Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2504984(TA83-2504984)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... B... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 refusant son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant dans une situation de précarité et de vulnérabilité extrême, sans ressources et sans droit au séjour. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit concernant l'article L. 435-3 du CESEDA et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête aux fins de suspension et d'injonction a été rejetée.
N° TA83-2503229(TA83-2503229)
Le Tribunal administratif de Toulon a constaté le désistement d’instance de M. et Mme C..., qui contestaient une décision de non-opposition à déclaration préalable pour l’implantation d’une antenne téléphonique. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de leur demande de suspension en référé, faute pour eux d’avoir confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’intervention de la SA Bouygues Télécom a été admise. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, chaque partie conservant la charge de ses frais.
N° TA83-2503720(TA83-2503720)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’une requête en annulation d’une décision de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) retirant une subvention « Ma Prime Rénov ». Le requérant s’est désisté de son instance par un acte enregistré le 12 novembre 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 12 décembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA83-2502085(TA83-2502085)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. D..., ressortissant comorien, contre l'arrêté du préfet du Var du 7 mai 2025 refusant son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la contribution de l'autre parent, de nationalité française, n'était pas établie, faute de décision de justice ou de preuve de contribution effective à la date de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2502083(TA83-2502083)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours de M. C... et Mme E..., un couple de ressortissants turcs, contre les arrêtés du préfet du Var leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également considéré que l'intérêt supérieur de leurs trois enfants, nés et scolarisés en France, n'avait pas été pris en compte conformément à l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C... et de réexaminer la situation de Mme E....
N° TA83-2401439(TA83-2401439)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel la maire de Toulon a infligé à Mme B..., attachée territoriale, une exclusion temporaire de fonctions de deux ans pour cumul illégal d'activité. Le juge estime que la sanction est disproportionnée au regard de la modicité des sommes perçues, de l'excellente manière de servir de l'agent et de l'absence d'antécédents disciplinaires. Il enjoint à la commune de réintégrer l'agent et de reconstituer sa carrière et ses droits sociaux à compter du 1er avril 2024. La décision applique les articles L. 123-1 et suivants du code général de la fonction publique relatifs au cumul d'activités.
N° TA83-2502032(TA83-2502032)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 11 mars 2025 par lequel le préfet du Var avait rejeté la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'importance de la présence du requérant auprès de son fils français, dont il a retrouvé la garde après une période de placement. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... un certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA83-2502091(TA83-2502091)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour "travailleur temporaire" sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions attaquées ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA83-2502080(TA83-2502080)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 14 mai 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant russe, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue compte tenu de l'entrée régulière en France en 2020, du mariage avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, de la vie commune avec son épouse et le fils de celle-ci, de l'obtention d'un diplôme de français, d'une promesse d'embauche et de la présence d'une sœur de nationalité française.
N° TA83-2503315(TA83-2503315)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester un retrait de points sur son permis de conduire suite à une infraction de 2021. Le ministre de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer, et M. A... s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement du requérant.
N° TA83-2502111(TA83-2502111)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel le préfet du Var refusait l'admission au séjour de M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'établissait pas que l'intéressé représentait une menace grave pour l'ordre public, seul motif du refus, en l'absence de preuve de sa responsabilité pour l'une des deux infractions reprochées. Cette annulation a été prononcée au regard des articles L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2501658(TA83-2501658)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet du Var obligeait une ressortissante tunisienne à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a retenu que cette décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la requérante étant mère d'un nourrisson français dont l'intérêt supérieur n'avait pas été pris en compte. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer le droit au séjour de l'intéressée dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA83-2503131(TA83-2503131)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C... d’une requête en plein contentieux visant à contester le retrait de six points de son permis de conduite suite à une infraction. Le ministre de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer, et le requérant s’est ensuite désisté purement et simplement de son instance. En application des articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA83-2502588(TA83-2502588)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet du Var avait obligé M. B..., ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis au moins dix ans, de sa scolarité et de l'intégralité de ses liens familiaux sur le territoire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour, de réexaminer la situation de M. B... et de supprimer son signalement au système d'information Schengen, dans un délai de deux mois. L'État est également condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2501578(TA83-2501578)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés des 8 avril et 7 mai 2025 par lesquels le préfet du Var avait refusé un titre de séjour à M. C... et Mme E..., un couple de nationalité turque, et les avait obligés à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a relevé que le couple résidait en France depuis plus de dix ans, que leurs trois enfants y étaient nés et scolarisés, et que M. C... disposait d'un contrat de travail à durée indéterminée, établissant ainsi une vie privée et familiale stable. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour aux requérants.
N° TA83-2302099(TA83-2302099)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté d'alignement individuel du 21 février 2023 fixant les limites de la route départementale D 559 au droit de sa propriété à Saint-Raphaël. Le tribunal a jugé que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente et qu'il ne souffrait d'aucun vice de forme. Il a également estimé que l'arrêté, pris en application de l'article L. 112-1 du code de la voirie routière, ne portait pas atteinte au droit de propriété du requérant et ne constituait pas un détournement de procédure. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.
N° TA83-2302151(TA83-2302151)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant la décision implicite du ministre du travail rejetant son recours hiérarchique contre l'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire délivrée par l'inspection du travail le 8 décembre 2022. Le tribunal a requalifié les conclusions comme étant dirigées contre la décision initiale de l'inspectrice du travail et la décision expresse de rejet du ministre du 18 août 2023. Il a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci ayant reçu une délégation régulièrement publiée. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant les recours gracieux et hiérarchiques ainsi que sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.
N° TA83-2301217(TA83-2301217)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un titre de recettes émis par la commune de Six-Fours-Les-Plages pour une facture d’eau potable, se déclare incompétent. Il estime que le litige, relatif à une fuite d’eau survenue sur le réseau privé du requérant, relève des rapports de droit privé entre un service public industriel et commercial (SPIC) et son usager, et donc de la compétence du juge judiciaire. La requête de M. A... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans application des textes sur le fond.
N° TA83-2300938(TA83-2300938)
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 6 février 2023 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a accordé une aide de 3 500 euros à Mme B..., enfant d'ancien harki. Le tribunal retient un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante, qui invoquait une baisse de ses ressources (perte de l'allocation chômage, basculement au RSA) postérieure à sa demande initiale. Il enjoint à l'ONACVG de réexaminer la demande dans un délai de trois mois. La décision s'appuie sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et le code de justice administrative.
N° TA83-2300957(TA83-2300957)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... et des sociétés JMFLO et IGISA, qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil municipal de Grimaud du 31 janvier 2023 fixant les tarifs et services du port pour 2023. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir des requérants en tant qu'usagers du service public portuaire. Cependant, il a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 5321-11 et suivants du code des transports, le défaut d'information préalable des conseillers municipaux, l'erreur manifeste d'appréciation, la rupture d'égalité, le détournement de pouvoir, la violation de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, et l'atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie, n'étaient pas fondés. En conséquence, la délibération attaquée a été validée.