31 596 décisions disponibles — page 424/1580
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 mai 2025 par laquelle le ministre de la justice a prolongé le placement à l'isolement de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas d'éléments suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate à sa santé justifiant une intervention en référé. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été jugé propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'extraction et aux frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté du préfet des Yvelines du 11 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour une durée d’un an. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen et d’erreur de droit, estimant l’arrêté suffisamment motivé et fondé sur un examen complet de sa situation. Il juge également que la mesure ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, la cellule familiale pouvant se reconstituer en Algérie, et qu’elle n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La décision est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.