Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2300359(TA83-2300359)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme F..., voisins immédiats, contre un arrêté du maire de Saint-Tropez du 15 mars 2022 délivrant un permis de construire à la SCI Alma pour des travaux de surélévation et d’extension d’une habitation. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, l’absence de titre de propriété du pétitionnaire, le risque de submersion marine et la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant, faute de démontrer une atteinte directe à leurs conditions de jouissance de leur bien, et que les moyens soulevés étaient infondés, le permis ayant été délivré conformément aux dispositions applicables du code de l’urbanisme et du PLU de 2013.
N° TA83-2501795(TA83-2501795)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure concernant la composition de la commission du titre de séjour était infondé, dès lors que le requérant n'établissait pas que cette irrégularité avait influencé le sens de la décision ou l'avait privé d'une garantie. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Cette décision s'appuie notamment sur les articles L. 432-13, L. 432-14 et R. 432-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 133-3 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA83-2501812(TA83-2501812)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de M. et Mme C... contestant les arrêtés du préfet du Var du 7 avril 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. En conséquence, il a rejeté les requêtes de M. et Mme C....
N° TA83-2302644(TA83-2302644)
Le Tribunal Administratif de Toulon, dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la légalité d’un permis de construire initial et de son permis modificatif délivrés par le maire du Castellet pour la réalisation de trois logements. Après avoir sursis à statuer pour permettre la régularisation des vices, le tribunal a constaté que le permis modificatif ne régularisait pas l’absence de division foncière préalable, en méconnaissance de l’article R. 442-2 du code de l’urbanisme. En conséquence, il a annulé les deux arrêtés et enjoint au maire de les retirer sous astreinte, tout en rejetant les autres moyens soulevés par les requérants.
N° TA83-2501808(TA83-2501808)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté du préfet du Var du 1er mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la sous-préfète bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également rejeté le moyen d’erreur de droit, faute de précisions suffisantes de la part du requérant. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA83-2401629(TA83-2401629)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 21 décembre 2023 par lequel le maire de Solliès-Ville s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS Océan 2 pour un lotissement de trois lots. Le tribunal a jugé que le projet relevait de la déclaration préalable et non du permis d'aménager, et que les motifs d'opposition (absence de servitude de passage, largeur de chaussée insuffisante, absence d'aire de retournement) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 442-1, L. 442-2 et R. 442-19 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
N° TA83-2302672(TA83-2302672)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi de recours en excès de pouvoir contre un permis de construire initial délivré le 21 février 2023 par le maire du Castellet pour trois logements, ainsi que contre un permis modificatif du 11 mars 2025. Après un premier jugement avant-dire-droit ayant sursis à statuer pour permettre la régularisation des illégalités, le tribunal a examiné les moyens des requérants, notamment l'incompétence du signataire du permis modificatif et l'absence de régularisation de la division foncière préalable. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles L. 600-5-1 du code de l'urbanisme (sursis à statuer pour régularisation) et examiné les dispositions des articles R. 111-2, R. 431-9, R. 431-10 et R. 442-2 du même code, ainsi que le règlement du PLU.
N° TA83-2402263(TA83-2402263)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Carnoules de modifier le classement en zone naturelle (N) de sa parcelle. Le tribunal a constaté que le plan local d'urbanisme initial, dont le requérant contestait le classement, avait été remplacé et abrogé par un nouveau document d'urbanisme approuvé avant l’introduction de la requête. En application des principes régissant le refus d'abroger un acte réglementaire, le tribunal a jugé que le litige avait perdu son objet et que les conclusions de M. B... étaient irrecevables. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2202918(TA83-2202918)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de Solliès-Ville du 1er juillet 2022 qui s'opposait à la déclaration préalable de la SAS Océan 2 pour la division de parcelles en lots à bâtir. Le tribunal a jugé que le projet, qui prévoyait une voie d'accès et une aire de retournement implantées sur les lots eux-mêmes, ne créait pas d'équipements communs au sens de l'article L. 442-2 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le projet relevait de la déclaration préalable et non du permis d'aménager, et le maire a commis une erreur de fait et d'appréciation.
N° TA83-2501822(TA83-2501822)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de première chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme C... contre les arrêtés du préfet du Var du 7 avril 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2500817(TA83-2500817)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer à la société Bouygues Immobilier pour un projet de maison de santé et de logements. Après avoir examiné les moyens, le tribunal a retenu un vice unique tiré de la méconnaissance de l’article UB 6 du plan local d'urbanisme, relatif à l’obligation de planter des arbres de haute tige. Faisant application de l’article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a sursis à statuer afin de permettre une éventuelle régularisation de ce vice dans un délai déterminé.
N° TA83-2203672(TA83-2203672)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Ramatuelle de dresser un procès-verbal d'infraction pour non-conformité des travaux au permis de construire délivré le 1er septembre 2020. Le tribunal a jugé que la légalité du refus s'apprécie à la date de son intervention et qu'aucune infraction caractérisée au code de l'urbanisme n'était établie à cette date. En conséquence, le maire n'était pas tenu de dresser un procès-verbal ni de prendre un arrêté interruptif de travaux. La demande de M. B... a été rejetée, et celui-ci a été condamné à verser 3 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2301546(TA83-2301546)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 24 mars 2023 par lequel le préfet du Var avait retiré la carte de résident de dix ans de M. A... B..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que les faits reprochés au requérant, bien que graves, ne correspondaient pas aux infractions limitativement énumérées par l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui seul permet un tel retrait. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer la carte de résident pour sa durée de validité restante, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2505673(TA83-2505673)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., qui demandait à la juridiction d’intervenir auprès de l’Agence nationale des titres sécurisés pour obtenir des plaques d’immatriculation françaises pour un véhicule acheté en Belgique. Le juge a estimé que ces conclusions ne constituaient ni un recours en annulation contre une décision administrative, ni une demande indemnitaire, et qu’il n’appartient pas au juge administratif de se substituer à l’administration. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA83-2300284(TA83-2300284)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante thaïlandaise, qui contestait le refus du préfet du Var de changer le statut de son visa « visiteur » en « vie privée et familiale ». La requérante invoquait la conclusion d’un PACS, mais le tribunal a estimé qu’elle n’apportait pas la preuve d’une communauté de vie effective avec son partenaire ni de liens personnels et familiaux stables en France. Le préfet n’a donc pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, au sens des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision contestée a été confirmée.
N° TA83-2202356(TA83-2202356)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme D... demandant l'annulation d'un permis de démolir et de construire délivré par le maire de Fréjus pour l'extension d'une maison. Le tribunal a considéré que les irrégularités invoquées, notamment sur l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme (hauteurs, surfaces, traitement paysager), avaient été régularisées par un permis modificatif délivré le 14 décembre 2022. En application des articles L. 431-2 et suivants du code de l'urbanisme, les moyens soulevés contre le permis initial sont devenus inopérants. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA83-2505661(TA83-2505661)
Le Tribunal administratif de Toulon, par une ordonnance du 19 janvier 2026, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. Le juge a estimé que ce litige, relatif au recouvrement d’une amende pénale par un comptable public, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l’ordre judiciaire, en application des articles 529-1, 529-2 et 530-2 du code de procédure pénale. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2401094(TA83-2401094)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, pour un montant total de 70 428 euros, consécutives à une plus-value immobilière réalisée en 2019. Le litige portait sur l'acquisition à un prix minoré d'un terrain à bâtir auprès de sa société, constitutive d'un avantage occulte. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, tant sur la régularité de la procédure d'imposition que sur le bien-fondé des rectifications. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2401459(TA83-2401459)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., AESH, qui demandait l'annulation du refus implicite de la rectrice de l'académie de Nice de lui verser l'indemnité de sujétions liée à l'exercice de ses fonctions en éducation prioritaire, ainsi que le paiement de sommes à ce titre. Le tribunal a jugé que sa demande, portant sur des indemnités dues entre le 1er janvier 2018 et le 31 août 2023, était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
N° TA83-2600292(TA83-2600292)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Saint-Maximin la Sainte Baume refusant un permis de construire à la SCI Ange. La requérante invoquait l'urgence, notamment via la présomption de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme et sa situation personnelle (loyer et logement exigu avec trois enfants). Le juge a estimé que cette présomption était renversée, car les circonstances et l'objet des travaux ne caractérisaient pas une urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ensemble des conclusions (suspension, injonction et frais) a été rejeté.