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Le Tribunal administratif de Versailles annule le refus implicite de la préfète de l’Essonne de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante tunisienne. La décision est fondée sur la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal retient notamment la présence de son mari titulaire d’une carte de résident, de ses enfants scolarisés dont un lourdement handicapé, de ses problèmes de santé et de ses efforts d’insertion professionnelle. Il enjoint à la préfète de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, avec une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par Mme B..., ressortissante brésilienne, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 29 juillet 2024 de la préfète de l'Essonne refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, et une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le refus était fondé sur l'absence de justificatif de domicile valide, conformément à l'article R. 431-10 du CESEDA et à l'annexe 10 de ce code.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision de la préfète de l’Essonne du 20 mars 2024 qui avait clôturé la demande de document de circulation pour étranger mineur (DCEM) pour l’enfant B... D..., au motif que l’un de ses parents était titulaire d’un titre de séjour. La juridiction a jugé que la préfète avait méconnu l’article L. 414-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, lequel prévoit la délivrance de plein droit du DCEM dès lors qu’au moins un parent est titulaire d’une carte de séjour temporaire, pluriannuelle ou de résident, sans condition d’entrée régulière sur le territoire. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer le document dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la signataire, d’insuffisance de motivation, et de méconnaissance de l’article 3 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987, de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant la légalité de la mesure d’éloignement.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant biélorusse, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui remettre une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée a été jugée de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait d’enjoindre à la préfète de l’Essonne d’instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge estime que la demande de délivrance d’un titre de séjour est irrecevable car elle présente un caractère définitif excédant sa compétence. Concernant l’instruction de la demande et la délivrance d’un récépissé, il relève que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les mesures sollicitées feraient obstacle à l’exécution de cette décision.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D..., ressortissant sri lankais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation des droits de la défense et de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 612-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 9 juillet 2025 par lequel la préfète de l’Essonne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne tenant pas compte de l’intégration exemplaire du requérant, arrivé mineur en France en 2021, de sa scolarité assidue couronnée par l’obtention d’un CAP, et de son projet d’apprentissage. En conséquence, la décision de refus de séjour est illégale, entraînant par voie de conséquence l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de renvoi.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 9 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit comme inopérant, le préfet ne s'étant pas fondé sur une menace à l'ordre public. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite de la préfète de l’Essonne refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. E... D..., ressortissant congolais marié à une Française. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 423-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que le requérant remplissait les conditions de séjour régulier, de durée de mariage et de communauté de vie. Il enjoint à la préfète de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 25 décembre 2025, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour en attendant une décision explicite. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans se considérer lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A..., première adjointe au maire de Villemoisson-sur-Orge, qui contestait l'arrêté du 13 novembre 2023 lui retirant sa délégation aux fonctions de vie associative et sport. Le tribunal juge que le maire peut, à tout moment, retirer une délégation, sous réserve que la décision ne soit pas inspirée par des motifs étrangers à la bonne marche de l'administration communale, conformément aux articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales. En l'espèce, le retrait était motivé par un conflit persistant avec un autre adjoint, perturbant le fonctionnement municipal, ce qui constitue un motif légitime. Les moyens d'erreur de fait, d'erreur de qualification juridique et de détournement de pouvoir sont écartés.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté les requêtes de la société For you only contestant les décisions de l’OFII lui imposant une contribution spéciale de 7 880 euros et une contribution forfaitaire de 2 553 euros pour l’emploi d’un salarié étranger sans autorisation de travail. La société invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte, sa bonne foi et l’absence de poursuites pénales, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. Il a également rejeté la demande subsidiaire de réduction du montant de la contribution spéciale à 1 000 fois le taux horaire du minimum garanti. La décision s’appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la société Yvelines déménagement, qui contestait une décision du directeur général de l'OFII du 15 septembre 2022 lui infligeant une contribution spéciale de 22 560 euros et une contribution forfaitaire de 6 372 euros pour l'emploi de trois salariés étrangers sans autorisation de travail. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et une erreur d'appréciation sur sa bonne foi. Le tribunal a relevé d'office l'application de la loi du 26 janvier 2024, qui a abrogé les articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondant la contribution forfaitaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du code du travail (articles L. 8253-1, L. 8251-1, L. 5221-8) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi modificative
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la société SR Food contestant deux titres de perception émis le 8 septembre 2022 pour des contributions spéciale et forfaitaire liées à l'emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. La juridiction a constaté que le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 n'avait pas été exercé avant la saisine du tribunal, rendant les conclusions irrecevables. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de carte de résident opposée par le préfet de l'Essonne à Mme C... A..., ressortissante guinéenne et mère d'un enfant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne pouvant se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour et n'apportant pas la preuve de circonstances particulières justifiant une nécessité de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire. En revanche, Mme C... A... a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence du litige, conformément à la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme B... d'une demande de réduction de leurs impositions (impôt sur le revenu, contribution exceptionnelle et contributions sociales) au titre de 2017, à la suite de la mise en œuvre d'une clause de garantie de passif et d'une révision du prix de cession de leurs actions de la société Atlante Construction. Le tribunal a partiellement fait droit à leur demande en accordant un dégrèvement, mais a rejeté le surplus de leurs conclusions, notamment en refusant la prise en compte de certains frais de cession non justifiés et en appliquant un abattement forfaitaire pour les frais d'acquisition. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 150-0 D, pour déterminer le calcul de la plus-value nette imposable après les événements ayant affecté le prix de cession.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... E..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de l'Essonne du 13 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, l'état de santé du fils du requérant n'étant pas établi comme suffisamment grave. La solution retenue est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de Mme F..., ressortissante péruvienne, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 23 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, validant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1 2°, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.