Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
12 574 décisions disponibles — page 55/629
N° TA83-2301244(TA83-2301244)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme B..., agent territorial, contre deux arrêtés de la commune de Saint-Raphaël fixant la consolidation de ses blessures après un accident de trajet et la plaçant en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. La commune a opposé une exception de non-lieu à statuer, arguant qu'un arrêté postérieur du 17 juillet 2023, plaçant l'intéressée en congé d'invalidité temporaire imputable au service à compter du 4 octobre 2021, avait implicitement retiré les actes contestés. Le tribunal a fait droit à cette exception, constatant que les arrêtés attaqués avaient été rapportés, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, tout en maintenant la possibilité pour Mme B... de demander l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501194(TA83-2501194)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de juge unique, a examiné la requête de Mme B... contestant le rejet de ses demandes de remise gracieuse de dettes pour un trop-perçu d'aide personnelle au logement (1 026 euros) et deux trop-perçus de prestations familiales (578,96 et 439,03 euros). S'agissant des prestations familiales, le tribunal s'est déclaré incompétent, renvoyant ces litiges au contentieux de la sécurité sociale relevant de l'ordre judiciaire, en application des articles L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Concernant l'aide personnelle au logement, relevant de la compétence administrative (article L. 825-1 du code de la construction et de l'habitation), le tribunal a rejeté la demande, estimant que la requérante ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise de dette, conformément aux articles L. 825-3 et L. 553-2 des codes précités.
N° TA83-2503159(TA83-2503159)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule le titre de recettes émis par le maire de Grimaud pour la mise à disposition d’un poste à quai en 2024. La décision retient deux irrégularités : l’absence de signature du bordereau, en méconnaissance de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et l’insuffisance de motivation, faute d’indiquer les bases de calcul de la créance, contrairement à l’article 24 du décret du 7 novembre 2012. Le tribunal prononce la décharge de l’obligation de payer les 420 euros et condamne la commune à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA83-2301084(TA83-2301084)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., assistante sociale, qui contestait le refus du département du Var d'instruire sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle pour tardiveté. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, car la déclaration de maladie, effectuée le 28 novembre 2022, dépassait le délai de deux ans prévu par l'article 37-3 du décret du 30 juillet 1987, ce délai courant à partir de la première constatation médicale (10 décembre 2020) ou de l'information du lien possible avec le service. La requérante n'ayant pas justifié d'un cas de force majeure ou de motifs légitimes pour expliquer ce retard, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de droit, et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA83-2301496(TA83-2301496)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant un titre de recettes émis par la commune de Grimaud pour la mise à disposition d’un poste à quai en 2022. La juridiction a d’abord jugé que Mme B... était dépourvue d’intérêt à agir, seul M. B... étant titulaire du contrat d’amodiation. Sur le fond, le tribunal a estimé que le titre de recettes était régulier, notamment car il mentionnait les nom, prénom et qualité de son auteur, et que le bordereau signé pouvait être produit en cas de contestation conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La demande de décharge de l’obligation de payer la somme de 836 euros a donc été rejetée.
N° TA83-2502013(TA83-2502013)
Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet du Var pour avoir tardé à exécuter un jugement du 23 mai 2025 ordonnant le relogement de Mme A..., reconnue prioritaire. Le préfet a justifié du relogement de l'intéressée le 5 décembre 2025. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'astreinte est fixée à 600 euros pour les mois de septembre à novembre 2025, somme que l'État devra verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sous déduction des versements déjà effectués.
N° TA83-2600344(TA83-2600344)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de Hyères, a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine, propriété de M. D... et Mme B..., en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête était fondée sur un rapport d'expertise antérieur constatant des désordres structurels compromettant la sécurité publique. Le juge a fait droit à la demande, ordonnant une expertise dans les 24 heures pour évaluer le péril et proposer des mesures provisoires. Cette décision s'inscrit dans la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501801(TA83-2501801)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante serbe, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son entrée irrégulière, de son manque d'insertion et de ses attaches familiales en Serbie. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, la cellule familiale pouvant se reconstituer dans le pays d'origine.
N° TA83-2502214(TA83-2502214)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 7 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour, un défaut d'examen de sa situation au regard de l'article L. 423-23 du CESEDA, et une violation de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission, estimant que M. A... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, les pièces produites étant insuffisantes pour établir sa présence continue. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2502263(TA83-2502263)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante bosnienne, contre un arrêté du préfet du Var du 2 mai 2025 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante soutenait que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), faute de prouver l'accessibilité des soins dans son pays d'origine. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet s'était fondé sur un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 avril 2025, et que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que le défaut de prise en charge médicale en Bosnie aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des articles L.611-1 et L.425-9
N° TA83-2501202(TA83-2501202)
Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 21 mars 2025 à l'encontre du préfet du Var pour défaut de relogement de M. B..., reconnu prioritaire. Le préfet ayant justifié du relogement de l'intéressé le 10 décembre 2025, l'astreinte est due pour la période de juillet à novembre 2025. L'État est condamné à verser la somme de 1 500 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2501344(TA83-2501344)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’une demande de liquidation définitive de l’astreinte prononcée le 3 avril 2025 à son encontre pour défaut de relogement de M. B..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le juge a constaté que M. B... avait refusé sans motif impérieux une proposition de logement adaptée à ses besoins, intervenue le 13 octobre 2025. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, ce refus vaut exécution de l’injonction de relogement. Par conséquent, le tribunal a prononcé la liquidation définitive de l’astreinte, mettant fin à l’obligation de versement au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA83-2505660(TA83-2505660)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du Conseil National des Activités privées de Sécurité refusant la délivrance d’une carte professionnelle à M. B..., requérant. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte ou l’erreur de droit et de fait, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le défaut de moyen sérieux suffisant à écarter la demande sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Les frais d’instance ont également été rejetés.
N° TA83-2600357(TA83-2600357)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Toulon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Constatant le péril imminent causé par la fragilisation d'un mur de soutènement sur la propriété de M. et Mme C... après des intempéries, le juge a désigné un expert. Sa mission est d'examiner l'immeuble dans les 24 heures, de constater l'état des parcelles mitoyennes, d'évaluer la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires de sécurité.
N° TA83-2500240(TA83-2500240)
Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 17 janvier 2025 à l'encontre du préfet du Var pour défaut de relogement de M. B..., reconnu prioritaire. Le préfet ayant justifié du relogement de l'intéressé le 7 août 2025, l'astreinte est due pour la période de retard de mai à juillet 2025. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État est condamné à verser la somme de 300 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA83-2500244(TA83-2500244)
Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 17 janvier 2025 à l'encontre du préfet du Var pour défaut de relogement de Mme B..., reconnue prioritaire. Le préfet ayant justifié du relogement de l'intéressée le 8 juillet 2025, l'astreinte est due pour les mois de mai et juin 2025. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État est condamné à verser 800 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sous déduction des sommes déjà versées.
N° TA83-2300979(TA83-2300979)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé le titre de recette n°330 émis le 14 octobre 2022 par la commune du Plan-de-la-Tour, qui réclamait 6 801,26 euros à Mme B... pour un trop-perçu de rémunération. La solution retenue est fondée sur l’insuffisance de motivation du titre, en méconnaissance de l’article 24 du décret du 7 novembre 2012, car l’avis de paiement ne précisait pas les bases chiffrées de la créance. Les correspondances antérieures de la commune ne compensaient pas cette absence d’indication dans le titre lui-même ou par référence précise à un document joint. En conséquence, le tribunal a déchargé Mme B... du paiement de la somme réclamée.
N° TA83-2501775(TA83-2501775)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 7 avril 2025 refusant un titre de séjour à M. D..., ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cet arrêté portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. D... résidait en France depuis 2018 avec son épouse, titulaire d'une carte de résident, et leurs trois enfants nés et scolarisés en France, justifiant d'une insertion familiale stable. En conséquence, le préfet a été enjoint de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à l'intéressé dans un délai de deux mois.
N° TA83-2404102(TA83-2404102)
Le Tribunal administratif de Toulon a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet du Var pour l'exécution tardive du relogement de Mme B..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Par un jugement du 13 décembre 2024, le tribunal avait enjoint au préfet de reloger l'intéressée avant le 1er avril 2025, sous astreinte de 500 euros par mois de retard. Le préfet ayant justifié du relogement effectif de Mme B... le 11 juillet 2025, l'astreinte est liquidée à hauteur de 1 500 euros pour la période d'avril à juin 2025. Cette somme est versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2404098(TA83-2404098)
Le Tribunal administratif de Toulon a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 13 décembre 2024 à l'encontre du préfet du Var pour assurer le relogement de Mme B..., reconnue prioritaire. Le préfet ayant justifié du relogement de l'intéressée le 24 juin 2025, l'astreinte est liquidée à 200 euros pour les mois d'avril et mai 2025. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État est condamné à verser cette somme au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.