12 562 décisions disponibles — page 58/629
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis dix ans, de sa stabilité professionnelle et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un chef de bureau subdélégué et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, sans relever d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A..., militaire de la Marine nationale, et sa mère, Mme C..., d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’un accident de jet-ski survenu le 24 janvier 2016 lors d’une escale du porte-avions Charles-de-Gaulle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’accident n’était pas imputable au service au sens de l’article L. 121-1 du code des pensions civiles et militaires d’invalidité et des victimes de guerre. Il a jugé que la chute de jet-ski, survenue pendant un temps de loisir lors d’une escale, ne constituait pas un accident survenu par le fait ou à l’occasion du service, ni un accident d’entraînement ou de mission opérationnelle. Par conséquent, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée et les demandes indemnitaires des requérantes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Bahamas, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Grimaud pour la surélévation et la modification des façades d'une villa. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré d'une erreur dans l'assiette foncière du projet, faute de précisions suffisantes et de démonstration d'une incidence sur la légalité de la décision. Il a également jugé que l'administration pouvait valablement assortir le permis de prescriptions spéciales, comme la validation ultérieure de la teinte de l'ouvrage, sans que cela n'entache d'illégalité l'autorisation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 421-6, L. 421-7 et L. 424-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision d'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir suffisamment démontré l'atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... pour obtenir l'exécution d'une injonction de relogement prononcée le 29 novembre 2024, et par le préfet du Var pour demander la liquidation définitive de l'astreinte. Le préfet soutenait que M. B... avait refusé une proposition de logement sans motif impérieux. Appliquant l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a considéré que ce refus caractérisait l'exécution de l'injonction. En conséquence, il a prononcé la liquidation définitive de l'astreinte, mettant fin à l'obligation de paiement.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le requérant contestait le rejet de sa demande de récusation et sollicitait la suspension de la procédure disciplinaire et d’une mesure d’exclusion temporaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour M. A... d’avoir produit des éléments suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du maire de La Crau du 25 octobre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour une véranda. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signature étant valablement déléguée. Sur le fond, il a jugé que le projet méconnaissait l'article UC 7 du plan local d'urbanisme, car la construction n'était pas implantée en limite séparative et ne respectait pas les distances minimales requises, sans que des dérogations soient applicables. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles UC 7 du PLU et L. 600-4-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 12 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La fin de non-recevoir soulevée par le préfet, tirée de la tardiveté de la requête, a été accueillie, le tribunal estimant que la notification de l'arrêté était régulière et que le recours, introduit le 14 mai 2025, était hors du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête du Groupement foncier agricole (GFA) BG, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 28 juin 2022 par lequel le maire de Ramatuelle avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour une villa avec piscine. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que la gérante du GFA justifiait de sa qualité pour agir en justice. Sur le fond, il a estimé que le projet méconnaissait les dispositions de l’article UP 11 du règlement du plan local d’urbanisme, relatives à l’aspect extérieur des constructions et à l’insertion dans le site inscrit de la presqu’île de Saint-Tropez, ce qui suffisait à justifier légalement le refus. La solution retenue est fondée sur les articles L. 600-4-1 du code de l’urbanisme et UP 11 du PLU de Ramatuelle.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a pris acte du désistement de la société SNTH de son recours en excès de pouvoir contre la décision d’attribution du marché public de travaux d’extension du réseau d’eaux usées de Draguignan. La société, qui demandait la communication des motifs de classement des offres et l’annulation de la procédure, s’est désistée purement et simplement après l’introduction de sa requête. Le juge a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et l’a homologué par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision du préfet du Var du 18 novembre 2025 portant rétention de son permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle et personnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du maire de Garéoult du 7 octobre 2025. Cette décision, prise en exécution d'une ordonnance du Tribunal judiciaire de Draguignan, imposait à M. B... des travaux de remise en état de sa parcelle. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, qui tendaient à remettre en cause l'ordonnance judiciaire, étaient irrecevables. En conséquence, la requête a été rejetée et M. B... a été condamné à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, a constaté que le requérant avait été placé en rétention administrative à Nice en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nice, seul compétent pour statuer sur la requête. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... demandant l'annulation du refus implicite du maire de Toulon de dresser un procès-verbal d'infraction aux règles d'urbanisme. La requête a été jugée prématurée car introduite le 19 décembre 2025, soit avant l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration pour la naissance d'une décision implicite de rejet. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-2 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral du 23 octobre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête, enregistrée le 23 décembre 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois suivant la notification de l'arrêté le 26 octobre 2025. Le tribunal a appliqué les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a constaté le désistement d'office de la requête de M. A... qui contestait un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Ce désistement a été prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension pour absence de doute sérieux. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, il est réputé s'être désisté.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de Mme F..., agent du centre hospitalier Henri Guérin, contestant son placement d'office en congé annuel, sa réintégration à temps partiel thérapeutique et le refus de reclassement sur un poste vacant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et légales au regard de l'intérêt du service. Il a notamment considéré que le refus de reclassement sur le poste de la « banque des patients » était justifié par l'inadéquation des qualifications de l'agent. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B..., agent du centre hospitalier Henri Guérin, contestant le refus de reconnaître une rechute d'accident de service et le placement en congé de maladie ordinaire. En cours d'instance, l'administration a pris une nouvelle décision le 20 octobre 2023 plaçant l'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) à compter du 13 avril 2023, retirant ainsi les décisions attaquées. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par conséquent les demandes d'injonction. Chaque partie a conservé la charge de ses frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B... concernant le refus de lui octroyer un congé de longue maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière de la requérante ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une mesure provisoire. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.