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Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante kazakhe, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de voyage. En cours d'instance, le préfet des Yvelines a convoqué l'intéressée, rendant ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du 8 novembre 2023 par laquelle le préfet des Yvelines a refusé le regroupement familial sollicité par M. B pour ses deux enfants. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance d’habitabilité du logement, estimant que ses deux chambres étaient inadaptées pour une famille de sept personnes. Le tribunal juge que la superficie de 76 m² excède le seuil réglementaire de 72 m² applicable en zone A bis et qu’aucune disposition légale ou réglementaire n’impose un nombre précis de chambres. La décision est annulée pour méconnaissance de l’article R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du maire de Corbeil-Essonnes mettant fin à son autorisation d'occupation d'un emplacement sur le marché des Tarterêts. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les manquements réitérés de M. B aux obligations du règlement intérieur (métrage, propreté) étaient établis, justifiant la mesure de police prise sur le fondement des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de production d'une décision préalable de l'administration sur la demande de M. B.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour de l'intéressé n'était plus en cours d'instruction, un arrêté portant refus de titre et obligation de quitter le territoire français ayant été pris le 3 avril 2025. En conséquence, l'absence de délivrance d'un récépissé ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés, et la condition d'urgence n'était pas remplie. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Yvelines du 31 mars 2022 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de saisine de la CCAPEX, et l'absence d'examen de sa situation personnelle. Il a jugé que la procédure était régulière au regard du code des procédures civiles d'exécution et de la loi du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite du maire de Gazeran rejetant la demande de Mme B d'obtenir une concession de cavurne sans être tenue d'y apposer une plaque funéraire identique à celles des autres cavurnes du cimetière. Le tribunal juge que le maire a excédé ses pouvoirs de police des cimetières en imposant une telle obligation esthétique, qui ne repose sur aucun fondement légal, contrairement aux articles L. 2223-12 et L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales. Il enjoint à la commune de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et la condamne à verser 1 800 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Essonne refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme A, ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été reconnue présumée pour un refus de renouvellement, aggravée par la suspension de son stage et l'impossibilité de changer de statut. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision au regard du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de Mme C épouse B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que, faute de décision explicite dans un délai de quatre mois, la demande de titre de séjour était implicitement rejetée en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante guinéenne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de la convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car la requérante avait elle-même provoqué la situation en déposant sa demande hors des délais prévus par les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justifier de circonstances particulières. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Cette requête en référé, déposée devant le Tribunal administratif de Versailles, concerne un ressortissant camerounais qui, en raison de dysfonctionnements persistants de la plateforme numérique ANEF, se trouve dans l'impossibilité de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. La juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande et enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer le requérant pour un rendez-vous dans un délai de huit jours. La solution retenue se fonde sur le constat d'une situation d'urgence, caractérisée par l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation concrète de l'intéressé, et sur l'utilité de la mesure pour garantir son droit à voir sa situation examinée, conformément aux principes applicables en matière de séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D, ressortissant cap-verdien, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet de l'Essonne du 7 mars 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le requérant, en raison de ses 36 mentions au fichier des antécédents judiciaires pour des faits graves et répétés, constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du 12 avril 2023 par laquelle le préfet des Yvelines a rejeté la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant camerounais titulaire d’une carte de résident de longue durée UE, au bénéfice de son épouse. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur la nature du titre de séjour pour refuser la demande, alors que l’article R. 434-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile autorise le regroupement familial pour les titulaires d’une telle carte. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 24 octobre 2023, a constaté que la préfète de l’Essonne n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. A, pourtant enjoint par cette décision. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint à la préfète de procéder à ce réexamen sous un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Il a également condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par la SCCV MB Vista d’une demande d’indemnisation fondée sur l’article L. 105-1 du code de l’urbanisme, en raison du préjudice subi suite à l’impossibilité de réaliser un projet de construction après une modification du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’avait pas entrepris les travaux dans le délai de trois ans prévu à l’article R*424-17 du code de l’urbanisme, et que le permis de construire était donc périmé. Il a également jugé que les conditions pour engager la responsabilité sans faute de la communauté d’agglomération n’étaient pas réunies, faute de préjudice direct et certain. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation d'un arrêté du 16 septembre 2022 par lequel le maire de Poissy avait délivré un permis de construire modificatif à M. B pour l'installation d'une sortie ventouse en toiture. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté manquait en fait, dès lors que le maire avait régulièrement délégué sa signature à un adjoint par un arrêté publié sur le site internet de la commune. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 2131-1 et R. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.
Résumé : Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A, ressortissant sénégalais. Le requérant justifiait de l'urgence, car sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée en 2022 via la plateforme "démarches simplifiées", expire le 29 juillet 2025 sans qu'il ait obtenu de rendez-vous, le contraignant à déposer un nouveau dossier. La juridiction a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer M. A pour enregistrer sa demande de titre de séjour, dans un délai de trois semaines à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard.
Cette décision du Tribunal administratif de Versailles concerne un recours en référé-suspension formé par des parents contre une mise en demeure du directeur académique des Yvelines de scolariser leur enfant de cinq ans dans un établissement scolaire, au motif que l’instruction en famille n’était plus autorisée. Les requérants invoquent l’urgence en raison du délai de quinze jours pour se conformer à la décision et des troubles anxieux de l’enfant, et soutiennent qu’il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison de vices de procédure lors des contrôles pédagogiques, d’une insuffisance de motivation et d’erreurs d’appréciation. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, doit vérifier si la condition d’urgence est remplie et s’il existe un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire s’inscrit dans le cadre des articles L. 131-10 et suivants du code de l’éducation, relatifs à l’obligation scolaire et à l’instruction en famille.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de M. B, visant à obtenir des mesures d'organisation générale du service public d'accueil des étrangers, excédait les pouvoirs du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures utiles et provisoires sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. En l'absence de contestation sérieuse sur la procédure de rendez-vous mise en place par la préfecture, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision implicite du maire de Savigny-sur-Orge refusant la désinstallation des caméras de vidéoprotection communales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les atteintes alléguées à la vie privée et aux prérogatives du conseil municipal n'étant pas suffisamment graves et immédiates pour justifier une suspension en référé. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait à être convoqué pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, car l’intéressé n’avait pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l’obtention rapide d’un rendez-vous, sa demande relevant d’une première admission au séjour et non d’un renouvellement. La décision rappelle que l’administration doit examiner la situation dans un délai raisonnable, mais que le requérant n’a pas démontré de dysfonctionnement anormal ou d’urgence spécifique.