Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403676(TA83-2403676)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., brigadier-chef de police municipale, qui contestait son arrêté de révocation pris par le maire du Lavandou pour usage de faux certificats médicaux et arrêts de travail. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions du requérant visant à substituer à la révocation une suspension de deux ans, le juge ne pouvant se substituer à l'administration dans le choix de la sanction. Sur le fond, le moyen tiré d'un défaut d'accès au dossier disciplinaire a été écarté, la consultation ayant été possible sept jours avant le conseil de discipline. Enfin, le tribunal a jugé que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des faits, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA83-2302263(TA83-2302263)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., sapeur-pompier professionnel, qui contestait la décision du SDIS du Var du 16 mai 2023 le déclarant apte à reprendre son travail à compter du 12 septembre 2022. Le tribunal a jugé que le SDIS n'avait pas commis d'erreur de droit en suivant l'avis du conseil médical du 27 avril 2023, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également estimé que l'administration n'avait pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que les certificats médicaux postérieurs ne remettaient pas en cause l'aptitude de l'intéressé à la date de la reprise. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA83-2403865(TA83-2403865)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient l'annulation de la délibération du 23 septembre 2024 par laquelle le conseil municipal de Cogolin a approuvé la modification simplifiée n° 11 de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment la procédure de modification simplifiée et le défaut de consultation de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez. Le tribunal a jugé que la commune avait bien consulté les personnes publiques associées, dont la communauté de communes, par un courrier du 25 mars 2024, et que l'absence de réponse dans le délai imparti valait avis favorable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 132-7, L. 153-40, R. 153-4 et L. 153-47 du code de l'urbanisme.
N° TA83-2304105(TA83-2304105)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du préfet du Var du 8 novembre 2023 refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en jugeant les ressources du demandeur insuffisantes et instables au regard des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA83-2301136(TA83-2301136)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de la SCEA Fondugues-Pradugues, qui demandait l'annulation de la décision de France AgriMer du 4 novembre 2022 lui réclamant le remboursement de 48 238,96 euros d'aide aux investissements vitivinicoles. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen relatif à une erreur matérielle sur la réalisation des travaux n'était pas fondé, au regard des textes applicables, notamment le règlement (CE) n° 1234/2007. En conséquence, la demande de médiation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA83-2504405(TA83-2504405)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant un titre exécutoire émis par la commune de Bagnols-en-Forêt pour le recouvrement d’intérêts contractuels et de dépens. La solution retenue est fondée sur l’incompétence de la juridiction administrative, car la créance trouve son origine dans un arrêt de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, relevant de l’ordre judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre juridictionnel incompétent.
N° TA83-2300794(TA83-2300794)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a été saisi par le Fonds de Garantie des Victimes d’Actes de Terrorisme et d’Autres Infractions (FGTI), subrogé dans les droits d’un agent de police municipale grièvement blessé lors d’une intervention. Le FGTI demandait à la commune de Cavalaire-sur-Mer le remboursement intégral des indemnités versées à l’agent, sur le fondement de l’obligation de protection statutaire de l’employeur public. La commune contestait le montant réclamé, arguant que certains préjudices étaient déjà couverts par la pension d’invalidité et qu’il convenait d’appliquer un barème moins élevé. Le tribunal a fait droit à la demande du FGTI en condamnant la commune à lui verser la somme de 374 624,46 euros, avec intérêts et capitalisation, en application des articles 706-3, 706-4 et 706-11 du code de procédure pénale et de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique.
N° TA83-2303731(TA83-2303731)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauricien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 27 septembre 2023 par lequel le préfet du Var avait ordonné son expulsion du territoire français pour menace grave à l'ordre public. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit au regard des articles L. 521-3, L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'erreur d'appréciation sur l'état de santé et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'expulsion, fondée sur les articles L. 631-1 et suivants du CESEDA.
N° TA83-2303789(TA83-2303789)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 27 juin 2023 refusant son titre de séjour. Le requérant, ressortissant tunisien, invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis de la commission du titre de séjour, une erreur de fait sur une condamnation pénale, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a examiné ces moyens en se fondant sur les articles L. 412-5, L. 432-13, L. 432-14, R. 432-6, R. 432-7 et R. 432-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale.
N° TA83-2303853(TA83-2303853)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 juin 2023 refusant son titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au vu de ses nombreuses condamnations pénales pour des faits de vol, extorsion et stupéfiants. La solution est fondée sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2501510(TA83-2501510)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière et qu'il comportait les considérations de droit et de fait requises. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA83-2501661(TA83-2501661)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant vietnamien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 mars 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur l'inexécution d'une précédente obligation de quitter le territoire, en application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale et de l'absence de liens suffisamment stables et intenses en France.
N° TA83-2501676(TA83-2501676)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet du Var du 27 décembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car introduite le 28 avril 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, courant à compter de la notification de l'arrêté le 3 janvier 2025. Le recours gracieux formé par l'intéressée n'a pas prorogé ce délai en application de l'article R. 911-1 du même code.
N° TA83-2501675(TA83-2501675)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. B..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a appliqué l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une délivrance exceptionnelle de titre aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en retenant le manque de sérieux de la scolarité de M. B., caractérisé par des absences et des résultats insuffisants, malgré ses progrès en français. La requête a été rejetée, confirmant la légalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.
N° TA83-2501671(TA83-2501671)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain et italien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 mars 2025 prononçant son éloignement sans délai avec interdiction de circulation. Le tribunal a d'abord admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a jugé que la requête était tardive et donc irrecevable, car introduite au-delà du délai de recours contentieux. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA83-2504507(TA83-2504507)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en formation de juge du DALO, a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction visant à obtenir un logement au titre du droit au logement opposable. Constatant que la commission de médiation du Var avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 3 avril 2025 et qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de procéder au logement de l’intéressé avant le 1er mars 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter de cette date, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA83-2504508(TA83-2504508)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par Mme A... pour obtenir un logement au titre du droit au logement opposable, après une décision favorable de la commission de médiation du Var du 3 avril 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de lui attribuer un logement avant le 1er mars 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2504509(TA83-2504509)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par M. A... pour obtenir le logement prioritaire que la commission de médiation du Var lui avait reconnu le 3 avril 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de loger M. A... avant le 1er mars 2026, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, à compter du 1er mars 2026.
N° TA83-2504792(TA83-2504792)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de La Seyne-sur-Mer interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique dans une zone de sécurité prioritaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou aux libertés qu'elle défend. Il a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la commune et la disproportion de la mesure, ne créaient pas, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2505083(TA83-2505083)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au Sous-Préfet de Draguignan de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de renouvellement, déposée le 16 avril 2025, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet après quatre mois de silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. En conséquence, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision de rejet et ne pouvait être prononcée par le juge des référés. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.