31 596 décisions disponibles — page 285/1580
Refus d'admission en master 1 à l'université Paris-Saclay. Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante, domiciliée en Algérie, n'a pas régularisé sa requête en faisant élection de domicile sur le territoire de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Contentieux de la prestation de compensation du handicap (PCH) – Tribunal administratif de Versailles – Incompétence de la juridiction administrative – Application des articles L. 245-2 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La requête de Mme B, contestant le non-versement de la PCH et demandant des dommages et intérêts, a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent. Le tribunal a jugé que ces contestations relèvent de la compétence du juge judiciaire, spécialement désigné en matière de sécurité sociale et d'aide sociale.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la commune de Mantes-la-Jolie d’une demande de suspension de l’exécution d’un arrêté préfectoral du 12 août 2025 délivrant un permis de construire à titre précaire pour l’installation de bâtiments modulaires destinés à l’hébergement de mineurs non accompagnés. La commune invoquait l’urgence et l’existence de moyens propres à créer un doute sérieux, notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation quant au caractère temporaire et réversible du projet. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, après régularisation par un arrêté rectificatif. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 18 novembre 2024 par lequel le préfet des Yvelines refusait de renouveler la carte de résidente de Mme A, ressortissante chinoise. La juridiction a jugé que le motif de menace pour l'ordre public, fondé sur des condamnations anciennes (2006 et 2014), était entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme A résidait en France depuis 2001, était veuve et souffrait d'une grave pathologie, rendant le refus disproportionné. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et du rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Enfin, il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, le requérant ne justifiant pas de liens personnels suffisamment stables en France.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-de-Marne a rejeté la demande de M. A, ressortissant congolais, tendant à l'abrogation de son arrêté d'expulsion de 2005. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs prévue à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 9 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé de M. A..., ressortissant malien, qui demandait une injonction pour obtenir un document justifiant la régularité de son séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour est née du silence de l'administration après quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B A C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du 2 mai 2025 de la préfète de l'Essonne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été examinée en formation collégiale après audition du rapport. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné les requêtes de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet des Yvelines de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que M. B justifiait d'une résidence stable et continue en France depuis 2018, ainsi que d'une insertion professionnelle par un contrat à durée indéterminée. En conséquence, il a annulé les décisions de refus de séjour et d'éloignement, estimant qu'elles étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 6 mai 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fondant son refus sur l'absence d'activité professionnelle et de droits à l'allocation chômage, conditions requises par l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public a été écarté comme inopérant, le préfet ne s'étant pas fondé sur ce motif.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle écarte la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant que la cellule familiale peut se reconstituer en Tunisie et que la mesure n'est pas disproportionnée. Le tribunal rejette également les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 5 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut de signature, estimant que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité bénéficiant d'une délégation valide et que l'auteur était identifiable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le jugement ne précise l'examen des autres moyens soulevés par la requérante. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration (article L. 212-1) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant pakistanais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la durée et de la stabilité de l'insertion professionnelle du requérant, justifiant la délivrance d'une carte de séjour "salarié". Il enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que si la demande de rendez-vous de l'intéressé, déposée en mai 2022, est en cours de traitement depuis plus de trois ans, cette durée n'est pas spécifique à sa situation et ne caractérise pas, par elle-même, une situation d'urgence au sens des dispositions précitées. En l'absence d'urgence justifiée, la condition posée par l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, les conclusions à fin d'injonction sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A..., ressortissant albanais, qui sollicitait une injonction pour obtenir un récépissé ou un rendez-vous afin de faire enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rappelé que l'administration doit, dans un délai raisonnable, recevoir l'étranger et enregistrer sa demande si le dossier est complet, mais que la condition d'urgence n'est présumée que pour les renouvellements de titres de séjour. En l'espèce, M. A... n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une urgence justifiant une mesure provisoire, sa requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler sa mutation unilatérale à un poste d’enseignant. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que l’agent était affecté dans le Val-d’Oise. Il a donc estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise et a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du maire de Mareil-Marly du 7 novembre 2022 qui s'opposait à la déclaration préalable de M. et Mme C pour la construction d'un mur de soutènement. Le tribunal juge que le motif de refus, fondé sur le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) interdisant les exhaussements non nécessaires à une construction principale, est entaché d'une erreur de droit. En effet, le mur de soutènement constitue un aménagement autorisé, rendant directement nécessaire l'exhaussement de sol. Les conclusions indemnitaires des requérants sont rejetées comme irrecevables, faute de réclamation préalable. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme B, voisins, qui demandaient l'annulation de trois certificats d'urbanisme opérationnels délivrés par le maire de Bazemont le 3 mars 2022 pour un projet de construction de trois maisons. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée contre la commune, jugeant que le maire disposait d'une délégation valable du conseil municipal pour la défendre en justice dans les affaires d'urbanisme. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incomplétude des dossiers de demande et de l'illégalité du plan local d'urbanisme (PLU) au regard du schéma de cohérence territoriale (SCOT), mais les a rejetés comme non fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de désigner un expert, et la mise à la charge des requérants d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Versailles annule la décision du 17 octobre 2023 par laquelle la commission de médiation des Yvelines a rejeté le recours de M. B. La commission avait motivé son refus par le fait que l'intéressé n'avait pas épuisé les dispositifs de droit commun, mais le tribunal juge que M. B, hébergé en structure sociale depuis plus de dix-huit mois, remplissait les critères de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En application du II de l'article L. 441-2-3 du même code, la commission devait reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.