Droit européen — EUR-Lex
46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 043Par année
Affaire C-712/25 PPU, Rastoshev: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 12 février 2026 (demande de décision préjudicielle de l’Apelativen sad – Sofia – Bulgarie) – procédure pénale contre XM (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2002/584/JAI – Mandat d’arrêt européen émis aux fins de l’exercice de poursuites pénales – Exécution du mandat d’arrêt européen – Article 4, point 7, sous a) – Motifs de non-exécution facultative – Infractions qui ont été commises en tout ou en partie sur le territoire de l’État membre d’exécution – Risque d’impunité)
Cet arrêt interprète les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser d'exécuter un mandat d'arrêt européen (MAE) lorsque l'infraction a été commise en tout ou en partie sur son territoire. La Cour précise que le motif facultatif de non-exécution prévu à l'article 4, point 7, sous a), de la décision-cadre 2002/584/JAI peut être invoqué pour éviter un risque d'impunité, même si les autorités nationales n'ont pas engagé de poursuites.
12 février 2026
Affaire C-471/24, PKO BP (Indice de référence d’importance critique): Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 février 2026 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Częstochowie – Pologne) – J.J. / PKO BP S.A. [Renvoi préjudiciel – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Contrat de crédit – Contrat de prêt hypothécaire à taux variable – Clause contractuelle prévoyant la fixation du taux d’intérêt sur la base d’un indice de référence, au sens du règlement (UE) 2016/1011 – Article 1er, paragraphe 2, de la directive 93/13 – Clause contractuelle reflétant des dispositions législatives ou réglementaires impératives – Article 4, paragraphe 2, de la directive 93/13 – Notion de définition de l’objet principal du contrat – Exigence de transparence – Article 3, paragraphe 1, de la directive 93/13 – Caractère abusif]
Cet arrêt précise que l'exclusion du contrôle des clauses abusives pour les clauses qui définissent l'objet principal du contrat ou qui reflètent des dispositions impératives nationales ne s'applique pas aux clauses d'un contrat de crédit qui lient le taux d'intérêt à un indice de référence. La Cour rappelle que de telles clauses doivent être soumises au contrôle de transparence et de caractère abusif prévu par la directive 93/13/CEE, même lorsque l'indice est qualifié d'« importance critique » par le règlement (UE) 2016/1011.
12 février 2026
Affaire C-864/24, Valora Effekten Handel: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 12 février 2026 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof – Allemagne) – GT, Beteiligungen im Baltikum AG, VCI Venture Capital und Immobilien AG / Valora Effekten Handel AG (Renvoi préjudiciel – Directive 2004/109/CE – Harmonisation des obligations de transparence concernant l’information sur les émetteurs dont les valeurs mobilières sont admises à la négociation sur un marché réglementé établi ou opérant dans un État membre – Notification de l’acquisition de participations importantes dans le capital de sociétés – Acquisition de telles participations par des personnes agissant de concert – Article 3, paragraphe 1 bis, quatrième alinéa – Notion d’exigences plus strictes – Dispositions législatives, réglementaires ou administratives adoptées en ce qui concerne les offres publiques d’acquisition, les opérations de fusion et d’autres opérations ayant des incidences sur la propriété et le contrôle des entreprises)
Cet arrêt interprète la directive sur la transparence concernant la notification des participations importantes, en clarifiant la notion d'"exigences plus strictes" que les États membres peuvent maintenir. La Cour précise que ces exigences nationales plus strictes, visées à l'article 3, paragraphe 1 bis, peuvent inclure des règles relatives aux offres publiques d'acquisition et autres opérations affectant le contrôle des entreprises. La décision délimite ainsi l'interaction entre le droit européen de la transparence et les législations nationales en matière de gouvernance d'entreprise et de contrôle des concentrations.
12 février 2026
Affaire C-56/25, Petlichev: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 février 2026 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski gradski sad – Bulgarie) – procédure pénale contre MA (Renvoi préjudiciel – Article 267 TFUE – Principe de primauté du droit de l’Union – Non-conformité alléguée du droit national à la Constitution nationale et au droit de l’Union – Conditions de saisine d’une cour constitutionnelle – Appréciation motivée des conséquences de l’application du droit de l’Union – Saisine préalable de la Cour à titre préjudiciel – Article 94, sous b), du règlement de procédure de la Cour – Détermination du droit national applicable au litige – Contenu de la demande de décision préjudicielle – Obligation ou habilitation de saisine préalable d’une cour constitutionnelle avant la saisine de la Cour à titre préjudiciel – Absence)
L'arrêt précise qu'un juge national, saisi d'une question de compatibilité entre le droit national et le droit de l'Union, n'est pas tenu de saisir au préalable la cour constitutionnelle de son État avant de poser une question préjudicielle à la CJUE. Il appartient au juge national d'apprécier, en toute indépendance, la nécessité de ce renvoi pour trancher le litige, en vertu du principe de primauté du droit européen.
12 février 2026
Affaire C-680/24, WizzAir Hungary: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 12 février 2026 (demande de décision préjudicielle du Wojewódzki Sąd Administracyjny w Warszawie – Pologne) – WizzAir Hungary Légiközlekedési Kft. / Prezes Urzędu Lotnictwa Cywilnego (Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Redevances aéroportuaires – Directive 2009/12/CE – Article 2, point 3 – Notion d’usager d’aéroport – Article 6, paragraphe 2 – Obligation, pour l’entité gestionnaire d’aéroport, de consulter les usagers d’aéroport sur les modifications du système ou du niveau des redevances aéroportuaires – Article 6, paragraphe 5, premier alinéa, sous a) – Procédure obligatoire de détermination ou d’approbation des redevances aéroportuaires ou de leur niveau maximal par l’autorité de supervision indépendante – Article 6, paragraphe 5, second alinéa – Article 11, paragraphes 1 et 7 – Obligation, pour cette autorité, de consulter les usagers d’aéroport sur les modifications du système ou du niveau des redevances aéroportuaires dans le cadre d’une procédure obligatoire de droit national – Portée – Principe de non-discrimination et principe de transparence)
Cet arrêt clarifie les obligations de consultation des compagnies aériennes, en tant qu'usagers d'aéroport, lors de la modification des redevances aéroportuaires. La Cour précise que cette consultation doit intervenir à la fois auprès du gestionnaire d'aéroport et de l'autorité de supervision nationale, dans le cadre de la procédure obligatoire d'approbation de ces redevances. L'interprétation vise à garantir l'application effective des principes de non-discrimination et de transparence énoncés par la directive 2009/12/CE.
12 février 2026
Affaire C-91/26 P: Pourvoi formé le 12 février 2026 par UC contre l’arrêt du Tribunal (quatrième chambre) rendu le 3 décembre 2025 dans l’affaire T-72/24, UC/Conseil
La Cour de justice est saisie d'un pourvoi contre un arrêt du Tribunal de l'Union européenne ayant statué sur un recours en annulation introduit par UC à l'encontre d'un acte du Conseil. Ce pourvoi, formé le 12 février 2026, invite la Cour à se prononcer sur la légalité de l'acte attaqué et sur l'interprétation du droit de l'Union applicable, notamment au regard des droits fondamentaux. L'issue de cette affaire pourrait préciser les conditions de recevabilité et le contrôle juridictionnel des actes du Conseil en matière de mesures restrictives.
12 février 2026
Ordonnance du président du Tribunal du 12 février 2026.#NL contre Commission européenne.#Référé – Marchés publics – Exclusion des procédures d’attribution de marchés encadrées par les règlements (UE, Euratom) 2024/2509 et (UE) 2018/1877 de la sélection pour l’exécution des fonds de l’Union – Publication d’informations – Demande de sursis à exécution – Fumus boni juris – Urgence – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-742/25 R.
Cette ordonnance du président du Tribunal rejette une demande de référé introduite par la société NL contre la Commission européenne, visant à obtenir le sursis à exécution d'une décision d'exclusion des procédures d'attribution de marchés publics régies par les règlements financiers de l'UE. Le juge des référés a estimé que les conditions du fumus boni juris et de l'urgence n'étaient pas réunies, et que la balance des intérêts penchait en faveur de la Commission. En pratique, cette décision confirme la rigueur avec laquelle les juridictions de l'Union apprécient les critères du référé en matière de marchés publics, notamment l'exigence d'un préjudice grave et irréparable pour le requérant.
12 février 2026
Jurisprudence CJUE — 62025CJ0712
12 février 2026
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 février 2026.#J.J. contre PKO BP S.A.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Okręgowy w Częstochowie.#Renvoi préjudiciel – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Contrat de crédit – Contrat de prêt hypothécaire à taux variable – Clause contractuelle prévoyant la fixation du taux d’intérêt sur la base d’un indice de référence, au sens du règlement (UE) 2016/1011 – Article 1er, paragraphe 2, de la directive 93/13 – Clause contractuelle reflétant des dispositions législatives ou réglementaires impératives – Article 4, paragraphe 2, de la directive 93/13 – Notion de “définition de l’objet principal du contrat” – Exigence de transparence – Article 3, paragraphe 1, de la directive 93/13 – Caractère abusif.#Affaire C-471/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que la clause d'un contrat de prêt hypothécaire à taux variable définissant le taux d'intérêt par référence à un indice (tel que le WIBOR) constitue l'objet principal du contrat. Elle rappelle que cette clause doit être rédigée de manière claire et compréhensible pour le consommateur, et qu'elle n'échappe au contrôle du caractère abusif que si elle reflète une disposition législative ou réglementaire impérative. En l'absence de transparence, le juge national peut apprécier son caractère abusif au regard du déséquilibre significatif qu'elle pourrait créer entre les parties.
12 février 2026
Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 12 février 2026.###
L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il examine notamment la qualification de « consommateur » et le lieu d'exécution des obligations contractuelles pour déterminer le tribunal compétent. Ces conclusions visent à clarifier la protection juridictionnelle des consommateurs dans le commerce électronique transfrontalier.
12 février 2026
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 12 février 2026.###
L'avocat général Kokott propose à la Cour de préciser les conditions dans lesquelles un État membre peut restreindre la libre prestation de services en invoquant des raisons impérieuses d'intérêt général, notamment en matière de protection des consommateurs ou de lutte contre la fraude. Les conclusions examinent la proportionnalité de mesures nationales qui imposent des obligations spécifiques aux prestataires de services établis dans un autre État membre. Cette affaire est susceptible de clarifier l'étendue des obligations de vérification incombant à l'État membre d'accueil avant d'adopter de telles restrictions.
12 février 2026
Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 12 février 2026.###
L'avocat général Szpunar propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) en matière de compétence judiciaire et d'exécution des décisions. Il examine les conditions dans lesquelles une juridiction d'un État membre peut être saisie d'une action en responsabilité contractuelle dirigée contre un transporteur aérien, notamment au regard du lieu d'exécution de la prestation de transport. Ces conclusions précisent la notion de « lieu d'exécution du contrat » pour les litiges relevant du transport aérien de passagers.
12 février 2026
Ordonnance du Tribunal (sixième chambre) du 12 février 2026.#Miguel Ángel Navarro Fernández contre Parlement européen.#Recours en carence – Demande d’injonction – Demande de mesures provisoires – Défaut de représentation du requérant – Défaut de régularisation – Irrecevabilité manifeste.#Affaire T-404/25.
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable le recours en carence introduit par Miguel Ángel Navarro Fernández contre le Parlement européen. La décision est fondée sur le défaut de représentation du requérant par un avocat habilité, conformément au statut de la Cour de justice, et sur l'absence de régularisation de cette irrégularité procédurale. Cette ordonnance rappelle l'exigence impérative de la représentation par un avocat pour toute personne physique agissant devant les juridictions de l'Union.
12 février 2026
Affaire T-742/25 R: Ordonnance du président du Tribunal du 12 février 2026 – NL/Commission [Référé – Marchés publics – Exclusion des procédures d’attribution de marchés encadrées par les règlements (UE, Euratom) 2024/2509 et (UE) 2018/1877 de la sélection pour l’exécution des fonds de l’Union – Publication d’informations – Demande de sursis à exécution – Fumus boni juris – Urgence – Mise en balance des intérêts]
Cette ordonnance du Tribunal de l'Union européenne rejette la demande de référé introduite par NL contre la Commission, visant à obtenir le sursis à l'exécution d'une décision d'exclusion des procédures d'attribution de marchés publics régies par les règlements financiers 2024/2509 et 2018/1877. Le président du Tribunal estime que la condition du fumus boni juris n'est pas remplie, faute d'arguments suffisamment sérieux sur le fond, et que l'urgence n'est pas établie, la requérante ne démontrant pas un préjudice grave et irréparable. En conséquence, la mise en balance des intérêts ne justifie pas la mesure provisoire sollicitée.
12 février 2026
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 février 2026.#Sofiyska gradska prokuratura contre MA.#Renvoi préjudiciel – Article 267 TFUE – Principe de primauté du droit de l’Union – Non-conformité alléguée du droit national à la Constitution nationale et au droit de l’Union – Conditions de saisine d’une cour constitutionnelle – Appréciation motivée des conséquences de l’application du droit de l’Union – Saisine préalable de la Cour à titre préjudiciel – Article 94, sous b), du règlement de procédure de la Cour – Détermination du droit national applicable au litige – Contenu de la demande de décision préjudicielle – Obligation ou habilitation de saisine préalable d’une cour constitutionnelle avant la saisine de la Cour à titre préjudiciel – Absence.#Affaire C-56/25.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'obligation de saisine préjudicielle au titre de l'article 267 TFUE prime sur les mécanismes constitutionnels nationaux. Un juge national n'est ni tenu ni habilité à saisir d'abord sa cour constitutionnelle pour contester la conformité d'une loi nationale à la Constitution avant de pouvoir interroger la CJUE sur sa compatibilité avec le droit de l'Union. L'arrêt rappelle que la demande préjudicielle doit exposer les raisons pour lesquelles le juge estime nécessaire une interprétation du droit de l'Union pour trancher le litige, sans condition préalable de filtrage constitutionnel.
12 février 2026
Conclusions de l'avocat général M. R. Norkus, présentées le 12 février 2026.###
L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il s'agit de déterminer si un consommateur peut attraire un professionnel établi dans un autre État membre devant le tribunal de son domicile lorsque le site internet du professionnel est accessible dans cet État, même sans activité ciblée spécifique. Cette affaire pourrait préciser les conditions de déclenchement de la protection du consommateur dans l'environnement numérique.
12 février 2026
Conclusions de l'avocat général Mme L. Medina, présentées le 12 février 2026.###
L'avocat général Medina propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Les conclusions examinent les critères de détermination du tribunal compétent lorsque le consommateur et le professionnel sont établis dans des États membres différents, en précisant la notion de "direction d'activités" vers l'État du domicile du consommateur. Cette affaire pourrait clarifier les conditions de protection du consommateur dans le commerce électronique transfrontalier.
12 février 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 février 2026.#MB contre Societatea Națională [U].#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Politique sociale – Directive (UE) 2019/1158 – Protection contre le licenciement – Dispositions nationales plus favorables à la protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Congé parental – Réglementation nationale prévoyant une interdiction générale et absolue de licencier un travailleur bénéficiant de l’aide à l’insertion – Article 16 et article 17, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Absence de mise en œuvre du droit de l’Union – Incompétence manifeste de la Cour.#Affaire C-861/24.
La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée manifestement incompétente pour répondre à la question préjudicielle posée dans cette affaire. Le litige au principal, qui portait sur une réglementation nationale roumaine interdisant de manière absolue le licenciement d'un travailleur bénéficiant d'une aide à l'insertion, ne relevait pas du champ d'application du droit de l'Union, car il ne mettait pas en œuvre la directive 2019/1158 sur l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents. En conséquence, la Cour a rejeté la demande de décision préjudicielle comme irrecevable.
12 février 2026
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 février 2026.#M.P. contre Migracijos departamentas prie Lietuvos Respublikos vidaus reikalų ministerijos.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Contrôles frontaliers, asile et immigration – Franchissement des frontières extérieures des États membres – Règlement (UE) 2018/1806 – Réglementation nationale obligeant un ressortissant de plusieurs pays tiers ayant bénéficié d’un régime d’exemption de visa à présenter un document complémentaire afin d’obtenir un titre de séjour temporaire – Accord économique et commercial global entre le Canada, d’une part, et l’Union européenne, d’autre part – Effet direct.#Affaire C-634/24.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le règlement (UE) 2018/1806, qui établit la liste des pays tiers dont les ressortissants sont exemptés de visa, s'oppose à une réglementation nationale imposant à un ressortissant d'un de ces pays, bénéficiant de cette exemption, de présenter un document complémentaire pour obtenir un titre de séjour temporaire. Par ailleurs, la Cour a examiné l'effet direct de l'Accord économique et commercial global (AECG) entre l'UE et le Canada, précisant ses conditions d'invocabilité par un justiciable. Cette décision clarifie les limites des exigences nationales en matière de séjour pour les ressortissants de pays tiers exemptés de visa et la portée juridique des accords mixtes de l'Union.
12 février 2026
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 février 2026.#M.P. contre Migracijos departamentas prie Lietuvos Respublikos vidaus reikalų ministerijos.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Contrôles frontaliers, asile et immigration – Franchissement des frontières extérieures des États membres – Règlement (UE) 2018/1806 – Réglementation nationale obligeant un ressortissant de plusieurs pays tiers ayant bénéficié d’un régime d’exemption de visa à présenter un document complémentaire afin d’obtenir un titre de séjour temporaire – Accord économique et commercial global entre le Canada, d’une part, et l’Union européenne, d’autre part – Effet direct.#Affaire C-634/24.
La Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement (UE) 2018/1806 en jugeant qu'un État membre ne peut pas imposer à un ressortissant d'un pays tiers exempté de visa, mais également ressortissant d'un autre pays tiers, une condition supplémentaire de présentation d'un document pour obtenir un titre de séjour temporaire. Cette décision précise également que les dispositions de l'Accord économique et commercial global (AECG) entre l'UE et le Canada peuvent avoir un effet direct, permettant à un justiciable de s'en prévaloir. Pour le praticien français, cet arrêt clarifie les limites des exigences nationales en matière de séjour pour les ressortissants de pays tiers bénéficiant d'une exemption de visa.
12 février 2026