25 077 décisions disponibles — page 213/1254
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 27 août 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé d'accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à Mme D..., une ressortissante ivoirienne mineure demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en considérant la demande d'asile de l'intéressée comme une demande de réexamen, ce qui a conduit à un refus illégal au regard des articles L. 521-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme D. et de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil, incluant le versement rétroactif de l'allocation pour demandeur d'asile à compter du 27 août 2025.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation au droit au logement opposable, afin d’obtenir une injonction d’hébergement sous astreinte. Le préfet de la Haute-Garonne a conclu au non-lieu à statuer, justifiant que M. A et sa famille étaient hébergés depuis le 20 août 2025. Le tribunal a constaté que l’hébergement avait été attribué, rendant sans objet les conclusions principales, et a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction, fondé sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation pour un hébergement d'urgence, afin d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui proposer un logement sous astreinte. Le préfet a fait valoir que Mme B et sa famille étaient hébergées depuis le 29 août 2025, ce que la requérante n'a pas contesté sur le fond, mais elle a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Le juge a constaté que l'hébergement effectif rendait sans objet les conclusions principales à fin d'injonction et d'astreinte, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser au conseil de Mme B, sous réserve de sa renonciation à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un hébergement d'urgence, afin d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui proposer un logement. Le préfet a fait valoir que M. B était hébergé depuis le 29 août 2025, ce qui a conduit le requérant à maintenir uniquement ses conclusions au titre des frais de justice. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B. Constatant que l'hébergement effectif rendait les conclusions à fin d'injonction sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 441-18 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 13 septembre 2024 lui refusant l'admission au séjour en tant qu'ascendante à charge d'une ressortissante française, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que les preuves de dépendance financière (virements bancaires de sommes modiques) étaient insuffisantes pour démontrer qu'elle était à la charge de sa fille au sens de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, compte tenu de l'absence de justification d'une situation personnelle exceptionnelle. Par conséquent, les moyens tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de renvoi ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 6-7° de l'accord franco-algérien, dès lors que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) ont été validées, le tribunal estimant qu'elles n'étaient pas entachées d'illégalité ni de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation, notamment en relevant l'absence de caractère sérieux de ses études en raison de changements de formations. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, officier de l'armée de terre, qui contestait sa notation annuelle pour l'année 2023. Le requérant soutenait que cette notation était entachée d'erreurs de fait, d'imprécisions, d'une erreur manifeste d'appréciation et constituait une sanction déguisée. Le tribunal a jugé que la notation, fondée sur les articles L. 4135-1 et suivants du code de la défense, relevait d'une appréciation souveraine de l'autorité hiérarchique et ne reposait pas sur des faits matériellement inexacts. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. B..., de nationalité algérienne, contestant le rejet implicite puis explicite (arrêté du 12 mars 2024) de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. Il a notamment relevé que M. B... ne justifiait pas d’une présence continue et stable en France, ni d’une intégration particulière, compte tenu de ses condamnations pénales et de ses attaches familiales en Algérie. La solution s’appuie sur les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision préfectorale ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé le titre de perception de 4 992,44 euros émis par la commune de Brusque à l'encontre de Mme B, attachée territoriale, pour un trop-perçu de rémunération. La juridiction a jugé que le titre était insuffisamment motivé, en violation de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012, car il n'indiquait pas les bases de calcul de la créance. La fin de non-recevoir pour tardiveté de la requête a été écartée. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le décret n° 2012-1246.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de plusieurs associations environnementales demandant la condamnation de l'État pour carence dans la protection de l'ours brun. Les associations sollicitaient l'annulation du refus implicite de renforcer la population d'ours, des dommages-intérêts pour préjudice moral, et une injonction de réintroduire des spécimens. Le tribunal a jugé les conclusions indemnitaires irrecevables, faute pour la demande préalable du 2 décembre 2021 d'avoir lié le contentieux. Sur le fond, il a estimé que l'État n'avait pas méconnu ses obligations découlant de la directive Habitats (92/43/CEE) et du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. et Mme F... contestant le refus de la directrice du centre de détention de Muret d'accorder des parloirs familiaux à M. F... avec ses enfants mineurs. Le tribunal a rejeté les moyens de légalité externe, estimant que la signature de la décision, bien que ne comportant que l'initiale du prénom, permettait d'identifier l'auteur et ses fonctions. Sur le fond, le tribunal a considéré que le refus était justifié par la nature et la gravité des faits ayant conduit à l'incarcération de M. F..., à savoir des violences habituelles ayant entraîné la mort d'un mineur, et que cette décision ne méconnaissait ni l'intérêt supérieur de l'enfant ni le droit au respect de la vie privée et familiale. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme F, qui contestaient le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille au titre de l’année 2023-2024, fondé sur le 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique du rectorat de Toulouse du 30 mai 2023, qui s’est substituée à la décision initiale du 19 avril 2023, était légale. Il a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de compétence de la signataire, le vice de procédure lié à la notification tardive, et l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions des requérants.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus du maire de Mazamet de lui délivrer un permis de construire pour une bergerie de 32 m². Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la signataire de l’arrêté, d’erreur de droit liée à une prétendue compétence liée, et d’erreur d’appréciation. Il a jugé que la construction n’était pas nécessaire à une exploitation agricole réelle et suffisante, en application des articles R. 151-22 et R. 151-23 du code de l’urbanisme, ainsi que du règlement du plan local d’urbanisme de Mazamet. La demande de M. D a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 3 euros pour des préjudices moral et de jouissance. Le requérant invoquait une carence fautive du maire d'Alvignac-les-Eaux dans l'exercice de ses pouvoirs de police en matière d'urbanisme (article L. 480-1 du code de l'urbanisme) et de police générale, en raison de nuisances sonores et visuelles causées par son voisin. Le tribunal a jugé que M. B n'établissait pas la réalité des infractions alléguées, ni celle des préjudices invoqués. Les conclusions indemnitaires dirigées contre la commune ont également été rejetées, faute de demande préalable.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes des sociétés Boralex Energie Verte, Eurocape New Energy France et Centrale Eolienne des Pins contestant la délibération du 4 mars 2021 approuvant le schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Lévézou, ainsi que la délibération du 19 janvier 2022 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) du Pays de Salars. Les requérantes invoquaient notamment l’insuffisance de l’évaluation environnementale, l’incompatibilité avec le SRADDET Occitanie et le caractère restrictif des règles limitant l’implantation d’éoliennes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les documents d’urbanisme étaient conformes aux dispositions des articles L. 141-4 et L. 141-5 du code de l’urbanisme. La solution retenue confirme la légalité des délibérations attaquées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme B, attachée territoriale, qui demandait la condamnation de la commune de Brusque pour non-paiement fautif de son traitement en juillet et août 2021, ainsi que pour un défaut de versement d’un plein traitement lors d’un congé pathologique post-natal. La requérante soutenait que la commune avait commis une faute en refusant de reconnaître les jours épargnés sur son compte épargne-temps et en ne lui versant pas l’intégralité de son traitement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge de Mme B une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique, le code général des collectivités territoriales, et les décrets relatifs aux congés annuels et au compte épargne-temps dans la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. C..., professeur certifié, contestant les décisions du recteur de l’académie de Toulouse de s’opposer à sa promotion au grade de hors classe pour les années 2020-2021 et 2021-2022. Le tribunal a jugé que les décisions d’opposition à promotion, en tant qu’actes préparatoires au tableau d’avancement, ne constituent pas des décisions faisant grief et ne sont pas détachables de ce tableau. Par conséquent, les conclusions dirigées contre ces seules décisions ont été déclarées irrecevables, le requérant n’ayant pas contesté le tableau d’avancement lui-même dans le délai légal. Les requêtes ont été rejetées, et les demandes de frais de justice ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de Mme A, agent communal, contestant son placement en absence injustifiée et la fixation de ses horaires de travail durant la pandémie de Covid-19. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la commune avait pris en compte sa situation de vulnérabilité et les contraintes liées au handicap de son enfant. Il a jugé que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucun vice de procédure et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les textes appliqués incluent la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020.