Droit européen — EUR-Lex
46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 043Par année
Affaire T-54/25: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2026 – Maschio Gaspardo/EUIPO – Madara Agro (Machinisme agricole) [Dessin ou modèle de l’Union européenne – Procédure de nullité – Dessin ou modèle de l’Union européenne enregistré représentant un décompacteur agricole – Motif de nullité – Non-respect des conditions de protection – Article 25, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 6/2002, dans sa version antérieure au règlement (UE) 2024/2822 – Absence de caractère individuel – Article 6 du règlement n° 6/2002 – Utilisateur averti – Degré de liberté du créateur – Absence d’impression globale différente]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Maschio Gaspardo contre la décision de l'EUIPO annulant l'enregistrement de son dessin ou modèle de décompacteur agricole pour défaut de caractère individuel. Il a considéré que, du point de vue de l'utilisateur averti (un agriculteur ou un conducteur d'engins agricoles), l'impression globale produite par le dessin contesté ne différait pas suffisamment de celle produite par un dessin antérieur, compte tenu du degré de liberté limité du créateur dans ce secteur technique. Cette décision confirme l'application stricte de l'article 6 du règlement n° 6/2002 pour les pièces de machinisme agricole, où les contraintes fonctionnelles réduisent la marge de manœuvre esthétique.
28 janvier 2026
Arrêt du Tribunal (chambre préjudicielle) du 28 janvier 2026.#Accorinvest et Société générale contre Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Droits d’accise – Taxes indirectes supplémentaires sur les produits soumis à accise – Article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE – Notion de “taxe indirecte supplémentaire” – Contribution tarifaire sur les prestations de transport et de distribution d’électricité – Répercussion de l’impôt sur le consommateur – Lien direct et indissociable entre la taxe et la consommation d’électricité.#Affaire T-653/24.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE clarifie la notion de "taxe indirecte supplémentaire" au sens de l'article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE. Il précise qu'une contribution tarifaire sur les prestations de transport et de distribution d'électricité constitue une telle taxe indirecte si elle présente un lien direct et indissociable avec la consommation d'électricité, notamment par sa répercussion obligatoire sur le consommateur final. Pour le praticien français, cette décision délimite le champ des impositions nationales pouvant coexister avec le régime harmonisé des droits d'accise.
28 janvier 2026
Affaire T-653/24, Accorinvest: Arrêt du Tribunal (chambre préjudicielle) du 28 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Conseil d’État – France) – Accorinvest et Société générale/Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Droits d’accise – Taxes indirectes supplémentaires sur les produits soumis à accise – Article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE – Notion de taxe indirecte supplémentaire – Contribution tarifaire sur les prestations de transport et de distribution d’électricité – Répercussion de l’impôt sur le consommateur – Lien direct et indissociable entre la taxe et la consommation d’électricité)
L'arrêt Accorinvest (T-653/24) du 28 janvier 2026 précise la notion de « taxe indirecte supplémentaire » au sens de l'article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE. Le Tribunal de l'UE juge que la contribution tarifaire française sur les prestations de transport et de distribution d'électricité constitue une telle taxe indirecte dès lors qu'elle présente un lien direct et indissociable avec la consommation d'électricité, en raison de son mécanisme de répercussion obligatoire sur le consommateur final. Cette décision, rendue sur renvoi préjudiciel du Conseil d'État, a une portée majeure pour la qualification des taxes intérieures françaises au regard du droit de l'Union, notamment pour déterminer leur compatibilité avec le régime harmonisé des droits d'accise.
28 janvier 2026
Arrêt du Tribunal (neuvième chambre) du 28 janvier 2026.#UH contre Commission européenne.#Marchés publics de services – Soutien de l’enseignement juridique supérieur dans un État tiers – Exécution d’un contrat de services – Faute professionnelle et manquements graves à des obligations essentielles commis par le cocontractant – Protection des intérêts financiers de l’Union – Enquête de l’OLAF – Exclusion des procédures de marchés publics pour une période de deux ans – Existence d’un consortium – Erreur de fait – Erreur de droit – Sécurité juridique – Prescription – Non-rétroactivité.#Affaire T-1052/23.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de UH contre la décision de la Commission de l'exclure des marchés publics pour deux ans, suite à des manquements graves constatés dans l'exécution d'un contrat de soutien à l'enseignement juridique dans un État tiers. L'arrêt confirme que la Commission peut se fonder sur une enquête de l'OLAF pour sanctionner un membre d'un consortium, et précise que les principes de sécurité juridique, de prescription et de non-rétroactivité n'ont pas été violés en l'espèce. Pour le praticien français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle la CJUE apprécie les fautes professionnelles dans les marchés publics européens, notamment en matière de responsabilité solidaire au sein d'un consortium et de délais de prescription applicables aux sanctions administratives.
28 janvier 2026
Affaire T-1052/23: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2026 – UH/Commission (Marchés publics de services – Soutien de l’enseignement juridique supérieur dans un État tiers – Exécution d’un contrat de services – Faute professionnelle et manquements graves à des obligations essentielles commis par le cocontractant – Protection des intérêts financiers de l’Union – Enquête de l’OLAF – Exclusion des procédures de marchés publics pour une période de deux ans – Existence d’un consortium – Erreur de fait – Erreur de droit – Sécurité juridique – Prescription – Non-rétroactivité)
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société UH contre la décision de la Commission de l'exclure des marchés publics pour deux ans, suite à des manquements graves constatés dans l'exécution d'un contrat de soutien à l'enseignement juridique dans un État tiers. L'arrêt confirme que l'enquête de l'OLAF et la sanction d'exclusion sont valides, même en l'absence de condamnation pénale préalable, dès lors que les faits établis constituent une faute professionnelle grave au sens du droit financier de l'UE. Cette décision précise les conditions de mise en œuvre de la protection des intérêts financiers de l'Union et le régime de prescription applicable aux procédures d'exclusion.
28 janvier 2026
Arrêt du Tribunal (dixième chambre) du 28 janvier 2026.#LU contre Banque européenne d'investissement.#Fonction publique – Personnel de la BEI – Harcèlement moral – Enquête administrative – Demande d’assistance – Rejet de la demande – Décision d’engager une procédure disciplinaire – Recours en annulation – Acte non susceptible de recours – Acte préparatoire – Recevabilité – Obligation de motivation – Erreur d’appréciation – Responsabilité.#Affaire T-365/24.
28 janvier 2026
Arrêt du Tribunal (dixième chambre) du 28 janvier 2026.#HO contre Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs.#Fonction publique – Agents temporaires – Contrat à durée déterminée – Décision de non-renouvellement pour une durée indéterminée – Exigence d’impartialité – Erreur manifeste d’appréciation.#Affaire T-76/25.
28 janvier 2026
Affaire C-32/26, Lodring: Demande de décision préjudicielle présentée par le rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond (Pays-Bas), le 27 janvier 2026 – NA/Minister van Asiel en Migratie
L'affaire C-32/26, Lodring, porte sur une demande de décision préjudicielle du rechtbank Den Haag (Pays-Bas) concernant l'interprétation du droit de l'Union en matière d'asile et de migration. La question centrale vise à déterminer les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser ou retirer une protection internationale à un ressortissant de pays tiers, notamment au regard des critères de sécurité et de persécution. Cette décision clarifiera les obligations des États membres dans l'application de la directive 2011/95/UE (qualification) et du règlement Dublin III, avec un impact direct sur la pratique des juges et des autorités françaises compétentes en matière d'asile.
27 janvier 2026
Ordonnance de rectification du 27 janvier 2026.#A contre GKV-Spitzenverband.#Rectification d’arrêt.#Affaire C-743/23.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie un arrêt antérieur rendu dans l'affaire C-743/23 opposant A au GKV-Spitzenverband. La rectification porte sur une erreur matérielle ou une omission contenue dans le texte de l'arrêt initial, sans en modifier le sens ou la portée juridique. Pour le professionnel du droit français, cette ordonnance n'introduit aucun changement substantiel au dispositif ou à la motivation de l'arrêt rectifié.
27 janvier 2026
Jurisprudence CJUE — 62025CN0725R(01)
27 janvier 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 27 janvier 2026.#OMW Petrom Marketing contre Compania Naţională de Administrare a Infrastructurii Rutiere SA e.a.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse ne laissant place à aucun doute raisonnable – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Réseau transeuropéen de transport – Règlement (UE) no 1315/2013 – Infrastructures de transport routier – Article 19, sous d) – Zones de stationnement – Article 39, paragraphe 2, sous c) – Aires de repos – Règlement (CE) no 561/2006 – Article 8 bis – Informations concernant les aires de stationnement sûres et sécurisées – Réglementation nationale interdisant la construction d’aires de service du réseau autoroutier, incluant les aires de stationnement sécurisées, sur des terrains privés – Article 56 TFUE – Inapplicabilité – Situation purement interne.#Affaire C-439/25.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union, notamment le règlement (UE) n° 1315/2013 sur le réseau transeuropéen de transport et le règlement (CE) n° 561/2006 sur les temps de conduite, ne s'oppose pas à une réglementation nationale interdisant la construction d'aires de service, y compris les aires de stationnement sécurisées, sur des terrains privés le long du réseau autoroutier. La Cour juge que l'article 56 TFUE sur la libre prestation de services est inapplicable à cette situation purement interne.
27 janvier 2026
Affaire C-33/26 P: Pourvoi formé le 27 janvier 2026 par Nederlandse Vereniging Omwonenden Windturbines et autres contre l’arrêt rendu le 12 novembre 2025 par le Tribunal (neuvième chambre élargie) dans l’affaire T-534/23, Föreningen Svenskt Landskapsskydd et autres/Conseil
La Cour de justice est saisie d'un pourvoi contre un arrêt du Tribunal ayant rejeté un recours en annulation de la directive révisée sur les énergies renouvelables. Les requérants, associations de protection de l'environnement et de riverains, contestent la validité de la directive au regard des principes de proportionnalité et de subsidiarité, ainsi que du droit à un recours effectif. L'enjeu pour le droit français est de clarifier les limites de l'obligation de transposition des objectifs européens en matière d'énergies renouvelables face aux droits procéduraux des citoyens et aux exigences de protection de l'environnement.
27 janvier 2026
Affaire T-56/26: Recours introduit le 27 janvier 2026 – Pizhou Jiangshan Wood/Commission
Le recours introduit par Pizhou Jiangshan Wood conteste la légalité d'un acte de la Commission européenne, probablement un règlement ou une décision d'exécution imposant des mesures commerciales (comme des droits antidumping) affectant les importations de produits en bois. La portée de l'affaire pour un professionnel du droit français réside dans l'interprétation des règles de l'Union en matière de défense commerciale et la protection juridictionnelle des entreprises tierces devant le Tribunal de l'UE.
27 janvier 2026
Affaire C-39/26 P: Pourvoi formé le 27 janvier 2026 par Nagila Warburg contre l’arrêt du Tribunal (quatrième chambre, siégeant à cinq juges) rendu le 19 novembre 2025 dans l’affaire T-366/23, YH/BCE
Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice de l'Union européenne contre un arrêt du Tribunal de première instance, concernant un litige entre un particulier et la Banque centrale européenne. Cette procédure d'appel permettra à la Cour de statuer définitivement sur les questions de droit soulevées dans l'affaire, notamment en matière de contrôle juridictionnel des actes des institutions de l'UE.
27 janvier 2026
Affaire T-58/26: Recours introduit le 27 janvier 2026 – Entain Operations/EUIPO (sportingbet)
L'affaire T-58/26 concerne un recours formé par Entain Operations contre l'EUIPO au sujet de la marque de l'Union européenne "sportingbet". Le demandeur conteste une décision de l'Office rejetant sa demande d'enregistrement, soulevant des questions sur le caractère distinctif de la marque et l'application des motifs absolus de refus. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les critères d'appréciation de la distinctivité des marques verbales descriptives dans le secteur des jeux d'argent en ligne.
27 janvier 2026
Affaire T-610/25: Ordonnance du Tribunal du 27 janvier 2026 – Mylan Healthcare/EMA
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par Mylan Healthcare contre l'Agence européenne des médicaments (EMA). Cette ordonnance confirme que les conditions de recevabilité d'un recours en annulation, notamment la qualité pour agir, n'étaient pas remplies en l'espèce. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre la rigueur avec laquelle le juge de l'Union apprécie l'intérêt à agir des opérateurs économiques dans le secteur pharmaceutique.
27 janvier 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 27 janvier 2026.#OMV Petrom Marketing contre Compania Naţională de Administrare a Infrastructurii Rutiere SA e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Timişoara.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse ne laissant place à aucun doute raisonnable – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Réseau transeuropéen de transport – Règlement (UE) no 1315/2013 – Infrastructures de transport routier – Article 19, sous d) – Zones de stationnement – Article 39, paragraphe 2, sous c) – Aires de repos – Règlement (CE) no 561/2006 – Article 8 bis – Informations concernant les aires de stationnement sûres et sécurisées – Réglementation nationale interdisant la construction d’aires de service du réseau autoroutier, incluant les aires de stationnement sécurisées, sur des terrains privés – Article 56 TFUE – Inapplicabilité – Situation purement interne.#Affaire C-439/25.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne (huitième chambre) répond à une demande préjudicielle de la Curtea de Apel Timişoara (Roumanie) concernant la compatibilité d'une réglementation nationale interdisant la construction d'aires de service, incluant les aires de stationnement sécurisées, sur des terrains privés avec le règlement (UE) n° 1315/2013 relatif au réseau transeuropéen de transport. La Cour, appliquant l'article 99 de son règlement de procédure, juge que la réponse ne laisse place à aucun doute raisonnable et peut être clairement déduite de la jurisprudence, et déclare l'article 56 TFUE (libre prestation de services) inapplicable en raison du caractère purement interne de la situation. En substance, la Cour confirme que les États membres peuvent imposer des restrictions à l'implantation d'aires de stationnement sur le réseau autoroutier, sous réserve du respect des objectifs du droit de l'Union en matière de sécurité et de qualité des infrastructures de transport.
27 janvier 2026
Affaire C-439/25, OMW Petrom Marketing: Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 27 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Timişoara – Roumanie) – OMW Petrom Marketing / Compania Naţională de Administrare a Infrastructurii Rutiere SA, ZR, LN [Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse ne laissant place à aucun doute raisonnable – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Réseau transeuropéen de transport – Règlement (UE) no 1315/2013 – Infrastructures de transport routier – Article 19, sous d) – Zones de stationnement – Article 39, paragraphe 2, sous c) – Aires de repos – Règlement (CE) no 561/2006 – Article 8 bis – Informations concernant les aires de stationnement sûres et sécurisées – Réglementation nationale interdisant la construction d’aires de service du réseau autoroutier, incluant les aires de stationnement sécurisées, sur des terrains privés – Article 56 TFUE – Inapplicabilité – Situation purement interne]
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé, dans une ordonnance rendue sur renvoi préjudiciel de la Roumanie, que le droit de l'Union (notamment le règlement n° 1315/2013 sur le réseau transeuropéen de transport et le règlement n° 561/2006 sur les temps de conduite) ne s'oppose pas à une réglementation nationale interdisant la construction d'aires de service, y compris de stationnement sécurisé, sur des terrains privés le long du réseau autoroutier. Cette affaire, qui concerne une situation purement interne, écarte l'application de l'article 56 TFUE sur la libre prestation de services.
27 janvier 2026
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 27 janvier 2026.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Recevabilité – Décision (UE) 2021/3 – Position à prendre, au nom de l’Union européenne, lors de la reconvocation de la soixante-troisième session de la Commission des stupéfiants, créée par le Conseil économique et social des Nations unies, en ce qui concerne l’inscription du cannabis et des substances apparentées aux tableaux annexés à la convention unique sur les stupéfiants de 1961, modifiée par le protocole de 1972, et à la convention sur les substances psychotropes de 1971 – Prise de position et vote d’un État membre contraires à cette position de l’Union – Article 4, paragraphe 3, TUE – Principe de coopération loyale – Effets du comportement reproché à la date d’expiration du délai fixé dans l’avis motivé – Effets continus sur l’unité et la cohérence de l’action internationale de l’Union – Article 3, paragraphe 2, TFUE – Compétence externe exclusive – Affectation de règles communes ou altération de leur portée – Exception d’illégalité soulevée en défense – Irrecevabilité.#Affaire C-271/23.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement aux obligations découlant du principe de coopération loyale (article 4, paragraphe 3, TUE), en raison de son vote et de sa prise de position contraires à la position de l'Union lors d'une session de la Commission des stupéfiants de l'ONU concernant le classement du cannabis. Cet arrêt confirme que, dans le cadre d'une compétence externe exclusive de l'Union, les États membres ne peuvent adopter une position divergente, même après l'expiration du délai de l'avis motivé, dès lors que le comportement contesté produit des effets continus sur l'unité et la cohérence de l'action internationale de l'Union.
27 janvier 2026
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 27 janvier 2026.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Recevabilité – Décision (UE) 2021/3 – Position à prendre, au nom de l’Union européenne, lors de la reconvocation de la soixante-troisième session de la Commission des stupéfiants, créée par le Conseil économique et social des Nations unies, en ce qui concerne l’inscription du cannabis et des substances apparentées aux tableaux annexés à la convention unique sur les stupéfiants de 1961, modifiée par le protocole de 1972, et à la convention sur les substances psychotropes de 1971 – Prise de position et vote d’un État membre contraires à cette position de l’Union – Article 4, paragraphe 3, TUE – Principe de coopération loyale – Effets du comportement reproché à la date d’expiration du délai fixé dans l’avis motivé – Effets continus sur l’unité et la cohérence de l’action internationale de l’Union – Article 3, paragraphe 2, TFUE – Compétence externe exclusive – Affectation de règles communes ou altération de leur portée – Exception d’illégalité soulevée en défense – Irrecevabilité.#Affaire C-271/23.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement au principe de coopération loyale (article 4, paragraphe 3, TUE) en raison de son vote contraire à la position de l'Union lors d'une session de la Commission des stupéfiants de l'ONU concernant le classement du cannabis. Cet arrêt confirme que les États membres sont tenus de respecter et de défendre la position arrêtée par l'Union dans les enceintes internationales, même lorsque cette position relève d'une compétence partagée, dès lors que son non-respect compromet l'unité et la cohérence de l'action extérieure de l'Union. Il précise également que l'exception d'illégalité soulevée par un État membre contre la décision définissant cette position est irrecevable dans le cadre d'un recours en manquement.
27 janvier 2026