Droit européen — EUR-Lex
19 736textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 149Par année
Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 18 avril 2024.#Ford Italia SpA contre ZP et Stracciari SpA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Corte suprema di cassazione.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Responsabilité du fait des produits défectueux – Directive 85/374/CEE – Article 3, paragraphe 1 – Notion de “producteur” – Notion de “personne qui se présente comme producteur” – Conditions – Fournisseur dont le nom coïncide en partie avec celui du producteur et avec la marque apposée sur le produit par ce dernier.#Affaire C-157/23.
Cet arrêt clarifie la notion de "personne qui se présente comme producteur" au sens de la directive sur la responsabilité du fait des produits défectueux. La Cour précise les conditions dans lesquelles un fournisseur, dont le nom coïncide partiellement avec celui du fabricant ou avec la marque du produit, peut être considéré comme producteur et donc tenu responsable. Cette interprétation impacte directement la chaîne de distribution et la mise en jeu de la responsabilité des différents acteurs économiques.
18 avril 2024
Affaire C-133/23, Omya CZ: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 18 avril 2024 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší správní soud - République tchèque) – Omya CZ s.r.o. / Generální ředitelství cel (Renvoi préjudiciel – Taxation des produits énergétiques et de l’électricité – Directive 2003/96/CE – Article 2, paragraphe 4, sous b), cinquième tiret – Notion de “procédés minéralogiques” – Électricité utilisée pour l’alimentation des machines employées pour le traitement du calcaire extrait de carrières)
Cet arrêt interprète la notion de "procédés minéralogiques" au sens de la directive 2003/96/CE afin de déterminer si l'électricité utilisée pour alimenter des machines traitant du calcaire extrait bénéficie d'une exonération de la taxation de l'énergie. La Cour précise que cette notion couvre les procédés de transformation physique ou chimique de la roche pour en modifier la nature, mais pas les opérations de simple concassage ou criblage.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 18 avril 2024.#Commission européenne contre République hellénique.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Règlement (CE) no 29/2009 – Exigences relatives aux services de liaison de données pour le ciel unique européen – Article 3, paragraphe 1 – Prestataire de services de la circulation aérienne désigné par l’État membre concerné – Défaut d’adoption, par ce prestataire, des mesures nécessaires pour que les organismes offrant des services de la circulation aérienne aient les moyens de fournir et d’exploiter les services de liaison de données définis par ce règlement – Article 4, paragraphe 3, TUE – Principe de coopération loyale.#Affaire C-599/22.
La Cour de justice constate un manquement de la Grèce pour ne pas avoir veillé à ce que son prestataire de services de circulation aérienne prenne les mesures nécessaires à la fourniture des services de liaison de données requis par le règlement sur le ciel unique européen. Ce manquement constitue une violation des obligations découlant du règlement et du principe de coopération loyale.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 18 avril 2024.#Agenzia delle Dogane e dei Monopoli contre Girelli Alcool Srl.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Droits d’accise – Directive 2008/118/CE – Article 7, paragraphe 4 – Exigibilité des droits d’accise – Mise à la consommation – Destruction totale ou perte irrémédiable d’un produit placé sous un régime suspensif – Notion de “cas fortuit” – Autorisation émanant des autorités compétentes de l’État membre – Perte irrémédiable causée par une faute non grave commise par un employé du dépositaire agréé.#Affaire C-509/22.
Cet arrêt précise les conditions d'exonération des droits d'accise en cas de perte de produits sous régime suspensif. La Cour interprète la notion de "cas fortuit" au sens de la directive 2008/118/CE, en indiquant qu'une faute non grave d'un employé peut constituer un tel cas, à condition que l'autorité nationale compétente l'ait autorisée. La décision encadre ainsi l'appréciation des autorités fiscales nationales concernant l'exigibilité des droits lors de la destruction ou de la perte irrémédiable de produits.
18 avril 2024
Affaire C-634/22, OT e.a. Suppression d’un Tribunal: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 avril 2024 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski gradski sad - Bulgarie) – procédure pénale contre OT, PG, CR, VT, MD (Renvoi préjudiciel – Valeurs et objectifs de l’Union européenne – Article 2 TUE – État de droit – Article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Juridiction indépendante et impartiale – Réorganisation des compétences juridictionnelles au sein d’un État membre – Suppression d’une juridiction pénale spécialisée – Irrecevabilité de la demande de décision préjudicielle)
Cet arrêt confirme que la suppression d'une juridiction spécialisée par un État membre ne constitue pas en soi une violation de l'obligation d'indépendance judiciaire imposée par l'article 19 TUE, pour autant que le système juridictionnel dans son ensemble demeure indépendant et impartial. La Cour a jugé la demande préjudicielle irrecevable, estimant que les questions posées n'étaient pas nécessaires au règlement du litige principal. Elle rappelle ainsi que les réorganisations internes des compétences judiciaires relèvent de la compétence des États membres, sous le contrôle du respect des exigences fondamentales de l'État de droit.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 18 avril 2024.#M-GbR contre Finanzamt O.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Articles 30 bis et 30 ter – Bons fournis par voie électronique – Bons à usage unique et bons à usages multiples – Cartes prépayées ou codes de bons pour l’achat de contenus numériques, assortis d’un identifiant “pays” rendant les contenus numériques en question accessibles uniquement dans l’État membre visé.#Affaire C-68/23.
Cet arrêt clarifie le régime de TVA applicable aux bons électroniques prépayés pour l'achat de contenus numériques, lorsque ces bons sont géobloqués pour un État membre spécifique. La Cour précise les conditions pour qualifier ces instruments de "bons à usage unique" ou "bons à usages multiples" au sens des articles 30 bis et 30 ter de la directive TVA, ce qui détermine le lieu de taxation et les obligations déclaratives des opérateurs. Cette interprétation impacte directement la facturation et la déclaration de TVA pour les plateformes de distribution de contenus numériques dans l'Union européenne.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 avril 2024.#« Citadeles nekustamie īpašumi » SIA contre Valsts ieņēmumu dienests.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'administratīvā rajona tiesa.#Renvoi préjudiciel – Prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme – Directive (UE) 2015/849 – Champ d’application – Entité assujettie – Article 3, point 7, sous c) – Notion de “prestataire de services aux sociétés ou fiducies/trusts” – Fourniture d’un siège statutaire – Propriétaire d’un bien immeuble ayant conclu des contrats de bail avec des personnes morales – Enregistrement du siège statutaire de ces personnes morales dans ce bien immeuble.#Affaire C-22/23.
Cet arrêt interprète la notion de "prestataire de services aux sociétés ou fiducies" au sens de la directive anti-blanchiment. La Cour précise que le simple fait, pour un propriétaire immobilier, de louer des locaux à des sociétés et d'y enregistrer leur siège statutaire ne suffit pas à conférer la qualité d'entité assujettie aux obligations de vigilance. La décision délimite ainsi le champ d'application des obligations de due diligence en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux.
18 avril 2024
Affaire C-195/23, Partena: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 18 avril 2024 (demande de décision préjudicielle du tribunal du travail francophone de Bruxelles - Belgique) – GI / Partena, Assurances Sociales pour Travailleurs Indépendants ASBL (Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale – Fonctionnaires de l’Union européenne – Protocole (no 7) sur les privilèges et immunités de l’Union européenne – Affiliation obligatoire au régime de sécurité sociale des institutions de l’Union – Fonctionnaire de l’Union exerçant une activité professionnelle complémentaire à titre d’indépendant – Assujettissement aux cotisations sociales par la législation de l’État membre dans lequel cette activité est exercée)
Cet arrêt clarifie qu'un fonctionnaire de l'Union européenne exerçant une activité indépendante complémentaire dans un État membre peut être assujetti au régime de sécurité sociale de cet État pour cette activité. La Cour confirme que l'affiliation obligatoire au régime de l'Union ne couvre pas une telle activité accessoire, qui relève donc de la législation nationale applicable.
18 avril 2024
Affaire C-22/23, Citadeles nekustamie īpašumi: Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 avril 2024 (demande de décision préjudicielle de l’administratīvā rajona tiesa - Lettonie) – « Citadeles nekustamie īpašumi » SIA / Valsts ieņēmumu dienests (Renvoi préjudiciel – Prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme – Directive (UE) 2015/849 – Champ d’application – Entité assujettie – Article 3, point 7, sous c) – Notion de “prestataire de services aux sociétés ou fiducies/trusts” – Fourniture d’un siège statutaire – Propriétaire d’un bien immeuble ayant conclu des contrats de bail avec des personnes morales – Enregistrement du siège statutaire de ces personnes morales dans ce bien immeuble)
Cet arrêt clarifie la notion de "prestataire de services aux sociétés ou aux fiducies" au sens de la directive anti-blanchiment. La Cour juge que le simple fait de louer un bien immobilier à une société et d'y héberger son siège statutaire ne suffit pas à conférer à ce propriétaire-bailleur la qualité d'entité assujettie. Cette interprétation restrictive délimite le champ d'application des obligations de vigilance.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 avril 2024.#Luis Carlos e.a. contre Air Berlín Luftverkehrs KG, Sucursal en España e.a.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par Juzgado de lo Mercantil no 1 de Palma de Mallorca.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (UE) 2015/848 – Procédures d’insolvabilité – Procédure d’insolvabilité principale en Allemagne et procédure d’insolvabilité secondaire en Espagne – Contestation de l’inventaire et de la liste des créanciers présentés par le praticien de l’insolvabilité dans la procédure d’insolvabilité secondaire – Classification des créances des travailleurs – Date à prendre en compte – Transfert d’actifs situés en Espagne vers l’Allemagne – Composition du patrimoine d’une procédure d’insolvabilité secondaire – Paramètres temporels à prendre en considération.#Affaires jointes C-765/22 et C-772/22.
Cet arrêt clarifie les règles applicables à la classification des créances dans une procédure d'insolvabilité secondaire, en vertu du règlement (UE) 2015/848. La Cour précise que la date de l'ouverture de la procédure principale en Allemagne est déterminante pour classer les créances des travailleurs dans la procédure secondaire en Espagne, et non la date d'ouverture de cette dernière. Elle définit également le patrimoine de la procédure secondaire en fonction des actifs situés dans l'État membre concerné au moment de l'ouverture de la procédure principale.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 avril 2024.#Vasile Dumitrescu e.a. contre Commission européenne et Cour de justice de l'Union européenne.#Pourvoi – Fonction Publique – Article 8, paragraphe 2, deuxième alinéa, de l’annexe VII du statut des fonctionnaires de l’Union européenne – Paiement forfaitaire des frais de voyage du lieu d’affectation au lieu d’origine – Règlement (UE, Euratom) no 1023/2013 – Nouvelles règles de calcul – Fonctionnaires dont le lieu d’origine est situé à l’extérieur du territoire des États membres ou en dehors des pays et territoires énumérés à l’annexe II du traité FUE ou en dehors du territoire des États membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE) – Principe d’égalité de traitement.#Affaires jointes C-567/22 P à C-570/22 P.
L'arrêt concerne le calcul des indemnités de voyage des fonctionnaires de l'UE dont le lieu d'origine est situé hors du territoire de l'UE, de l'AELE ou des pays associés. La Cour a rejeté le pourvoi, confirmant que les nouvelles règles de calcul établies par le règlement 1023/2013 ne violent pas le principe d'égalité de traitement. Elle a jugé que la distinction opérée entre les fonctionnaires selon la localisation de leur lieu d'origine était objectivement justifiée par la nécessité de rationaliser le régime indemnitaire.
18 avril 2024
Conclusions de l'avocat général Mme L. Medina, présentées le 18 avril 2024.#Procédure pénale contre FP e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite parle Sofiyski gradski sad.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive (UE) 2016/343 – Droit d’assister à son procès – Possibilité pour un prévenu de participer aux audiences de son procès par visioconférence.#Affaire C-760/22.
Cet arrêt traite des conditions dans lesquelles un prévenu peut être jugé par visioconférence dans le cadre d'un procès pénal. Il interprète la directive 2016/343 sur la présomption d'innocence, en précisant les garanties procédurales requises pour que ce mode de participation respecte le droit à un procès équitable. La Cour fournit des critères pour évaluer si la décision de recourir à la visioconférence porte une atteinte disproportionnée aux droits de la défense.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 avril 2024.#Heureka Group a.s. contre Google LLC.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Městský soud v Praze.#Renvoi préjudiciel – Article 102 TFUE – Principe d’effectivité – Actions en dommages et intérêts en droit national pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence – Directive 2014/104/UE – Transposition tardive de la directive – Application temporelle – Article 10 – Délai de prescription – Modalités du dies a quo – Cessation de l’infraction – Connaissance des informations indispensables pour l’introduction du recours en dommages et intérêts – Publication au Journal officiel de l’Union européenne du résumé de la décision de la Commission européenne constatant une infraction aux règles de concurrence – Effet contraignant d’une décision de la Commission non encore définitive – Suspension ou interruption du délai de prescription pendant la durée de l’enquête de la Commission ou jusqu’à la date à laquelle sa décision devienne définitive.#Affaire C-605/21.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, précise les modalités du délai de prescription pour les actions en dommages et intérêts fondées sur une infraction au droit de la concurrence, en cas de transposition tardive de la directive 2014/104/UE. Il clarifie que le point de départ du délai (dies a quo) ne peut courir qu'à partir de la cessation de l'infraction et de la connaissance par la victime des informations indispensables pour agir, et que la publication au Journal officiel du résumé d'une décision de la Commission constitue un élément pertinent à cet égard. Enfin, la Cour précise que l'effet contraignant d'une décision de la Commission non définitive ne fait pas obstacle à l'introduction d'une action, et que le délai de prescription peut être suspendu ou interrompu pendant la durée de l'enquête de la Commission.
18 avril 2024
Résolution du Comité européen des régions sur Une politique de cohésion renouvelée après 2027 qui ne laisse personne de côté — Réponses du CdR au rapport du groupe de haut niveau sur l’avenir de la politique de cohésion et au neuvième rapport sur la cohésion
Cette résolution du Comité européen des régions (CdR) expose la position des collectivités locales et régionales sur l'avenir de la politique de cohésion après 2027. Elle insiste sur la nécessité de maintenir une politique ambitieuse, flexible et accessible à tous les territoires, en réponse aux propositions du groupe de haut niveau et au neuvième rapport sur la cohésion. Le texte plaide pour une simplification des règles, un renforcement de la gouvernance locale et une approche territorialisée qui ne laisse aucun territoire de côté.
18 avril 2024
Affaire C-359/22, Minister for Justice Clause discrétionnaire – Recours: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 avril 2024 (demande de décision préjudicielle de la High Court (Irlande) - Irlande) – AHY / Minister for Justice (Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale – Règlement (UE) no 604/2013 – Transfert du demandeur d’asile vers l’État membre responsable de l’examen de la demande de protection internationale – Article 17, paragraphe 1 – Clause discrétionnaire – Article 27, paragraphes 1 et 3, et article 29, paragraphe 3 – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Voies de recours – Effet suspensif)
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-359/22) précise que la décision d'un État membre d'examiner lui-même une demande de protection internationale en vertu de la clause discrétionnaire de l'article 17, paragraphe 1, du règlement Dublin III est susceptible de recours effectif. Le demandeur doit pouvoir contester cette décision, notamment lorsqu'elle est prise après l'expiration du délai de transfert, et le recours doit bénéficier d'un effet suspensif pour garantir le droit à un recours effectif consacré à l'article 47 de la Charte.
18 avril 2024
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 avril 2024.#Heureka Group a.s. contre Google LLC.#Renvoi préjudiciel – Article 102 TFUE – Principe d’effectivité – Actions en dommages et intérêts en droit national pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence – Directive 2014/104/UE – Transposition tardive de la directive – Application temporelle – Article 10 – Délai de prescription – Modalités du dies a quo – Cessation de l’infraction – Connaissance des informations indispensables pour l’introduction du recours en dommages et intérêts – Publication au Journal officiel de l’Union européenne du résumé de la décision de la Commission européenne constatant une infraction aux règles de concurrence – Effet contraignant d’une décision de la Commission non encore définitive – Suspension ou interruption du délai de prescription pendant la durée de l’enquête de la Commission ou jusqu’à la date à laquelle sa décision devienne définitive.#Affaire C-605/21.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les modalités du point de départ du délai de prescription pour les actions en dommages et intérêts fondées sur une infraction au droit de la concurrence (article 102 TFUE). Elle juge que ce délai ne peut commencer à courir qu'à la double condition que l'infraction ait cessé et que la victime ait eu connaissance des informations indispensables pour agir, la publication au JOUE du résumé de la décision de la Commission constituant un élément pertinent à cet égard. En outre, la Cour clarifie l'effet contraignant d'une décision de la Commission non encore définitive et les règles de suspension du délai de prescription pendant l'enquête ou jusqu'à ce que cette décision devienne définitive.
18 avril 2024
Affaire C-605/21, Heureka Group Comparateurs de prix en ligne: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 18 avril 2024 (demande de décision préjudicielle du Městský soud v Praze - République tchèque) – Heureka Group a.s. / Google LLC (Renvoi préjudiciel – Article 102 TFUE – Principe d’effectivité – Actions en dommages et intérêts en droit national pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence – Directive 2014/104/UE – Transposition tardive de la directive – Application temporelle – Article 10 – Délai de prescription – Modalités du dies a quo – Cessation de l’infraction – Connaissance des informations indispensables pour l’introduction du recours en dommages et intérêts – Publication au Journal officiel de l’Union européenne du résumé de la décision de la Commission européenne constatant une infraction aux règles de concurrence – Effet contraignant d’une décision de la Commission non encore définitive – Suspension ou interruption du délai de prescription pendant la durée de l’enquête de la Commission ou jusqu’à la date à laquelle sa décision devienne définitive)
Cet arrêt de la Cour de justice précise les modalités du point de départ du délai de prescription pour les actions en dommages et intérêts fondées sur une infraction au droit de la concurrence, en interprétant l'article 10 de la directive 2014/104/UE. Il juge que la connaissance des informations indispensables pour agir, qui fait courir le délai, ne peut être présumée acquise avant la publication au Journal officiel du résumé de la décision de la Commission constatant l'infraction, et ce même si cette décision n'est pas encore définitive. En outre, la Cour rappelle que le principe d'effectivité impose de suspendre le délai de prescription pendant la durée de l'enquête de la Commission jusqu'à ce que sa décision devienne définitive, afin de ne pas priver la victime de son droit à réparation.
18 avril 2024
Recommandation de DÉCISION DU CONSEIL autorisant l’ouverture de négociations en vue d’un accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord sur la mobilité des jeunes
Cette proposition de décision du Conseil vise à autoriser la Commission européenne à ouvrir des négociations avec le Royaume-Uni pour conclure un accord sur la mobilité des jeunes. L'objectif est de faciliter les échanges et les séjours temporaires (études, stages, travail) pour les jeunes citoyens de l'UE et du Royaume-Uni, dans le cadre post-Brexit. Pour un professionnel du droit français, ce texte initie la phase préparatoire d'un futur accord international qui pourrait assouplir les conditions de circulation et de séjour actuellement restrictives pour les jeunes.
18 avril 2024
Proposition de DÉCISION DU CONSEIL relative à la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au sein du comité d’adhésion du Conseil international du sucre, en ce qui concerne l’adhésion du Koweït à l'accord international de 1992 sur le sucre
Cette proposition de décision du Conseil vise à autoriser l'Union européenne à approuver, au sein du comité d'adhésion du Conseil international du sucre, la demande d'adhésion du Koweït à l'accord international de 1992 sur le sucre. Pour un professionnel du droit français, ce texte formalise la position commune de l'UE pour intégrer un nouvel État membre à cet accord multilatéral, ce qui pourrait influencer les règles commerciales et les quotas sucriers applicables aux opérateurs européens.
18 avril 2024
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.11484 — BLACKSTONE / CDPQ / INVENERGY IRH / INVENERGY RENEWABLES)
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant l'acquisition de contrôle conjoint d'Invenergy IRH et d'Invenergy Renewables par Blackstone, CDPQ et Invenergy. Cette opération, examinée dans le cadre du règlement européen sur les concentrations, est autorisée car elle ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs sur le marché concerné.
18 avril 2024