Droit européen — EUR-Lex
19 726textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 040Par année
Règlement (UE) 2025/38 du Parlement européen et du Conseil du 19 décembre 2024 établissant des mesures destinées à renforcer la solidarité et les capacités dans l’Union afin de détecter les cybermenaces et incidents, de s’y préparer et d’y réagir et modifiant le règlement (UE) 2021/694 (règlement sur la cybersolidarité)
Ce règlement établit un cadre européen de cybersolidarité, visant à renforcer la détection, la préparation et la réaction face aux cybermenaces et incidents à l'échelle de l'Union. Il crée notamment un réseau de centres opérationnels de sécurité (SOC) et un mécanisme d'urgence cyber, modifiant le règlement (UE) 2021/694 (programme pour une Europe numérique). Pour un professionnel du droit français, ce texte impose de nouvelles obligations de coopération transfrontalière et de partage d'informations, tout en ouvrant des perspectives de financement pour les entités publiques et privées impliquées dans la cybersécurité.
19 décembre 2024
Règlement (UE) 2025/11 du Parlement européen et du Conseil du 19 décembre 2024 modifiant le règlement (UE) 2018/1806 en ce qui concerne le Vanuatu
Ce règlement modifie la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis ou exemptés de l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures de l'UE. Il supprime le Vanuatu de la liste des pays exemptés de visa en raison des risques migratoires et sécuritaires liés à ses programmes de "passeport doré" (citoyenneté par investissement).
19 décembre 2024
Affaire T-661/24: Recours introduit le 19 décembre 2024 – République tchèque/Commission
Ce recours introduit par la République tchèque conteste un acte de la Commission européenne, probablement une décision ou un règlement, devant le Tribunal de l'Union européenne. L'affaire relève du contentieux du droit de l'Union et engage la légalité d'un acte de l'exécutif européen, avec des implications potentielles sur les obligations des États membres.
19 décembre 2024
Affaire T-660/24: Recours introduit le 19 décembre 2024 – G-Core Innovations/EUIPO – Coretransform (G CORE)
Ce recours devant le Tribunal de l'Union européenne concerne un litige en droit des marques entre la société G-Core Innovations et l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). L'affaire porte sur une décision de l'EUIPO relative à la marque « Coretransform (G CORE) », probablement dans le cadre d'une procédure d'enregistrement ou d'opposition. Le Tribunal examinera la légalité de cette décision au regard du droit de l'Union, en particulier du règlement sur la marque de l'Union européenne.
19 décembre 2024
Affaire C-881/24 P: Pourvoi formé le 19 décembre 2024 par SC contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 6 novembre 2024 dans l’affaire T-242/17 RENV-OP, SC/Eulex Kosovo
Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice de l'Union européenne contre un arrêt du Tribunal portant sur une affaire de droit de la fonction publique européenne, spécifiquement liée aux conditions d'emploi au sein de la mission Eulex Kosovo. La décision du Tribunal statuait sur des questions de compétence juridictionnelle et de procédure dans le cadre d'un litige entre un membre du personnel et cette mission.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 19 décembre 2024.#P e.a. contre Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le rechtbank Den Haag, zittingsplaats Amsterdam et par le Raad van State.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées – Directive 2001/55/CE – Articles 4 et 7 – Invasion de l’Ukraine par les forces armées russes – Décision d’exécution (UE) 2022/382 – Article 2, paragraphe 3 – Faculté pour un État membre d’appliquer la protection temporaire aux personnes déplacées qui ne sont pas visées dans cette décision – Moment auquel un État membre qui a accordé la protection temporaire à de telles personnes peut mettre fin à cette protection – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Article 6 – Décision de retour – Moment auquel un État membre peut adopter une décision de retour – Séjour irrégulier.#Affaires jointes C-244/24 et C-290/24.
Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un État membre peut étendre la protection temporaire à des personnes déplacées non explicitement visées par la décision du Conseil relative à l'afflux massif ukrainien, et détermine le moment à partir duquel il peut légalement mettre fin à cette protection. Il précise également à quel stade les autorités nationales peuvent adopter une décision de retour à l'encontre d'un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier, en interprétant les dispositions de la directive "retour".
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 décembre 2024.#RL et QS contre Bundesrepublik Deutschland.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par l'Oberverwaltungsgericht für das Land Nordrhein-Westfalen.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 3, paragraphe 2 – Transfert du demandeur d’asile vers l’État membre responsable de l’examen de la demande de protection internationale – Article 4 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Risque de traitement inhumain ou dégradant – Moyens et niveau de preuve du risque réel de traitement inhumain ou dégradant, résultant de défaillances systémiques dans la procédure d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs dans l’État membre responsable – Suspension, par l’État membre responsable, de la prise et de la reprise en charge des demandeurs d’asile.#Affaires jointes C-185/24 et C-189/24.
Cet arrêt clarifie les conditions de preuve permettant à un État membre de refuser un transfert Dublin vers l'État responsable, en cas de risque de traitement inhumain ou dégradant. La Cour précise que des éléments objectifs, fiables, précis et actualisés attestant de défaillances systémiques dans les procédures d'asile et les conditions d'accueil peuvent constituer une preuve suffisante. Elle confirme également qu'une suspension formelle des prises en charge par l'État responsable ne libère pas automatiquement les autres États membres de leur obligation d'évaluer ce risque au regard de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 décembre 2024.#Procédure engagée par B UG.#Renvoi préjudiciel – Droits d’accise – Directive 2008/118/CE – Article 36, paragraphe 1 – Achat en ligne de produits soumis à accise dans un autre État membre – Transport par un transporteur recommandé par le vendeur – Réglementation nationale considérant le vendeur comme étant redevable des droits d’accise exigibles dans l’État membre de destination.#Affaire C-596/23.
Cet arrêt clarifie les obligations en matière de droits d'accise pour les achats en ligne transfrontaliers de produits soumis à accise. La Cour juge qu'un vendeur qui organise et recommande activement un service de transport pour le client peut être considéré comme le redevable légal des droits dans l'État membre de destination, même si le transport est formellement effectué par un tiers. Cette interprétation de l'article 36 de la directive 2008/118/CE permet aux États membres d'étendre la responsabilité du redevable d'accise au vendeur dans de telles circonstances.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 19 décembre 2024.#ZCC Europe GmbH contre Hauptzollamt Düsseldorf.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Tarif douanier commun – Nomenclature combinée – Classement tarifaire – Positions 8113 et 8209 – Baguettes de métal dur constituées par des cermets – Règlement d’exécution (UE) 2021/910 – Validité – Critères de classement.#Affaire C-591/23.
Cet arrêt clarifie le classement tarifaire de baguettes en cermets (métaux durs) dans le tarif douanier commun, en déterminant si elles relèvent des outils de métal dur (position 8209) ou des articles de métaux communs (position 8113). La Cour valide les critères d'interprétation du Règlement d'exécution (UE) 2021/910, en précisant que le classement doit se fonder sur l'état et la présentation des marchandises au moment de leur dédouanement.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 19 décembre 2024.#HJ contre US et MU.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Aménagement du temps de travail – Repos journalier et hebdomadaire – Article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Directive 2003/88/CE – Articles 3, 5, 6, 16, 17, 19 et 22 – Obligation d’établir un système permettant de mesurer la durée du temps de travail effectué par les employés de maison – Dérogation – Législation nationale portant exemption de l’obligation d’enregistrement du temps de travail effectif exécuté par les employés de maison.#Affaire C-531/23.
Cet arrêt précise que les États membres doivent garantir un système de mesure du temps de travail pour les employés de maison, conformément à la directive sur le temps de travail. La Cour juge qu'une exemption nationale générale, dispensant de cet enregistrement, est incompatible avec le droit de l'Union, car elle empêche de vérifier le respect des périodes de repos minimales.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 19 décembre 2024.#Rustrans SRL contre Ministerul Agriculturii şi Dezvoltării Rurale – Direcţia Generală Pescuit – Autoritatea de Management pentru POPAM.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Bacău.#Renvoi préjudiciel – Politique commune de la pêche – Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) – Règlement (UE) no 1303/2013 – Article 69 – Notion de “dépense éligible” – Articles 4 et 125 – Règlement (UE) no 508/2014 – Article 48, paragraphe 1, sous c) – Modernisation d’une unité aquacole – Règlement (UE/Euratom) 2018/1046 – Article 33 – Principe de bonne gestion financière – Contribution en nature sous forme d’un terrain et de constructions situées sur ce terrain – Lien direct entre la contribution en nature et l’opération financée.#Affaire C-392/23.
L'arrêt clarifie les conditions dans lesquelles une contribution en nature, telle qu'un terrain et ses constructions, peut être considérée comme une dépense éligible au titre du FEAMP pour la modernisation d'une unité aquacole. La Cour précise que cette éligibilité est subordonnée à l'existence d'un lien direct et vérifiable entre la contribution et l'opération financée, conformément au principe de bonne gestion financière. Cette interprétation des règlements européens s'impose aux autorités nationales chargées de la gestion des fonds.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 19 décembre 2024.#MK contre K GmbH.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Article 88, paragraphes 1 et 2 – Traitement de données dans le cadre des relations de travail – Données à caractère personnel des employés – Règles plus spécifiques prévues par un État membre en vertu de cet article 88 – Obligation de respecter l’article 5, l’article 6, paragraphe 1, ainsi que l’article 9, paragraphes 1 et 2, de ce règlement – Traitement sur la base d’une convention collective – Marge d’appréciation des parties à la convention collective quant à la nécessité du traitement des données à caractère personnel prévu par celle-ci – Portée du contrôle juridictionnel.#Affaire C-65/23.
Cet arrêt précise que les États membres peuvent adopter des règles plus spécifiques sur le traitement des données personnelles dans le cadre des relations de travail en vertu de l'article 88 du RGPD, mais que ces règles nationales doivent respecter les principes fondamentaux du Règlement, notamment ses articles 5, 6 et 9. La Cour indique que les conventions collectives peuvent constituer une base juridique pour un tel traitement, mais que les juges nationaux doivent exercer un contrôle effectif sur la nécessité des traitements de données qu'elles prévoient, sans se limiter à un contrôle manifestement inapproprié.
19 décembre 2024
Affaire C-531/23, Loredas: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 19 décembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia del País Vasco – Espagne) – HJ / US, MU (Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Aménagement du temps de travail – Repos journalier et hebdomadaire – Article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Directive 2003/88/CE – Articles 3, 5, 6, 16, 17, 19 et 22 – Obligation d’établir un système permettant de mesurer la durée du temps de travail effectué par les employés de maison – Dérogation – Législation nationale portant exemption de l’obligation d’enregistrement du temps de travail effectif exécuté par les employés de maison)
Cet arrêt de la Cour de justice précise que les États membres ne peuvent pas, en principe, exclure de manière générale et absolue les employés de maison de l'obligation d'enregistrement du temps de travail. Cette obligation, découlant de la directive sur le temps de travail, est essentielle pour garantir le respect des périodes de repos quotidien et hebdomadaire prévues par le droit de l'Union. Une dérogation n'est envisageable que si elle est strictement nécessaire et proportionnée pour préserver la vie privée et familiale, et à condition que les droits fondamentaux des travailleurs restent effectivement protégés.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 décembre 2024.#« SISTEM LUX » OOD et VU contre Teritorialna direktsia Mitnitsa Burgas.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (UE) no 952/2013 – Code des douanes de l’Union – Article 15 – Communication d’informations aux autorités douanières – Infraction à la législation douanière – Article 42 – Sanctions effectives, proportionnées et dissuasives – Décision-cadre 2005/212/JAI – Confiscation des produits, des instruments et des biens en rapport avec le crime – Article 2, paragraphe 1 – Confiscation – Réglementation nationale prévoyant l’infliction d’une amende d’un montant compris entre 100 % et 200 % de la valeur en douane des marchandises et la confiscation de celles-ci quel que soit le propriétaire.#Affaires jointes C-717/22 et C-372/23.
Cet arrêt clarifie que les sanctions nationales pour infractions douanières doivent respecter le principe de proportionnalité de l'article 42 du Code des douanes de l'Union. La Cour juge incompatible avec le droit de l'Union une législation nationale imposant systématiquement, cumulativement et sans marge d'appréciation, une amende de 100% à 200% de la valeur des marchandises et leur confiscation, y compris lorsque celles-ci appartiennent à un tiers de bonne foi.
19 décembre 2024
Affaire C-891/24 P: Pourvoi formé le 19 décembre 2024 par Viorel Micula, European Drinks SA, Rieni Drinks SA, Transilvania General Import-Export SRL et West Leasing SRL contre l’arrêt du Tribunal (deuxième chambre élargie) rendu le 2 octobre 2024 dans les affaires jointes T-624/15 RENV,T-694/15 RENV,T-704/15 RENV European Food e.a./Commission
Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice de l'Union européenne contre un arrêt du Tribunal concernant la récupération d'aides d'État. L'affaire porte sur l'exécution d'un arbitrage international en droit de l'UE et examine les obligations de la Commission européenne en matière de recouvrement d'aides jugées incompatibles avec le marché intérieur.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 19 décembre 2024.#ZCC Europe GmbH contre Hauptzollamt Düsseldorf.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Finanzgericht Düsseldorf.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Tarif douanier commun – Nomenclature combinée – Classement tarifaire – Positions 8113 et 8209 – Baguettes de métal dur constituées par des cermets – Règlement d’exécution (UE) 2021/910 – Validité – Critères de classement.#Affaire C-591/23.
L'arrêt porte sur le classement tarifaire de baguettes en cermet (métal dur) dans le tarif douanier commun, en examinant notamment si elles relèvent de la position 8113 (céramiques et articles en cermet) ou 8209 (plaquettes et pastilles en métal dur). La Cour vérifie la validité du Règlement d'exécution (UE) 2021/910 qui en précise le classement, au regard des critères généraux de la nomenclature combinée. La décision précise les règles d'interprétation pour le classement de ces produits hybrides, ce qui est essentiel pour déterminer les droits de douane applicables.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 19 décembre 2024.#Caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine contre TX.#Renvoi préjudiciel – Directive 2011/98/UE – Droits des travailleurs issus de pays tiers titulaires d’un permis unique – Article 12 – Droit à l’égalité de traitement – Sécurité sociale – Réglementation nationale relative à la détermination des droits aux prestations familiales – Réglementation excluant la prise en compte des enfants mineurs du titulaire du permis unique en l’absence de justification de leur entrée régulière sur le territoire national.#Affaire C-664/23.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 12 de la directive 2011/98/UE s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le droit aux prestations familiales d'un travailleur titulaire d'un permis unique à la justification de l'entrée régulière de ses enfants mineurs sur le territoire. Cette disposition garantit en effet un droit à l'égalité de traitement en matière de sécurité sociale, y compris les prestations familiales, sans qu'une telle condition puisse être imposée.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 19 décembre 2024.#Rustrans SRL contre Ministerul Agriculturii şi Dezvoltării Rurale – Direcţia Generală Pescuit – Autoritatea de Management pentru POPAM.#Renvoi préjudiciel – Politique commune de la pêche – Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) – Règlement (UE) no 1303/2013 – Article 69 – Notion de “dépense éligible” – Articles 4 et 125 – Règlement (UE) no 508/2014 – Article 48, paragraphe 1, sous c) – Modernisation d’une unité aquacole – Règlement (UE/Euratom) 2018/1046 – Article 33 – Principe de bonne gestion financière – Contribution en nature sous forme d’un terrain et de constructions situées sur ce terrain – Lien direct entre la contribution en nature et l’opération financée.#Affaire C-392/23.
L'arrêt précise les conditions dans lesquelles une contribution en nature, telle qu'un terrain et ses constructions, peut être considérée comme une dépense éligible au titre du FEAMP. La Cour indique que cette éligibilité est subordonnée à l'existence d'un lien direct et vérifiable entre la contribution et l'opération de modernisation financée, ainsi qu'au respect du principe de bonne gestion financière. Cette interprétation s'applique dans le cadre des règles communes pour les fonds structurels et d'investissement européens.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 19 décembre 2024.#Ford Italia SpA contre ZP et Stracciari SpA.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Responsabilité du fait des produits défectueux – Directive 85/374/CEE – Article 3, paragraphe 1 – Notion de “producteur” – Notion de “personne qui se présente comme producteur” – Conditions – Fournisseur dont le nom coïncide en partie avec celui du producteur et avec la marque apposée sur le produit par ce dernier.#Affaire C-157/23.
Cet arrêt interprète la notion de "personne qui se présente comme producteur" au sens de la directive sur la responsabilité du fait des produits défectueux. La Cour précise qu'un fournisseur peut être considéré comme tel, et donc tenu responsable comme le producteur, lorsque son nom coïncide partiellement avec celui du fabricant et avec la marque apposée sur le produit, si cela est susceptible de créer une confusion chez le consommateur quant à l'identité du producteur réel. Cette interprétation élargit le cercle des responsables potentiels pour renforcer la protection des victimes.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 décembre 2024.#« Vivacom Bulgaria » EAD contre Varhoven administrativen sad et Natsionalna agentsia za prihodite.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Varhoven administrativen sad.#Renvoi préjudiciel – Article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l’Union – Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Accès à un tribunal indépendant et impartial – Responsabilité d’un État membre pour des dommages causés aux particuliers par une violation du droit de l’Union – Violation par une juridiction nationale statuant en dernier ressort en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Compétence d’une juridiction statuant en dernier ressort en ayant la qualité de partie défenderesse au litige – Composition de la formation de jugement.#Affaire C-369/23.
Cet arrêt précise les conditions de la responsabilité de l'État pour violation du droit de l'Union par une juridiction suprême. La Cour estime qu'un État membre ne peut se soustraire à cette responsabilité en invoquant l'immunité juridictionnelle de sa juridiction de dernier ressort, lorsque celle-ci a statué en méconnaissance du droit à un procès équitable. L'arrêt rappelle également l'obligation pour les juridictions nationales de garantir une composition impartiale de leur formation de jugement.
19 décembre 2024