Droit européen — EUR-Lex

19 736textes du droit de l'Union européenne — 2024.

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Jurisprudence CJUE62022CJ0684

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 25 avril 2024.#S.Ö. e.a. contre Stadt Duisburg e.a.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Verwaltungsgericht Düsseldorf.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Article 20 TFUE – Nationalité d’un État membre et d’un pays tiers – Acquisition de la nationalité d’un pays tiers – Perte de plein droit de la nationalité de l’État membre et de la citoyenneté de l’Union – Possibilité de demander le maintien de la nationalité de l’État membre avant l’acquisition de la nationalité d’un pays tiers – Examen individuel des conséquences de la perte de la nationalité de l’État membre au regard du droit de l’Union – Portée.#Affaires jointes C-684/22 à C-686/22.

Cet arrêt précise que la perte automatique de la nationalité d'un État membre (et donc de la citoyenneté de l'Union) lors de l'acquisition volontaire d'une nationalité tierce doit faire l'objet d'un contrôle au regard du droit de l'Union. La Cour estime que les autorités nationales doivent procéder à un examen individuel des conséquences d'une telle perte, en particulier lorsque l'intéressé n'a pas eu la possibilité de demander au préalable le maintien de sa nationalité d'origine.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0345_SUM

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 25 avril 2024.#Maersk A/S contre Allianz Seguros y Reaseguros SA et Mapfre España Compañía de Seguros y Reaseguros SA contre MACS Maritime Carrier Shipping GmbH & Co.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 25, paragraphe 1 – Contrat de transport de marchandises consigné dans un connaissement – Clause attributive de juridiction insérée dans ce connaissement – Opposabilité au tiers porteur du connaissement – Droit applicable – Réglementation nationale exigeant une négociation individuelle et séparée de la clause attributive de juridiction par le tiers porteur du connaissement.#Affaires jointes C-345/22 à C-347/22.

Cet arrêt clarifie l'opposabilité des clauses attributives de juridiction insérées dans un connaissement au tiers porteur de ce titre, dans le cadre du règlement Bruxelles I bis. La Cour juge que l'article 25, paragraphe 1, du règlement s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne cette opposabilité à une négociation individuelle et séparée de la clause avec le porteur, garantissant ainsi l'effet utile de la convention d'élection de for.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0309

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 avril 2024.#Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) contre College voor de toelating van gewasbeschermingsmiddelen en biociden.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le College van Beroep voor het bedrijfsleven.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Règlement (CE) no 1107/2009 – Autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques – Examen en vue de l’autorisation – Article 4 – Article 29 – Conditions – Absence d’effet nocif – Critères – Propriétés perturbant le système endocrinien – Règlement (UE) 2018/605 – Principe de précaution – État actuel des connaissances scientifiques et techniques.#Affaires jointes C-309/22 et C-310/22.

Cet arrêt clarifie les critères d'évaluation des perturbateurs endocriniens dans le cadre des autorisations de mise sur le marché des pesticides. La Cour précise que le principe de précaution s'applique et que l'autorité nationale doit refuser l'autorisation si des propriétés perturbant le système endocrinien sont identifiées, même en l'absence de certitude scientifique complète sur leurs effets nocifs. L'arrêt renforce ainsi le niveau d'exigence pour la protection de la santé humaine et de l'environnement dans l'application du règlement (CE) n° 1107/2009.

25 avril 2024

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Jurisprudence CJUE62022CJ0308_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 25 avril 2024.#Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) contre College voor de toelating van gewasbeschermingsmiddelen en biociden.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Règlement (CE) no 1107/2009 – Autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques – Examen en vue de l’autorisation – Article 36 – Marge d’appréciation de l’État membre concerné, au sens de l’article 36, paragraphe 2, relative à l’évaluation scientifique des risques effectuée par l’État membre examinant la demande d’autorisation au titre de l’article 36, paragraphe 1 – Article 44 – Retrait ou modification d’une autorisation – Principe de précaution – Recours juridictionnel effectif – État actuel des connaissances scientifiques et techniques.#Affaire C-308/22.

Cet arrêt précise les conditions d'application du principe de précaution et les obligations des autorités nationales lors de l'examen des demandes d'autorisation de produits phytopharmaceutiques. La Cour indique que l'État membre examinateur dispose d'une marge d'appréciation pour évaluer les risques, mais doit fonder sa décision sur une évaluation scientifique complète et tenir compte de l'état actuel des connaissances. Elle souligne également que le principe de précaution peut justifier le retrait ou la modification d'une autorisation existante lorsque de nouvelles preuves scientifiques le nécessitent.

25 avril 2024

Détail →
Arrêt CJUE62022CC0741

Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 25 avril 2024.###

L'avocat général Kokott propose une interprétation des critères de détermination du tribunal compétent en matière de responsabilité extracontractuelle dans l'espace judiciaire européen, en lien avec le règlement Bruxelles I bis. Ses conclusions visent à clarifier la notion de "lieu où le fait dommageable s'est produit" pour les préjudices économiques résultant de décisions de justice nationales, ce qui influencera la compétence des juridictions françaises dans ce type de litiges transfrontaliers.

25 avril 2024

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Jurisprudence CJUE62023CJ0366

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 25 avril 2024.#Compagnie industrielle de la matière végétale (CIMV) contre Commission européenne.#Pourvoi – Recherche et développement technologique – Convention de subvention conclue dans le cadre du programme-cadre pour la recherche et l’innovation “Horizon 2020” – Recouvrement d’une créance – Remboursement échelonné – Exactitude matérielle des faits – Erreur manifeste d’appréciation – Obligation de motivation – Confiance légitime – Droit d’être entendu – Proportionnalité.#Affaire C-366/23 P.

Cet arrêt traite d'un litige relatif au recouvrement d'une créance par la Commission européenne suite à une convention de subvention dans le cadre du programme Horizon 2020. La Cour examine notamment les conditions d'un remboursement échelonné et les obligations de la Commission en matière de motivation et de respect des droits de la défense, y compris le principe de confiance légitime. Il précise le contrôle juridictionnel applicable aux décisions de recouvrement et les droits procéduraux du bénéficiaire dans ce contexte.

25 avril 2024

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Arrêt CJUE62023CC0239

Conclusions de l'avocat général M. N. Emiliou, présentées le 25 avril 2024.#Karl und Georg Anwander GbR Güterverwaltung contre Land Baden-Württemberg.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Verwaltungsgericht Sigmaringen.#Renvoi préjudiciel – Politique agricole commune (PAC) – Financement par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) – Règlement (UE) no 1305/2013 – Articles 31 et 32 – Paiements en faveur des zones soumises à des contraintes naturelles ou à d’autres contraintes spécifiques – Zones de montagne – Indemnité compensatoire – Dispositions administratives nationales excluant le paiement de cette indemnité pour des zones éligibles situées dans une région du même État membre autre que celle du siège de l’exploitation agricole – Dispositions utilisant le siège de l’exploitation agricole comme condition d’octroi de ladite indemnité compensatoire.#Affaire C-239/23.

Cet avis de l'avocat général examine la compatibilité avec le droit de l'UE de dispositions nationales qui subordonnent le paiement de l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) pour les zones de montagne au critère du siège de l'exploitation. Il conclut que ce critère est contraire au règlement FEADER, car il crée une discrimination injustifiée entre agriculteurs éligibles selon la localisation de leur siège, sans lien avec les objectifs de l'aide.

25 avril 2024

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Jurisprudence CJUE62023CA0366

Affaire C-366/23 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 25 avril 2024 – Compagnie industrielle de la matière végétale (CIMV) / Commission européenne (Pourvoi – Recherche et développement technologique – Convention de subvention conclue dans le cadre du programme-cadre pour la recherche et l’innovation “Horizon 2020” – Recouvrement d’une créance – Remboursement échelonné – Exactitude matérielle des faits – Erreur manifeste d’appréciation – Obligation de motivation – Confiance légitime – Droit d’être entendu – Proportionnalité)

Cet arrêt traite d'un litige relatif au remboursement d'une subvention accordée dans le cadre du programme Horizon 2020. La Cour examine notamment le respect des droits de la défense, le principe de confiance légitime et la proportionnalité des mesures de recouvrement exigées par la Commission. Il précise les obligations de motivation de la Commission et les conditions dans lesquelles une erreur manifeste d'appréciation peut être invoquée à l'encontre d'une décision de recouvrement.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0218

Affaire C-218/23 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 25 avril 2024 – NS / Parlement européen (Pourvoi – Fonction publique – Fonctionnaires – Réaffectation – Intérêt du service – Correspondance entre le grade et l’emploi – Perte d’une prime – Droit d’être entendu – Obligation de motivation – Devoir de sollicitude)

Cet arrêt traite des conditions légales encadrant la réaffectation d'un fonctionnaire européen pour motif d'intérêt du service. Il précise notamment les exigences en matière de motivation de la décision, de respect du droit d'être entendu et du devoir de sollicitude, ainsi que les conséquences sur la rémunération lorsque la réaffectation entraîne une perte de prime. La Cour rappelle les principes généraux du statut de la fonction publique européenne applicables à ce type de mesures administratives.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0657_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 25 avril 2024.#SC Bitulpetrolium Serv SRL contre Administraţia Judeţeană a Finanţelor Publice Prahova – Direcţia Generală Regională a Finanţelor Publice Ploieşti.#Renvoi préjudiciel – Taxation des produits énergétiques et de l’électricité – Directive 2003/96/CE – Taxation conformément au principe de l’utilisation réelle de ces produits – Annexe I – Niveaux minima de taxation applicables aux produits énergétiques prévus par cette directive – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 2, paragraphe 1, sous a) – Fait générateur – Article 63 – Exigibilité de la TVA – Article 78, paragraphe 1, sous a) – Base d’imposition – Réintroduction de produits énergétiques dans l’entrepôt fiscal – Conditions imposées par le droit national – Suppléments d’accise et de TVA appliqués à titre de sanction pour non-respect de ces conditions – Principe de proportionnalité.#Affaire C-657/22.

Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles les autorités fiscales nationales peuvent imposer des suppléments d'accise et de TVA à titre de sanction pour le non-respect des règles de réintroduction de produits énergétiques dans un entrepôt fiscal. La Cour juge que de telles sanctions doivent respecter le principe de proportionnalité et ne peuvent pas constituer une taxation indirecte prohibée par la directive sur la taxation de l'énergie. Elle précise également le fait générateur et l'exigibilité de la TVA dans ce contexte spécifique.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0420_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 25 avril 2024.#NW et PQ contre Országos Idegenrendészeti Főigazgatóság et Miniszterelnöki Kabinetirodát vezető miniszter.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union européenne – Article 20 TFUE – Citoyen de l’Union n’ayant jamais exercé sa liberté de circulation – Séjour d’un membre de la famille de ce citoyen de l’Union – Atteinte à la sécurité nationale – Prise de position d’une autorité nationale spécialisée – Motivation – Accès au dossier.#Affaires jointes C-420/22 et C-528/22.

Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser le séjour d'un membre de la famille d'un citoyen de l'Union, même lorsque ce citoyen n'a jamais exercé sa liberté de circulation, en invoquant des motifs de sécurité nationale. La Cour souligne que cette décision doit être dûment motivée et fondée sur une évaluation individuelle, et que l'accès au dossier administratif doit être garanti pour permettre un recours effectif.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0301_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 25 avril 2024.#Peter Sweetman contre An Bord Pleanála et Ireland and the Attorney General.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 2000/60/CE – Cadre pour une politique de l’Union européenne dans le domaine de l’eau – Article 4, paragraphe 1, sous a) – Objectifs environnementaux relatifs aux eaux de surface – Obligation des États membres de ne pas autoriser un projet susceptible de provoquer une détérioration de l’état d’une masse d’eau de surface – Article 5 et annexe II – Caractérisation des types de masses d’eau de surface – Article 8 et annexe V – Classification de l’état des eaux de surface – Article 11 – Programme de mesures – Projet d’extraction d’eau d’un lac d’une superficie inférieure à 0,5 km².#Affaire C-301/22.

Cet arrêt clarifie les obligations découlant de la directive-cadre sur l'eau concernant l'évaluation des projets susceptibles d'affecter les masses d'eau de surface. La Cour précise que l'interdiction de détérioration de l'état des eaux s'applique même aux petits lacs et que les États membres doivent procéder à une caractérisation et un classement appropriés des masses d'eau avant d'autoriser des projets. L'arrêt renforce ainsi les exigences procédurales et substantielles pour tout projet pouvant avoir un impact sur le statut écologique des eaux.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0301

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 25 avril 2024.#Peter Sweetman contre An Bord Pleanála et Ireland and the Attorney General.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la High Court (Irlande).#Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 2000/60/CE – Cadre pour une politique de l’Union européenne dans le domaine de l’eau – Article 4, paragraphe 1, sous a) – Objectifs environnementaux relatifs aux eaux de surface – Obligation des États membres de ne pas autoriser un projet susceptible de provoquer une détérioration de l’état d’une masse d’eau de surface – Article 5 et annexe II – Caractérisation des types de masses d’eau de surface – Article 8 et annexe V – Classification de l’état des eaux de surface – Article 11 – Programme de mesures – Projet d’extraction d’eau d’un lac d’une superficie inférieure à 0,5 km².#Affaire C-301/22.

Cet arrêt clarifie les obligations découlant de la directive-cadre sur l'eau concernant les projets susceptibles d'affecter l'état des masses d'eau de surface. La Cour précise que l'interdiction de détérioration de l'article 4 s'applique à toute masse d'eau, y compris celles de petite taille, et que l'évaluation doit se fonder sur l'état écologique et chimique tel que défini par la directive. Elle indique également que les autorités nationales doivent refuser une autorisation si le projet risque de provoquer une telle détérioration, sauf dans les cas dérogatoires strictement définis.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0684

Affaires jointes C-684/22 à C-686/22, Stadt Duisburg Perte de la nationalité allemande: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 25 avril 2024 (demandes de décision préjudicielle du Verwaltungsgericht Düsseldorf - Allemagne) – S.Ö. (C-684/22), N.Ö., M.Ö. (C-685/22), M.S., S.S. (C-686/22) / Stadt Duisburg (C-684/22), Stadt Wuppertal (C-685/22), Stadt Krefeld (C-686/22) (Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Article 20 TFUE – Nationalité d’un État membre et d’un pays tiers – Acquisition de la nationalité d’un pays tiers – Perte de plein droit de la nationalité de l’État membre et de la citoyenneté de l’Union – Possibilité de demander le maintien de la nationalité de l’État membre avant l’acquisition de la nationalité d’un pays tiers – Examen individuel des conséquences de la perte de la nationalité de l’État membre au regard du droit de l’Union – Portée)

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions dans lesquelles un État membre peut priver un individu de sa nationalité, et donc de sa citoyenneté européenne, lorsqu'il acquiert volontairement la nationalité d'un pays tiers. La Cour rappelle que cette perte automatique doit faire l'objet d'un examen individuel proportionné, tenant compte de ses conséquences sur les droits conférés par le statut de citoyen de l'Union, notamment le droit de séjour et de circulation. Elle souligne également que la possibilité offerte à l'individu de demander préalablement le maintien de sa nationalité d'origine ne suffit pas, à elle seule, à garantir le respect du droit de l'Union.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021CJ0484_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 25 avril 2024.#F C C et M A B contre Caixabank SA.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Contrat de prêt hypothécaire – Clause prévoyant le paiement des frais liés au contrat à charge du consommateur – Décision judiciaire définitive constatant le caractère abusif de cette clause et annulant celle-ci – Action en restitution des sommes acquittées au titre de la clause abusive – Point de départ du délai de prescription.#Affaire C-484/21.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le délai de prescription de l'action en restitution des sommes versées au titre d'une clause abusive (frais de contrat) dans un prêt hypothécaire ne peut commencer à courir qu'à partir du moment où le consommateur a été informé, par une décision judiciaire définitive, du caractère abusif de cette clause. Cette solution garantit l'effectivité de la protection du consommateur, en empêchant que la prescription ne coure avant que celui-ci ait eu connaissance de ses droits.

25 avril 2024

Détail →
Arrêt CJUE62021CC0446

Conclusions de l'avocat général M. A. Rantos, présentées le 25 avril 2024.#Maximilian Schrems contre Meta Platforms Ireland Limited.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberster Gerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement de données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Réseaux sociaux en ligne – Conditions générales d’utilisation relatives aux contrats conclus entre une plateforme numérique et un utilisateur – Publicité personnalisée – Article 5, paragraphe 1, sous b) – Principe de limitation des finalités – Article 5, paragraphe 1, sous c) – Principe de minimisation des données – Article 9, paragraphes 1 et 2 – Traitement portant sur des catégories particulières de données à caractère personnel – Données concernant l’orientation sexuelle – Données rendues publiques par la personne concernée.#Affaire C-446/21.

Ces conclusions de l'avocat général dans l'affaire Schrems II bis portent sur l'interprétation du RGPD concernant l'utilisation par Meta (Facebook) de données personnelles, y compris des données sensibles comme l'orientation sexuelle, pour de la publicité ciblée. L'avocat général estime que le simple fait qu'un utilisateur mentionne son orientation sexuelle dans un débat public ne constitue pas un consentement explicite à ce que ces données soient traitées à des fins publicitaires. Il considère également que les conditions générales d'utilisation de Meta ne peuvent pas valablement justifier un tel traitement au titre de l'exécution du contrat, car la publicité personnalisée n'est pas essentielle à la fourniture du service de réseau social.

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021CA0561

Affaire C-561/21, Banco Santander Départ du délai de prescription: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 25 avril 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Supremo - Espagne) – GP, BG / Banco Santander SA (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Contrat de prêt hypothécaire – Clause prévoyant le paiement des frais liés au contrat à charge du consommateur – Décision judiciaire définitive constatant le caractère abusif de cette clause et annulant celle-ci – Action en restitution des sommes acquittées au titre de la clause abusive – Point de départ du délai de prescription de l’action en restitution)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le délai de prescription de l'action en restitution des sommes versées au titre d'une clause abusive dans un contrat de prêt hypothécaire ne peut commencer à courir qu'à partir du moment où le consommateur a eu connaissance du caractère abusif de la clause, soit à la date de la décision judiciaire définitive constatant cette abusivité. Cette interprétation garantit l'effectivité de la protection du consommateur en évitant que le délai ne coure avant que celui-ci ne soit en mesure d'exercer ses droits.

25 avril 2024

Détail →
Accord international22024D1476

Décision nO 1/2024 du comité CARIFORUM-UE commerce et développement institué par l’accord de partenariat économique entre les États du CARIFORUM, d’une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d’autre part, du 25 avril 2024 concernant la création d’une commission spéciale sur les services [2024/1476]

Cette décision institue une commission spéciale sur les services au sein du comité CARIFORUM-UE, conformément à l'accord de partenariat économique entre les États du CARIFORUM et l'UE. Elle vise à faciliter le suivi et la mise en œuvre des engagements en matière de services, en offrant une plateforme dédiée pour traiter les questions spécifiques liées à ce secteur. Pour un professionnel du droit français, ce texte précise le cadre institutionnel de coopération commerciale avec les pays ACP, renforçant les mécanismes de dialogue sur les services.

25 avril 2024

Détail →
Mesure nationale d'exécution72026L0325CZE_202402110

Mesure nationale d'exécution (UE) 2026/325

25 avril 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0420

Affaires jointes C-420/22 et C-528/22, NW Informations classifiées: Arrêt de la Cour (première chambre) du 25 avril 2024 (demandes de décision préjudicielle de la Szegedi Törvényszék - Hongrie) – NW (C-420/22), PQ (C-528/22) / Országos Idegenrendészeti Főigazgatóság, Miniszterelnöki Kabinetirodát vezető miniszter (Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union européenne – Article 20 TFUE – Citoyen de l’Union n’ayant jamais exercé sa liberté de circulation – Séjour d’un membre de la famille de ce citoyen de l’Union – Atteinte à la sécurité nationale – Prise de position d’une autorité nationale spécialisée – Motivation – Accès au dossier)

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser le séjour à un membre de la famille d'un citoyen de l'Union n'ayant jamais exercé sa liberté de circulation, pour des motifs de sécurité nationale. Elle juge que la simple prise de position d'une autorité nationale spécialisée ne suffit pas et que la décision de refus doit être motivée et permettre un contrôle juridictionnel effectif, incluant un accès au dossier non absolu mais suffisant pour garantir les droits de la défense.

25 avril 2024

Détail →