Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2300960(TA83-2300960)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Grimaud du 31 janvier 2023 fixant les tarifs et services du port pour 2023. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, reconnaissant la qualité d’usagers du service public portuaire aux requérants. Il a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 5321-11 et suivants du code des transports et de l’article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que les griefs d’erreur manifeste d’appréciation et de détournement de pouvoir. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a pris acte du désistement de M. A... et a statué sur les conclusions principales.
N° TA83-2300957(TA83-2300957)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... et des sociétés JMFLO et IGISA, qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil municipal de Grimaud du 31 janvier 2023 fixant les tarifs et services du port pour 2023. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir des requérants en tant qu'usagers du service public portuaire. Cependant, il a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 5321-11 et suivants du code des transports, le défaut d'information préalable des conseillers municipaux, l'erreur manifeste d'appréciation, la rupture d'égalité, le détournement de pouvoir, la violation de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, et l'atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie, n'étaient pas fondés. En conséquence, la délibération attaquée a été validée.
N° TA83-2300938(TA83-2300938)
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 6 février 2023 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a accordé une aide de 3 500 euros à Mme B..., enfant d'ancien harki. Le tribunal retient un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante, qui invoquait une baisse de ses ressources (perte de l'allocation chômage, basculement au RSA) postérieure à sa demande initiale. Il enjoint à l'ONACVG de réexaminer la demande dans un délai de trois mois. La décision s'appuie sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et le code de justice administrative.
N° TA83-2300761(TA83-2300761)
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 17 février 2023 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a accordé à M. A..., enfant d'ancien harki, une aide de 1 000 euros. Le tribunal retient une erreur d'appréciation de la situation personnelle du requérant, l'administration n'ayant pas justifié le montant alloué, inférieur au maximum de 5 000 euros prévu par le barème applicable. Il enjoint à l'ONACVG de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et les articles L. 911-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2200110(TA83-2200110)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. E..., blessé à l’œil gauche par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’une opération de maintien de l’ordre le 12 janvier 2019 à Toulon, afin d’engager la responsabilité de l’État. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, considérant que le requérant, tiers à l’opération de police, avait subi un dommage grave directement causé par l’usage d’une arme. Il a condamné l’État à verser à M. E... une somme totale de 304 171,82 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, ainsi qu’à rembourser à la CPAM du Var ses débours pour 20 965,64 euros, majorés des intérêts et de l’indemnité forfaitaire de gestion. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de la sécurité sociale, sans exonération pour faute de la victime.
N° TA83-2301221(TA83-2301221)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., pêcheur retraité, contestant le retrait de son étal de pêche et le refus de lui en délivrer un nouveau. La juridiction a jugé irrecevable la contestation du retrait de l'étal, faute de décision administrative, l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) étant arrivée à son terme. Concernant le refus de délivrance d'une nouvelle AOT, le tribunal a appliqué les articles L. 2122-1 et L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui imposent une procédure de sélection pour les occupations du domaine public à but économique. La solution retenue est le rejet de la requête, la commune n'ayant pas méconnu le principe d'égalité en refusant l'autorisation.
N° TA83-2301025(TA83-2301025)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de l'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONACVG) lui accordant une aide financière de 1 500 euros. La requérante sollicitait l'annulation de cette décision et un réexamen de sa demande, estimant que l'administration avait commis une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que les dépenses projetées par Mme B..., qui exerçait déjà une activité professionnelle en CDI, ne présentaient pas un caractère essentiel au sens du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA83-2501578(TA83-2501578)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation collégiale, a annulé les arrêtés des 8 avril et 7 mai 2025 par lesquels le préfet du Var avait refusé un titre de séjour à M. C... et Mme E..., un couple de nationalité turque, et les avait obligés à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a relevé que le couple résidait en France depuis plus de dix ans, que leurs trois enfants y étaient nés et scolarisés, et que M. C... disposait d'un contrat de travail à durée indéterminée, établissant ainsi une vie privée et familiale stable. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour aux requérants.
N° TA83-2300542(TA83-2300542)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL SB2 contestant une amende de 6 600 euros infligée par le DREETS pour manquements à la législation sur le décompte de la durée du travail. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que le montant de l'amende, appliqué conformément aux articles L. 8115-1 et L. 8115-3 du code du travail, n'était pas disproportionné. La demande de la société a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA83-2501638(TA83-2501638)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 5 février 2025 par lequel le préfet du Var avait fait obligation de quitter le territoire français à M. B..., ressortissant turc, sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que M. B. avait formulé une demande d'asile lors de son audition, ce qui obligeait le préfet à enregistrer cette demande et à lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, conformément aux articles L. 521-1 et L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de l'un des cas prévus aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2 du même code, le préfet ne pouvait pas prendre de mesure d'éloignement tant que M. B. bénéficiait du droit de se maintenir sur le territoire français. Par conséquent, la décision d'éloignement est entachée d'erreur de droit.
N° TA83-2300600(TA83-2300600)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., enfant d'ancien harki, contestant le montant insuffisant d'une aide de 4 000 euros attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) pour l'amélioration de son logement. La juridiction a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que la requête invoquait implicitement une erreur d'appréciation. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration avait fait une application conforme au barème prévu par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, et que M. A... n'établissait pas que l'aide accordée était insuffisante pour subvenir à ses besoins essentiels en matière de logement.
N° TA83-2502026(TA83-2502026)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours de M. A..., ressortissant tunisien, contre deux arrêtés préfectoraux : le retrait de sa carte de résident (9 octobre 2024) et une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an (14 avril 2025). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA83-2501658(TA83-2501658)
Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet du Var obligeait une ressortissante tunisienne à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a retenu que cette décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la requérante étant mère d'un nourrisson français dont l'intérêt supérieur n'avait pas été pris en compte. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer le droit au séjour de l'intéressée dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA83-2504872(TA83-2504872)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D..., qui demandait le paiement d'heures supplémentaires pour sa fille. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme D... n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du tribunal en application des articles R.412-1 et R.612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R.222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA83-2500860(TA83-2500860)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. E... visant à obtenir la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024. Le requérant soutenait que ses biens, situés à Toulon, étaient inhabitables en raison de travaux et devaient être exonérés sur le fondement de l'article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que M. E... n'avait pas démontré que les logements étaient normalement destinés à la location, condition nécessaire pour bénéficier du dégrèvement pour vacance. En outre, il n'a pas prouvé que la vacance était indépendante de sa volonté, ayant lui-même entrepris des travaux de reconstruction après l'achat du bien.
N° TA83-2300314(TA83-2300314)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Anadel, qui contestait des saisies administratives à tiers détenteurs émises pour le recouvrement de la taxe foncière 2021. Le juge a constaté que la société n'avait pas formé de réclamation préalable auprès du comptable public avant de saisir le tribunal, comme l'exigent les articles L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales. En conséquence, les conclusions dirigées contre les actes de poursuite ont été déclarées irrecevables. La demande d'indemnisation pour frais bancaires et préjudice a également été rejetée, faute de lien établi avec une faute de l'administration.
N° TA83-2500871(TA83-2500871)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2024. Le requérant soutenait que le bien situé à Six-Fours-les-Plages constituait sa résidence principale, mais n'a pas apporté la preuve de son occupation à ce titre au 1er janvier 2024. L'administration fiscale s'est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts pour maintenir l'imposition. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
N° TA83-2500703(TA83-2500703)
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la demande de Mme A... qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour résidence secondaire au titre de l'année 2023. La requérante soutenait n'être qu'une locataire saisonnière et non propriétaire du bien, mais le tribunal rappelle que la taxe est due par toute personne ayant la disposition ou la jouissance du logement au 1er janvier de l'année d'imposition, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. Faute de produire un contrat de location et compte tenu de sa propre déclaration d'occupation jusqu'en juin 2023, Mme A... est considérée comme ayant eu la jouissance du bien au 1er janvier 2023. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2501148(TA83-2501148)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D... qui demandait la réduction de la taxe foncière sur un bien situé à Draguignan, au motif que le logement, qui constituait la résidence principale du défunt, n'était pas destiné à la location. La solution retenue est fondée sur l'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à la condition que le bien soit normalement destiné à la location, condition non remplie en l'espèce. Le tribunal a jugé que les circonstances de vacance invoquées étaient sans incidence sur l'application de ces dispositions.
N° TA83-2403711(TA83-2403711)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SA Genefim, qui contestait sa cotisation de taxe foncière pour 2023 concernant un complexe cinématographique. La société demandait l’application d’une nouvelle valeur locative non révisée et se prévalait de doctrines fiscales, mais le tribunal a jugé que la valeur locative à retenir pour le lissage des cotisations devait être déterminée selon le code général des impôts en vigueur au 31 décembre 2016. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction fiscale et des intérêts moratoires. Les articles 1518 A quinquies, 1518 E du code général des impôts et 1498 du même code ont été appliqués.