre les zones UCa et UCb. Le tribunal a jugé que la délibération attaquée était suffisamment motivée, qu’elle n’avait pas à être précédée d’une enquête publique, et que la différence de traitement entre les deux sous-zones était justifiée par des motifs d’urbanisme, notamment la préservation du caractère de la zone UCa. En conséquence, les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure, de la rupture d’égalité et de la compétence liée ont été écartés. Le tribunal a également rejeté les conclusions accessoires et mis à la charge des requérants les frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme F, qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Carqueiranne le 8 juin 2022. Ce permis visait à rectifier le tracé du raccordement des eaux usées au réseau d'assainissement collectif pour un projet d'extension et de surélévation d'une maison individuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le moyen fondé sur l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme était infondé, le permis étant délivré sous réserve du droit des tiers et la conformité du raccordement n'étant pas établie comme non conforme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B, psychologue au centre hospitalier Henri Guérin, pour contester la décision de son employeur d'interrompre sa rémunération à compter du 23 mai 2022. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire préalable et le caractère de sanction disciplinaire déguisée de cette mesure. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, dont l'absence de date sur la décision et le non-respect des dispositions de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue par le tribunal, après avoir entendu les parties et le rapporteur public, n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue en application du code général des collectivités territoriales, du livre des procédures fiscales et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Distribution Casino France (DCF) contestant un titre de perception de 72 600 euros émis par la DREETS PACA pour des manquements à la législation du travail. La société soutenait que la créance n'était pas certaine en raison d'un recours contentieux contre l'amende sous-jacente, mais le tribunal a jugé que ce recours n'avait pas d'effet suspensif. Il a également estimé que le système de décompte des horaires n'était pas conforme aux articles D. 3171-8 et L. 8115-1 du code du travail, et que le montant de l'amende, multiplié par le nombre de salariés concernés, était légal au regard des articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 6 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 432-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, inapplicable en l’absence de retrait de titre de séjour. Il a également jugé insuffisamment étayés les moyens fondés sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention internationale des droits de l’enfant. Enfin, la décision n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’entrée irrégulière de l’intéressé, de l’absence de démarches de régularisation et de ses attaches familiales en Tunisie.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la circulaire Valls était inopérant, car celle-ci ne crée pas de droit. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'apporter des preuves suffisantes de l'ancienneté et de l'intensité de ses attaches en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, agent hospitalier, qui contestait la décision du centre hospitalier Henri Guérin de lui appliquer une retenue sur traitement pour absence injustifiée à compter du 23 mai 2023. Le tribunal a jugé que l'administration avait compétence liée pour suspendre le traitement en l'absence de service fait, et que Mme B n'avait pas démontré avoir sollicité une prolongation de son congé de longue maladie ou manifesté sa volonté de reprendre ses fonctions. La solution retenue est fondée sur les articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande indemnitaire de Mme A, qui sollicitait la condamnation de la commune de Fréjus pour une chute sur une borne escamotable survenue le 7 décembre 2019. La requérante invoquait un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. Le tribunal a estimé que la commune apportait la preuve de l'entretien normal de la borne, celle-ci étant dotée de dispositifs de sécurité et ayant fait l'objet de contrôles récents, et que l'usager, connaissant les lieux, devait être normalement prudent. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité du maître de l'ouvrage public pour défaut d'entretien normal.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’une demande indemnitaire pour une chute sur une plaque d’égout survenue le 12 février 2016 à Bandol, engageant la responsabilité de la commune pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La requérante soutenait que la plaque, glissante et souillée d’huile, présentait une déclivité non signalée. Le tribunal a jugé que si la matérialité de la chute était établie, il n’était pas démontré que l’état de la plaque excédait les difficultés normales attendues par un usager prudent par temps de pluie, et a donc rejeté la requête. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 412-34 et R. 412-35 du code de la route relatifs aux obligations des piétons.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de trente jours pour saisir le tribunal, prévu par les articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et R. 776-2 du code de justice administrative, ayant expiré. Le tribunal a également précisé qu'il ne pouvait pas se prononcer sur la demande gracieuse de M. C de déposer une nouvelle demande de titre.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C et M. A contestant la décision d'exclusion définitive de leur fils, prise par le conseil de discipline du collège privé Sainte Marthe. Le juge a estimé que ce litige ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, car les mesures disciplinaires d'un établissement d'enseignement privé, même participant au service public, ne procèdent pas de l'exercice de prérogatives de puissance publique. La solution retenue est l'incompétence de la juridiction administrative, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A, agent du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS), d'une demande indemnitaire fondée sur le harcèlement moral qu'elle estimait avoir subi de la part de son supérieur hiérarchique. Le tribunal a jugé que les éléments produits par la requérante, notamment des attestations concordantes d'anciens agents, faisaient présumer l'existence d'agissements de harcèlement moral excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En défense, le CHITS n'a pas apporté d'argumentation suffisante pour justifier ces agissements par des considérations étrangères à tout harcèlement. La solution retenue engage donc la responsabilité de l'établissement, sur le fondement des articles L. 133-2 du code général de la fonction publique et des principes régissant la responsabilité pour faute.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A C, qui demandait réparation des préjudices subis suite à une chute sur une plaque d'égout non scellée à La Seyne-sur-Mer. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la matérialité des faits n'était pas établie en raison de contradictions entre les attestations produites et le procès-verbal de dépôt de plainte. La responsabilité de la commune et de la Métropole Toulon Provence Méditerranée n'a donc pas été retenue. Les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Var ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a constaté le désistement d’instance de la société EBA, qui demandait la communication d’une proposition de rectification fiscale. Saisi d’une requête en plein contentieux, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après avoir invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de réponse dans le délai imparti, la société est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 9 janvier 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. B C, ancien militaire de la Marine nationale, pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l'article L. 4123-19 du code de la défense. Le tribunal a jugé que l'exposition prolongée de M. C, sans mesures de protection, justifiait la réparation de son préjudice moral lié à la crainte de développer une maladie grave.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait une analyse des obstacles rencontrés dans sa carrière et des refus de formation de la part de son employeur. Le juge a rappelé que, dans le cadre d’un litige contractuel, il ne peut annuler les mesures de l’employeur mais seulement rechercher si elles ouvrent un droit à indemnité. Les conclusions de M. B, ne tendant à aucune demande d’indemnisation ou d’annulation précise, ont été considérées comme irrecevables. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a constaté le décès de M. B, qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l’indemniser des conséquences de transfusions sanguines contaminées par le VHC. Aucun ayant droit n’ayant repris l’instance après mise en demeure, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l’article R. 634-1 du code de justice administrative. La mesure d’expertise ordonnée antérieurement est suspendue.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme A et M. D d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis lors d’un accouchement au centre hospitalier de la Dracénie le 2 août 2019, invoquant un manquement à l’obligation d’information. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucun manquement fautif n’était établi et que la perte de chance alléguée n’était pas démontrée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l’information des patients et sur les principes de responsabilité administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par la commune de Toulon, en tant qu’il imposait des prescriptions. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté litigieux et délivré un nouveau permis sans ces prescriptions. M. A s’est alors désisté de ses conclusions à fin d’annulation, tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte du désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné la commune à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation lui octroyant 4 000 euros pour des préjudices liés à ses conditions d’accueil. Le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, en l’absence de réponse dans le délai d’un mois. Faute de confirmation, Mme B est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.