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Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par la commune de Six-Fours-Les-Plages pour une facture d’eau potable, se déclare incompétent. Il estime que le litige, relatif à une fuite d’eau survenue sur le réseau privé du requérant, relève des rapports de droit privé entre un service public industriel et commercial (SPIC) et son usager, et donc de la compétence du juge judiciaire. La requête de M. A... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans application des textes sur le fond.
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet du Var obligeait une ressortissante tunisienne à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a retenu que cette décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la requérante étant mère d'un nourrisson français dont l'intérêt supérieur n'avait pas été pris en compte. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer le droit au séjour de l'intéressée dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés des 8 avril et 7 mai 2025 par lesquels le préfet du Var avait refusé un titre de séjour à M. C... et Mme E..., un couple de nationalité turque, et les avait obligés à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a relevé que le couple résidait en France depuis plus de dix ans, que leurs trois enfants y étaient nés et scolarisés, et que M. C... disposait d'un contrat de travail à durée indéterminée, établissant ainsi une vie privée et familiale stable. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour aux requérants.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... et des sociétés JMFLO et IGISA, qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil municipal de Grimaud du 31 janvier 2023 fixant les tarifs et services du port pour 2023. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir des requérants en tant qu'usagers du service public portuaire. Cependant, il a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 5321-11 et suivants du code des transports, le défaut d'information préalable des conseillers municipaux, l'erreur manifeste d'appréciation, la rupture d'égalité, le détournement de pouvoir, la violation de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, et l'atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie, n'étaient pas fondés. En conséquence, la délibération attaquée a été validée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Grimaud du 31 janvier 2023 fixant les tarifs et services du port pour 2023. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, reconnaissant la qualité d’usagers du service public portuaire aux requérants. Il a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 5321-11 et suivants du code des transports et de l’article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que les griefs d’erreur manifeste d’appréciation et de détournement de pouvoir. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a pris acte du désistement de M. A... et a statué sur les conclusions principales.
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 6 février 2023 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a accordé une aide de 3 500 euros à Mme B..., enfant d'ancien harki. Le tribunal retient un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante, qui invoquait une baisse de ses ressources (perte de l'allocation chômage, basculement au RSA) postérieure à sa demande initiale. Il enjoint à l'ONACVG de réexaminer la demande dans un délai de trois mois. La décision s'appuie sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 17 février 2023 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a accordé à M. A..., enfant d'ancien harki, une aide de 1 000 euros. Le tribunal retient une erreur d'appréciation de la situation personnelle du requérant, l'administration n'ayant pas justifié le montant alloué, inférieur au maximum de 5 000 euros prévu par le barème applicable. Il enjoint à l'ONACVG de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et les articles L. 911-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., enfant d'ancien harki, contestant le montant insuffisant d'une aide de 4 000 euros attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) pour l'amélioration de son logement. La juridiction a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que la requête invoquait implicitement une erreur d'appréciation. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration avait fait une application conforme au barème prévu par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, et que M. A... n'établissait pas que l'aide accordée était insuffisante pour subvenir à ses besoins essentiels en matière de logement.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL SB2 contestant une amende de 6 600 euros infligée par le DREETS pour manquements à la législation sur le décompte de la durée du travail. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que le montant de l'amende, appliqué conformément aux articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail, n'était pas disproportionné. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours de M. C... et Mme E..., un couple de ressortissants turcs, contre les arrêtés du préfet du Var leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également considéré que l'intérêt supérieur de leurs trois enfants, nés et scolarisés en France, n'avait pas été pris en compte conformément à l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C... et de réexaminer la situation de Mme E....
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. E..., blessé à l’œil gauche par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’une opération de maintien de l’ordre le 12 janvier 2019 à Toulon, afin d’engager la responsabilité de l’État. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, considérant que le requérant, tiers à l’opération de police, avait subi un dommage grave directement causé par l’usage d’une arme. Il a condamné l’État à verser à M. E... une somme totale de 304 171,82 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, ainsi qu’à rembourser à la CPAM du Var ses débours pour 20 965,64 euros, majorés des intérêts et de l’indemnité forfaitaire de gestion. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de la sécurité sociale, sans exonération pour faute de la victime.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., pêcheur retraité, contestant le retrait de son étal de pêche et le refus de lui en délivrer un nouveau. La juridiction a jugé irrecevable la contestation du retrait de l'étal, faute de décision administrative, l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) étant arrivée à son terme. Concernant le refus de délivrance d'une nouvelle AOT, le tribunal a appliqué les articles L. 2122-1 et L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui imposent une procédure de sélection pour les occupations du domaine public à but économique. La solution retenue est le rejet de la requête, la commune n'ayant pas méconnu le principe d'égalité en refusant l'autorisation.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de l'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONACVG) lui accordant une aide financière de 1 500 euros. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision et un réexamen de sa demande, estimant que l'administration avait commis une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que les dépenses projetées par Mme B..., qui exerçait déjà une activité professionnelle en CDI, ne présentaient pas un caractère essentiel au sens du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 14 mai 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant russe, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue compte tenu de l'entrée régulière en France en 2020, du mariage avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, de la vie commune avec son épouse et le fils de celle-ci, de l'obtention d'un diplôme de français, d'une promesse d'embauche et de la présence d'une sœur de nationalité française.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la décision de la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. M. B... contestait le rejet de sa demande de réparation pour ses conditions de vie dans le hameau de forestage du Muy, en tant que fils de harkis. Le tribunal a appliqué la loi du 23 février 2022 et le décret du 18 mars 2022, constatant que M. B... était né le 16 octobre 1976, soit après la période d'indemnisation fixée entre le 20 mars 1962 et le 31 décembre 1975. Par conséquent, la commission était tenue de rejeter sa demande et le recours a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 5 février 2025 par lequel le préfet du Var avait fait obligation de quitter le territoire français à M. B..., ressortissant turc, sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que M. B. avait formulé une demande d'asile lors de son audition, ce qui obligeait le préfet à enregistrer cette demande et à lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, conformément aux articles L. 521-1 et L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de l'un des cas prévus aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2 du même code, le préfet ne pouvait pas prendre de mesure d'éloignement tant que M. B. bénéficiait du droit de se maintenir sur le territoire français. Par conséquent, la décision d'éloignement est entachée d'erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours de M. A..., ressortissant tunisien, contre deux arrêtés préfectoraux : le retrait de sa carte de résident (9 octobre 2024) et une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an (14 avril 2025). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. D..., ressortissant comorien, contre l'arrêté du préfet du Var du 7 mai 2025 refusant son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la contribution de l'autre parent, de nationalité française, n'était pas établie, faute de décision de justice ou de preuve de contribution effective à la date de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une indemnisation complémentaire de 20 000 euros pour ses conditions de vie indignes au hameau des Bellugues entre 1976 et 1980. La requérante avait déjà perçu 11 000 euros dans le cadre du dispositif de réparation forfaitaire institué par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Le tribunal a jugé que ce mécanisme forfaitaire, qui couvre l'ensemble des préjudices subis jusqu'au 31 décembre 1975, faisait obstacle à toute action en responsabilité de droit commun pour la période postérieure. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D..., qui demandait le paiement d'heures supplémentaires pour sa fille. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme D... n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du tribunal en application des articles R.412-1 et R.612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R.222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.