Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403703(TA83-2403703)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour préjudice d’anxiété lié à son exposition à l’amiante durant sa carrière militaire. Le ministre des armées a opposé un protocole transactionnel signé le 3 juillet 2025, par lequel M. A... s’engageait à renoncer à toute action en justice en échange d’une indemnité de 8 000 euros. Constatant que ce protocole, fondé sur les articles 2044 et 2052 du code civil, valait désistement d’instance et que le requérant n’avait formulé aucune observation, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 12 décembre 2025.
N° TA83-2501839(TA83-2501839)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français et d’interdiction de retour, s’est déclaré incompétent. Constatant que le requérant résidait à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), il a renvoyé l’affaire au Tribunal administratif de Marseille, seul compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen au fond des moyens soulevés.
N° TA83-2505026(TA83-2505026)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 29 octobre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., au motif qu’aucun moyen soulevé n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge a estimé que la condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence. Les conclusions aux fins d’injonction et les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
N° TA83-2401970(TA83-2401970)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par la SCI Patmos d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté interruptif de travaux pris par le maire du Pradet le 24 avril 2024. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action. Le tribunal, constatant que ce désistement était sans obstacle, en a donné acte par ordonnance du 12 décembre 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA83-2402228(TA83-2402228)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de M. H.... Cette expertise vise à déterminer les causes et l'étendue des préjudices subis par le requérant à la suite de sa prise en charge chirurgicale par le Centre Hospitalier de Hyères et le CHU de Marseille à compter de décembre 2022. La juridiction a rejeté les demandes de mise hors de cause des médecins défendeurs à ce stade de la procédure, estimant que leur participation à l'expertise était utile. Les demandes de provision et au titre des frais de justice ont été réservées, la solution au fond relevant d'une action ultérieure en responsabilité.
N° TA83-2504904(TA83-2504904)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de deux arrêtés du ministre de l'éducation nationale infligeant à M. B..., professeur certifié, une exclusion temporaire de fonctions de deux ans. Le requérant invoquait l'urgence liée à la privation de traitement et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment pour incompétence du signataire, méconnaissance du droit de se taire, prescription des faits, et disproportion de la sanction au regard de son discernement altéré. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés contestés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
N° TA83-2301528(TA83-2301528)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’une requête contestant le refus du ministre des armées de lui attribuer un complément de solde indiciaire avec effet rétroactif. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, sans obtenir de réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 12 décembre 2025, le président de la 1ère chambre a constaté le désistement d’instance de M. B... et lui en a donné acte, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2503378(TA83-2503378)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. A... contestant un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 546 euros notifié par la caisse d'allocations familiales du Var. Le juge constate que la requête, qui ne contenait aucun moyen, n'a pas été régularisée malgré une demande en ce sens, conformément aux articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, faute pour le requérant d'avoir soumis une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits.
N° TA83-2501421(TA83-2501421)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le préfet du Var obligeait Mme B..., ressortissante tunisienne, à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car Mme B... est mariée à un ressortissant français depuis 2023, a deux enfants français nés en 2024 et 2025, et justifie d'une communauté de vie effective avec son époux.
N° TA83-2500067(TA83-2500067)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester un titre de perception émis pour le remboursement d’un indu de solde. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa demande. Par ordonnance, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA83-2501444(TA83-2501444)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025. Cette décision refusait un titre de séjour « vie privée et familiale » et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision fixant le pays de renvoi. Sur le fond, il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'absence de perspective de régularisation du séjour de l'époux et de l'absence d'activité professionnelle de la requérante.
N° TA83-2501445(TA83-2501445)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025 refusant son titre de séjour « vie privée et familiale » et l'obligeant à quitter le territoire. La formation de la 1ère chambre a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier en la forme. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA83-2504281(TA83-2504281)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 12 décembre 2025, du désistement pur et simple de l’instance et de l’action formé par la SCI La Cadière. Cette dernière demandait l’annulation d’un permis de construire modificatif accordé par le maire de Saint-Tropez à la SCI Immo B. Saint Tropez. Le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA83-2300321(TA83-2300321)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par plusieurs requérants d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire un bar irlandais délivré par le maire de Draguignan à la SCI Fouligado. Les requérants ont toutefois déclaré se désister purement et simplement de leur instance. Par ordonnance du 12 décembre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, chaque partie a été laissée à ses propres frais, rejetant ainsi les demandes de frais d’instance présentées par la commune et la SCI.
N° TA83-2502309(TA83-2502309)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 mai 2025 obligeant un ressortissant indien à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, s’est déclaré incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a renvoyé l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent car le requérant résidait à Marseille à la date de la décision attaquée.
N° TA83-2502923(TA83-2502923)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 5 juin 2025 de la commission de médiation DALO du Var rejetant sa demande de logement. En cours d’instance, la commission a retiré la décision attaquée et reconnu le caractère prioritaire et urgent du relogement de la requérante. Le tribunal, constatant que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction, a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2504983(TA83-2504983)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... B... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 refusant son titre de séjour. Le requérant, invoquant son handicap lourd et sa situation de grande vulnérabilité, soutenait que la décision portait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et qu'elle était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du CESEDA. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux n'était établi quant à la légalité de la décision préfectorale.
N° TA83-2504984(TA83-2504984)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... B... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 refusant son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant dans une situation de précarité et de vulnérabilité extrême, sans ressources et sans droit au séjour. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit concernant l'article L. 435-3 du CESEDA et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête aux fins de suspension et d'injonction a été rejetée.
N° TA83-2504867(TA83-2504867)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 novembre 2025 par lequel le préfet de l'Yonne a suspendu le permis de conduire de M. D... pour une durée de quatre mois, à la suite d'un excès de vitesse. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de procédure contradictoire et de l'insuffisance de motivation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux faisant défaut. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2504836(TA83-2504836)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Probtech qui demandait l'annulation du marché de rénovation des installations de chauffage et climatisation de l'hôtel de ville de Pierrefeu du Var. La société invoquait une appréciation injuste de son offre, mais le juge a constaté qu'elle ne se prévalait d'aucun des manquements prévus à l'article L. 551-18 du code de justice administrative, seul fondement possible de son recours. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir ou l'exception de non-lieu à statuer soulevées par la commune.