31 596 décisions disponibles — page 496/1580
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le transfert de son dossier de demande de titre de séjour de la préfecture de l'Essonne vers celle du Doubs. Le juge des référés a constaté que M. A résidait à Besançon (Doubs) à la date de sa requête, et non dans le ressort du tribunal de Versailles. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement pour statuer sur cette demande, conduisant au rejet de l'intégralité des conclusions.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Maison d'apprentissage de la langue arabe et de la culture (MALAC) contestant le refus du préfet de l'Essonne de lui accorder une dérogation au repos dominical. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la société ne démontrait pas que le refus compromettait son fonctionnement normal au sens de l'article L. 3132-20 du code du travail. Les éléments avancés, comme un chiffre d'affaires prévisionnel le dimanche ou des difficultés financières liées à un déménagement, ont été considérés comme insuffisants pour justifier une dérogation. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Europe Services Propreté d’une requête visant à obtenir la communication de documents relatifs à un marché public, ainsi que des injonctions et des frais de procédure. La société s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 21 novembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C, ressortissante turque, contestant le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle par le préfet de l'Essonne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en retirant le titre, Mme C ayant employé un étranger sans titre de travail en violation de l'article L. 8251-1 du code du travail. La mesure de retrait, considérée comme une sanction, a été jugée proportionnée à la gravité des faits. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 432-7) et le code du travail.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Longueil Invest d’une demande d’indemnisation de 850 euros, correspondant à une redevance forfaitaire de mutation qu’elle estimait illégale, instaurée par l’Association Syndicale du Parc de Maisons-Laffitte. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’association, la société justifiant avoir payé la somme lors de la vente de son bien. Sur le fond, il a jugé que l’association avait commis une faute en instaurant cette redevance, laquelle n’était prévue ni par l’ordonnance du 1er juillet 2004 ni par le décret du 3 mai 2006 relatifs aux associations syndicales autorisées, et ne relevait pas de ses statuts. En conséquence, le tribunal a condamné l’association à rembourser la somme de 850 euros à la société Longueil Invest, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 mars 2023 et de leur capitalisation.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné les requêtes de M. C contre deux délibérations du conseil municipal de Louveciennes des 9 juin 2023, l'une portant désaffectation et déclassement d'une emprise de 20 m² (n°2023-06-47) et l'autre autorisant sa vente (n°2023-06-48). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. C, notamment ceux tirés d'un défaut d'information des conseillers municipaux, de l'absence d'enquête préalable, de la méconnaissance du droit de priorité des riverains, et d'une atteinte à l'intérêt général. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des deux délibérations et a mis à la charge de M. C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A. Cette demande visait à contester le refus de renouvellement de sa carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) et la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la requête relevait de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le lieu d'exercice de l'activité étant situé dans les Hauts-de-Seine, et non de celle de Versailles. Par ailleurs, le juge des référés s'est déclaré incompétent pour suspendre une décision de suspension d'un contrat de travail. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. Olivier Vagneux, conseiller municipal, qui contestait le refus du maire de Savigny-sur-Orge de lui communiquer des documents (rapports moraux et financiers) relatifs à des associations subventionnées. Le tribunal a estimé que le tableau de répartition des subventions, transmis en amont du conseil municipal, constituait une information suffisante au titre de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées. En raison du caractère abusif du recours, M. Vagneux a été condamné à une amende de 2 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de M. B, conseiller municipal, qui contestait le refus du maire de Savigny-sur-Orge de traiter ses deux questions orales lors du conseil municipal du 29 juin 2023, en se fondant sur l'article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le maire pouvait légalement refuser de traiter ces questions, car elles contenaient des propos injurieux et portaient sur une affaire judiciaire en cours, ce qui ne relevait pas d'un sujet d'intérêt général au sens du règlement intérieur. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. Vagneux, conseiller municipal, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Savigny-sur-Orge refusant de mettre en place un système de recueil des demandes de consultation des électeurs. Le requérant soutenait que cette absence de système empêchait l'application de l'article L. 1112-16 du code général des collectivités territoriales et de l'article 23 du règlement intérieur de la commune. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans l'extrait fourni le raisonnement détaillé ayant conduit à cette solution.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé suspension de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le juge des référés estime que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie, car Mme B, sans titre depuis 2019, ne démontre pas de circonstances particulières justifiant une intervention immédiate. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui demandait à se voir délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas avoir accompli les démarches nécessaires pour obtenir un rendez-vous en préfecture, ni justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence à obtenir rapidement ce rendez-vous pour une première demande de titre de séjour. En l'absence de preuve de dysfonctionnement administratif ou de situation d'urgence particulière, la condition d'urgence n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A C. Le requérant, ressortissant tunisien, demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de traiter sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée le 27 mai 2024 et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un traitement rapide de sa demande, s'agissant d'une première demande et non d'un renouvellement de titre. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de finaliser l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge rappelle que, pour les demandes de renouvellement, l'urgence est en principe constituée, mais que la requérante n'établit pas avoir vainement tenté d'obtenir un rendez-vous via le site internet de la préfecture, ni justifié de circonstances particulières. En l'absence de preuve de dysfonctionnement ou d'urgence particulière, la condition d'urgence n'est pas remplie et la demande est rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de l'Essonne du 7 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, jugeant que la décision ne pouvait être fondée sur l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière), mais sur le 2° du même article (maintien sans titre après visa expiré). Il a rejeté les moyens d'insuffisance de motivation et d'inopérance de l'accord franco-marocain, et a examiné la légalité de la décision au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Cette décision du Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, estimant que le préfet a suffisamment motivé sa décision au regard de son entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour. Il juge également que l'insertion professionnelle invoquée par le requérant ne constitue pas une circonstance humanitaire justifiant de ne pas édicter l'interdiction de retour, en application des articles L. 611-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, contestant l’arrêté du préfet des Yvelines du 5 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l’article L. 423-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (parent à charge d’un Français) et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé qu’elle ne remplissait pas les conditions du texte, faute de visa long séjour, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son âge et de ses attaches au Maroc. La requête a été intégralement rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. Olivier Vagneux, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge, qui demandait l’annulation du refus du maire de rectifier la date de signature de procès-verbaux de commissions municipales. Le tribunal a jugé que ce refus n’était pas une décision faisant grief, car le procès-verbal lui-même est insusceptible de recours. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été déclarées irrecevables. De plus, M. Vagneux a été condamné à une amende de 2 000 euros pour recours abusif, en application de l’article R. 741-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. Olivier Vagneux, conseiller municipal, qui demandait l'annulation de la décision du maire de Savigny-sur-Orge refusant de rectifier dix-neuf délibérations du conseil municipal du 15 février 2023. Le requérant contestait la validité du pouvoir donné par un conseiller absent, arguant d'une irrégularité au regard de l'article L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales et d'un défaut d'authenticité du pouvoir. Le tribunal a jugé que ce pouvoir, donné spécifiquement pour cette séance, était régulier et que la circonstance d'absences antérieures ne l'entachait pas d'irrégularité. En conséquence, la requête a été rejetée et M. Vagneux a été condamné à une amende de 2 000 euros pour recours abusif.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, ressortissante moldave, qui sollicitait la suspension des décisions implicites de rejet de sa demande de titre de séjour et de son recours gracieux. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en ne justifiant pas de manière probante l’existence d’une procédure d’expulsion locative en cours. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.