Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202557(TA83-2202557)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du ministre des armées de lui accorder un départ anticipé à la retraite pour travaux insalubres. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours contentieux n'ayant pas été valablement interrompu par les recours gracieux. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2503640(TA83-2503640)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et prises après un examen sérieux de la situation, et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2202356(TA83-2202356)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme D... demandant l'annulation d'un permis de démolir et de construire délivré par le maire de Fréjus pour l'extension d'une maison. Le tribunal a considéré que les irrégularités invoquées, notamment sur l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme (hauteurs, surfaces, traitement paysager), avaient été régularisées par un permis modificatif délivré le 14 décembre 2022. En application des articles L. 431-2 et suivants du code de l'urbanisme, les moyens soulevés contre le permis initial sont devenus inopérants. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA83-2302793(TA83-2302793)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS TD Développement, qui demandait le bénéfice du report en arrière de son déficit de l'exercice 2022 sur l'exercice 2021, ainsi que le remboursement d'une créance fiscale de 265 000 euros. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait bénéficier de ce mécanisme prévu à l'article 220 quinquies du code général des impôts, car elle n'avait pas acquitté l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice 2021, condition nécessaire à la naissance de la créance. Il a également écarté les moyens tirés de l'existence d'une procédure de sauvegarde et de l'interdiction de compensation, estimant que la dette fiscale antérieure au jugement d'ouverture restait exigible. En conséquence, la demande subsidiaire de remboursement d'acomptes a également été rejetée.
N° TA83-2302201(TA83-2302201)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de M. A..., surveillant pénitentiaire, qui sollicitait la condamnation de l’État à l’indemniser pour des préjudices moral et économique. Le tribunal a reconnu que les décisions illégales de l’administration (refus de détachement et non-paiement d’heures supplémentaires) constituaient des fautes engageant la responsabilité de l’État. Cependant, il a estimé que M. A... n’apportait pas la preuve d’un préjudice moral indemnisable, et que les frais d’avocat invoqués n’étaient pas établis par les pièces du dossier. La requête a donc été rejetée, sans application des textes relatifs aux frais de justice.
N° TA83-2203332(TA83-2203332)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. A... et de la SCI Bon secours, qui contestaient des rappels de TVA réclamés à la SCI Les Amourenes suite à la vente d’un bien immobilier en 2014. Les requérants, actionnaires de la SCI, invoquaient divers moyens de procédure (absence de débat oral, défaut de motivation) et de fond (prescription, application des règles de régularisation de la TVA). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions litigieuses. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2301276(TA83-2301276)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SAS Pulseheberg, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour un montant total de 112 837 euros. La société n'a pas apporté la preuve du caractère déductible des charges et de la TVA litigieuses, notamment pour les factures des fournisseurs Bargain, Cdiscount, Ripe NCC, Pomelow, Netrix, Manulevage, Groupe Pulseheberg et Standart Pulseheberg. Le tribunal a appliqué les articles L. 193 et L. 66 du livre des procédures fiscales, ainsi que les articles 39 et 271 du code général des impôts, en retenant que la charge de la preuve incombait à la requérante, taxée d'office. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2301172(TA83-2301172)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l’arrêté du préfet du Var du 23 février 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant l’arrêté régulièrement signé par un sous-préfet délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA83-2505105(TA83-2505105)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours contre une décision de la commune de la Garde lui réclamant 249,18 euros au titre des frais de mise en fourrière de son véhicule pour stationnement abusif. Le requérant contestait cette somme en soutenant ne pas être propriétaire du véhicule. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que la mise en fourrière constitue une opération de police judiciaire relevant de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 325-1 et suivants du code de la route.
N° TA83-2304081(TA83-2304081)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. D..., ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Var de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure lié à la consultation du fichier TAJ, et une atteinte à sa vie privée et familiale en tant que père d’un enfant français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 423-7 et L. 432-14.
N° TA83-2505332(TA83-2505332)
Refus d'autorisation de détention d'armes de catégorie B. Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant s'est borné à demander au tribunal d'"intervenir" dans son litige avec la préfecture, sans présenter aucun moyen juridique ni conclusion recevable (annulation ou indemnité). Ce défaut n'ayant pas été régularisé dans le délai de recours, la requête est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA83-2505406(TA83-2505406)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'une mise en demeure de payer un indu de bourse d'études. Le juge a estimé que cette mise en demeure, qui n'est ni un titre exécutoire ni un commandement de payer, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2501202(TA83-2501202)
Le Tribunal administratif de Toulon a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 21 mars 2025 à l'encontre du préfet du Var pour défaut de relogement de M. B..., reconnu prioritaire. Le préfet ayant justifié du relogement de l'intéressé le 10 décembre 2025, l'astreinte est due pour la période de juillet à novembre 2025. L'État est condamné à verser la somme de 1 500 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2501344(TA83-2501344)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’une demande de liquidation définitive de l’astreinte prononcée le 3 avril 2025 à son encontre pour défaut de relogement de M. B..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le juge a constaté que M. B... avait refusé sans motif impérieux une proposition de logement adaptée à ses besoins, intervenue le 13 octobre 2025. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, ce refus vaut exécution de l’injonction de relogement. Par conséquent, le tribunal a prononcé la liquidation définitive de l’astreinte, mettant fin à l’obligation de versement au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA83-2500588(TA83-2500588)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande indemnitaire de M. B..., qui sollicitait 3 200 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation DALO du Var du 6 janvier 2015. Le tribunal a reconnu que la carence de l'État à reloger le requérant dans le délai légal de six mois constituait une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Cependant, il a estimé que la période de responsabilité avait déjà été indemnisée par un précédent jugement et que, pour la période postérieure, le préfet démontrait que le requérant avait fait obstacle à son relogement en ne se présentant pas à un entretien. La requête a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2503573(TA83-2503573)
Le Tribunal administratif de Toulon a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 5 septembre 2025 à l'encontre du préfet du Var, qui devait reloger Mme B... avant le 1er novembre 2025. Constatant que l'intéressée a été attributaire d'un logement adapté le 8 décembre 2025, le juge a fixé le montant de l'astreinte à 200 euros pour le seul mois de novembre 2025. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État est condamné à verser cette somme au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sous déduction des versements déjà effectués.
N° TA83-2503531(TA83-2503531)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 16 mai 2025, a annulé pour erreur manifeste d'appréciation une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Aude, et a enjoint à l'administration de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de M. A.... Face à l'inexécution de ce jugement, le tribunal a ouvert une procédure juridictionnelle sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-5 du code de justice administrative. Les préfets de l'Aude et du Var se sont renvoyé mutuellement la compétence territoriale pour exécuter les mesures, sans justifier de diligences suffisantes. Le tribunal a donc fait droit à la demande de M. A... en assortissant l'injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision, à l'encontre de l'État, et a condamné ce dernier à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA83-2503159(TA83-2503159)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule le titre de recettes émis par le maire de Grimaud pour la mise à disposition d’un poste à quai en 2024. La décision retient deux irrégularités : l’absence de signature du bordereau, en méconnaissance de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et l’insuffisance de motivation, faute d’indiquer les bases de calcul de la créance, contrairement à l’article 24 du décret du 7 novembre 2012. Le tribunal prononce la décharge de l’obligation de payer les 420 euros et condamne la commune à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA83-2505575(TA83-2505575)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par Mme C... A... B.... La requérante, dont le dernier titre expirait en janvier 2025, sollicitait le renouvellement de son séjour sur la base des articles L. 423-10 et L. 423-7 du CESEDA. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les effets de la décision contestée ne préjudiciant pas de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation.
N° TA83-2301436(TA83-2301436)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé le titre de recettes émis le 17 mars 2023 par le maire de Grimaud, qui réclamait 420 euros à la SARL Homazur et à la SAS Immazur pour la mise à disposition d’un poste à quai en 2022. La juridiction a jugé la procédure irrégulière, car le titre mentionnait le maire comme auteur, alors que le bordereau était signé par le premier adjoint, en violation de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Cette irrégularité a entraîné l’annulation du titre et la décharge de l’obligation de payer. Les sociétés requérantes ont également obtenu 1 000 euros au titre des frais de justice.