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Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation en raison de son entrée en France en 2022 alors qu'il était mineur, sans prise en charge. Le tribunal a estimé que, compte tenu de son entrée récente, de l'absence de domicile fixe et de sa condamnation pour trafic de stupéfiants constituant une menace grave pour l'ordre public, la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ni ne méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par le centre communal d'action sociale (CCAS) du Mesnil-le-Roi pour obtenir réparation des désordres affectant la crèche municipale, notamment des fuites et infiltrations rendant l'ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a examiné deux requêtes : l'une visant à engager la responsabilité solidaire de plusieurs constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, l'autre ciblant spécifiquement la société Fouillouze, chargée du lot couverture. S'appuyant sur un rapport d'expertise et les principes des articles 1792 et suivants du code civil, le tribunal a retenu la responsabilité de la société Fouillouze pour les désordres, tout en écartant les autres constructeurs. Il a condamné la société Fouillouze à verser au CCAS la somme de 22 711,38 euros, incluant les travaux de reprise et les frais annexes, et a rejeté le surplus des conclusions.
Cette décision du Tribunal Administratif de Versailles concerne le recours de Mme B, fonctionnaire de La Poste, contre la sanction de révocation prononcée à son encontre le 25 juillet 2022. Les faits reprochés portent sur des vols de produits postaux et le recel de courriers détournés par son conjoint, dont elle avait connaissance et a tiré profit. Le tribunal, appliquant les articles L. 530-1, L. 532-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, a jugé que ces faits constituaient des fautes graves de nature à justifier une sanction disciplinaire. Il a également estimé que la sanction de révocation, bien que sévère, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des agissements, et a donc rejeté la requête de Mme B.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Léa d'un litige l'opposant à la commune de Marly-le-Roi concernant la résiliation de son contrat de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, estimant que la société avait contesté tardivement la décision de résiliation et le décompte de résiliation, au-delà du délai de deux mois suivant leur notification. Il a également rejeté les demandes indemnitaires et d'injonction de la société requérante. La décision s'appuie notamment sur les principes de droit des contrats administratifs et les stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de prestations intellectuelles.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de M. G A D et de sa famille. Les requérants demandaient, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfecture de l'Essonne de traiter leurs demandes de titres de séjour et de condamner l'État à des dommages et intérêts. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 n'était pas remplie, les requérants disposant d'attestations de prolongation maintenant leurs droits. Par ailleurs, les conclusions fondées sur l'article L. 521-1 ont été jugées irrecevables car présentées dans la même requête que celles relevant de l'article L. 521-2.
Refus de renouvellement de carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le directeur du CNAPS. Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension de cette décision. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, compte tenu de l'intérêt public lié au contrôle des activités de sécurité. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait son licenciement prononcé en 1993 par le président du conseil général de l'Essonne et demandait la reconstitution de sa carrière ainsi que des indemnités. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement du 18 janvier 1993, devenue définitive faute d'avoir été contestée dans les délais, ne pouvait plus être remise en cause. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968 étant opposable. La solution retenue repose sur les principes de sécurité juridique et de forclusion des recours tardifs.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La demande avait été adressée par courrier postal, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé qu'une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître de décision implicite faisant grief, rendant les conclusions irrecevables. Les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. A, ressortissant burkinabè, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille, née en 2017. La préfète de l’Essonne opposait une fin de non-recevoir pour tardiveté. Le tribunal a examiné la régularité de la notification de la décision implicite, constatant que l’accusé de réception de la demande ne mentionnait pas les délais et voies de recours, rendant ainsi le délai de recours inopposable. Par conséquent, la requête a été jugée recevable.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en urgence sur le fondement du II de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet des Yvelines de proposer une offre effective d’hébergement à M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 3 septembre 2024. Constatant qu’aucun hébergement n’avait été proposé dans les délais impartis par l’article R. 441-18 du même code, le juge a estimé que l’injonction s’imposait manifestement. La décision rappelle l’obligation de résultat de l’État en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation des Yvelines. Après l’introduction du recours, la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande lors de sa séance du 7 janvier 2025. En conséquence, le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. B, qui contestait le refus implicite du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle. En cours d'instance, le CNAPS a finalement accordé la carte sollicitée, ce qui a conduit le requérant à se désister de sa requête. Par une ordonnance du 6 février 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du 6 avril 2022 fixant à 640 euros le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) suite à son changement de poste au sein de la commune de Trappes. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de base légale, estimant que la décision attaquée n'était pas fondée sur la décision de changement d'affectation et que le réexamen de l'IFSE n'imposait pas un maintien du montant antérieur. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères prévus par le décret n° 2014-413 du 20 mai 2014. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 22 novembre 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé de délivrer à M. B une carte professionnelle d'agent cynophile. Le tribunal a jugé que le motif initial du refus, fondé sur l'incomplétude du dossier, était erroné car M. B avait bien transmis les pièces manquantes avant la décision. Cependant, le tribunal a examiné la demande de substitution de motifs présentée par le CNAPS, qui invoquait le non-respect de la condition de séjour prévue à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La solution finale n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est prononcé sur la légalité de la décision au regard des textes applicables, notamment le code de la sécurité intérieure et le code rural.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 30 août 2022 par laquelle la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de l'IFSI de Versailles avait refusé à Mme C la reprise de sa formation en soins infirmiers, refusé de l'autoriser à tripler sa deuxième année et prononcé son exclusion définitive. Le tribunal a jugé que, selon l'article 84 de l'arrêté du 21 avril 2007, la décision de refus de reprise de formation relevait de la compétence exclusive du directeur de l'IFSI et non de cette section. Par conséquent, la décision attaquée a été annulée pour incompétence de l'autorité signataire.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Ce désistement fait suite à la décision du président du conseil départemental de l'Essonne, intervenue le 9 janvier 2025, de reprendre la prise en charge du requérant au titre du dispositif "Contrat Jeune B". Le tribunal a également admis provisoirement M. C à l'aide juridictionnelle et condamné le département à verser 500 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B E, ressortissant portugais, qui contestait l'arrêté du 23 décembre 2024 de la préfète de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a également estimé que le droit d'être entendu, invoqué sur le fondement de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, M. E ayant été auditionné le 6 décembre 2024. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L.921-1 et L.921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Essonne refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B, ressortissant turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant une nécessité de bénéficier d'une mesure provisoire. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La décision litigieuse, née le 31 mai 2024, n’a pas été jugée comme portant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle et familiale.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant un traitement prioritaire de sa demande, malgré l'absence de réponse depuis novembre 2023. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.