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Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de l’EURL Mahr France, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de l’année 2018 pour un montant de 27 066 euros. La société contestait l’imputation prioritaire du CICE 2018 sur l’impôt sur les sociétés dû pour l’exercice 2018, estimant que l’administration aurait dû imputer d’abord le CICE 2016. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 244 quater C et 199 ter C du code général des impôts, le CICE doit être imputé sur l’impôt dû au titre de l’année de versement des rémunérations, ce que l’administration avait correctement appliqué. Par conséquent, la demande de remboursement a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté les requêtes de Mme et M. C..., ressortissants turcs, qui contestaient les arrêtés du 7 avril 2025 leur retirant leur attestation de demande d'asile et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées et que la préfète avait procédé à un examen personnalisé de leur situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Essonne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressée ne justifiait pas de liens personnels et familiaux d'une intensité telle que le refus porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D..., ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision était légale, notamment car la demande de protection subsidiaire pour sa fille n'était pas en cours d'examen et que le risque de fuite était caractérisé. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient infondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... épouse B..., ressortissante ivoirienne, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures sollicitées auraient fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que prohibe l'article L. 521-3. En outre, il n'appartient pas au juge des référés d'enjoindre à l'administration de statuer sur une demande de titre, une telle mesure n'étant pas provisoire.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante philippine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant d'aucune circonstance particulière nécessitant un traitement prioritaire de sa demande, alors qu'elle se maintient en situation irrégulière depuis 2019. La décision souligne que le délai de traitement invoqué n'est pas spécifique à sa situation et que son activité professionnelle, exercée sans droit au séjour, ne caractérise pas une urgence. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu notamment de son interpellation pour des faits de conduite sans permis. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 613-1 et L. 612-10.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de suspension présentée par la SARL Dry Fleury, contestant le rejet de sa déclaration préalable de travaux par le maire de Chatou. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la présomption d'urgence prévue à l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme n'étant pas applicable en l'espèce. Il a également considéré qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité des décisions attaquées, la demande de pièces complémentaires ayant interrompu le délai d'instruction. Les conclusions de la commune de Chatou tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. A..., agent territorial, contestant la sanction d’exclusion temporaire de deux ans prononcée par le maire de Chanteloup-les-Vignes le 27 octobre 2025, ainsi que le refus de lui attribuer un complément indemnitaire annuel. Le juge a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, les revenus de remplacement et ceux de son épouse permettant de faire face aux charges du foyer, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée, et M. A... a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant algérien, contestant la décision de la préfète de l’Essonne fixant l’Algérie comme pays de destination pour l’exécution d’une peine d’interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en droit comme en fait, et que le requérant n’établissait pas de risques personnels et actuels de traitements contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme en cas de retour. La solution retenue est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article L. 721-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 novembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été éloigné vers le Portugal le 30 décembre 2025, soit après l’introduction de sa requête, le tribunal a estimé ne plus pouvoir instruire l’affaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait le risque de perdre son emploi faute d’attestation de prolongation d’instruction. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire à l’intervention à très bref délai, n’était pas établie, faute de précisions suffisantes sur sa situation financière et la gravité des répercussions. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 28 novembre 2025 par lequel le préfet des Yvelines avait retiré sa carte de résident et lui avait fait obligation de la restituer. Cette décision administrative faisait suite à une interdiction définitive du territoire français prononcée à son encontre par le tribunal correctionnel de Versailles le 8 novembre 2024. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 131-30 du code pénal et à l'article L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration était tenue d'exécuter cette peine complémentaire en retirant le titre de séjour, sans disposer d'aucun pouvoir d'appréciation. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer Mme A... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante, ressortissante égyptienne, avait déposé sa demande en ligne le 31 janvier 2023 sans obtenir de rendez-vous, et son dossier expirait le 31 janvier 2026. Le juge a retenu l'urgence, car l'expiration imminente du dossier risquait de contraindre l'intéressée à recommencer ses démarches. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe selon lequel l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de la convoquer pour enregistrer sa demande de naturalisation. Le juge des référés a estimé que la requérante ne démontrait pas une situation de blocage administratif, les éléments produits attestant seulement de difficultés à réserver un créneau en ligne, sans prouver en être empêchée. Il a également considéré que l'urgence n'était pas justifiée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
**Résumé :** Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Essonne de fixer un rendez-vous à Mme B..., ressortissante arménienne, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait d’une urgence, son dossier en ligne devant expirer le 30 janvier 2026, ce qui la contraindrait à recommencer ses démarches. Le juge a considéré que la mesure était utile, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et ne faisait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, pris par une autorité compétente et que la procédure, notamment la remise des brochures prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, avait été respectée. Il a également estimé que la présence du mari en France et le rejet antérieur de la demande d'asile en Allemagne ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation. La requérante a été admise à l'aide juridictionnelle provisoire, mais ses conclusions en annulation et ses demandes d'injonction et de frais d'instance ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant invoquait notamment un défaut d'information dans une langue comprise, une motivation insuffisante, un entretien individuel non conforme et une méconnaissance de la clause discrétionnaire (article 17). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la procédure régulière et la décision suffisamment motivée, sans qu'il soit établi de risque particulier en cas de transfert aux Pays-Bas.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 1er décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la procédure de reprise en charge avait été régulièrement suivie, les autorités belges ayant accepté la requête le 5 novembre 2025, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles 4 et 5 du règlement, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres griefs.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. F... contestant l'arrêté du préfet de Police du 2 décembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de sa vie familiale en France avec son épouse et ses deux filles scolarisées. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire après une précédente obligation de quitter le territoire. La solution s'appuie sur les articles L.612-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.