Droit européen — EUR-Lex

46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.

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Arrêt CJUE62024CC0565

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 27 novembre 2025.###

L'avocat général Szpunar propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il examine notamment la qualification de "consommateur" et la détermination du lieu d'exécution du contrat pour les achats transfrontaliers sur plateformes numériques. Ces conclusions visent à clarifier les critères de protection du consommateur actif dans le commerce électronique au sein du marché intérieur.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0643

Affaire C-643/24, Manuel Costa Filhos: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 27 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Supremo Tribunal de Justiça – Portugal) – Manuel Costa Filhos, Lda. / OÜ Wine Port of Paldiski [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Droits de la défense – Règlement (CE) no 805/2004 – Titre exécutoire européen pour les créances incontestées – Article 20 – Procédure d’exécution – Compétence des juridictions de l’État membre d’exécution – Articles 21 et 23 – Motifs de refus, de suspension ou de limitation de l’exécution – Règlement (CE) no 1393/2007 – Signification et notification des actes judiciaires et extrajudiciaires – Article 8 – Refus de réception de l’acte – Absence de traduction soit dans une langue que le destinataire comprend, soit dans la langue officielle de l’État membre d’exécution ou, le cas échéant, dans l’une des langues officielles du lieu où il doit être procédé à la signification ou à la notification de l’acte – Omission du formulaire type figurant à l’annexe II du règlement no 1393/2007 – Conséquences – Appréciation par les juridictions de l’État membre d’origine]

La Cour de justice de l'Union européenne précise les limites de la compétence des juridictions de l'État membre d'exécution dans le cadre d'un titre exécutoire européen pour créances incontestées (règlement n° 805/2004). Elle juge que ces juridictions ne peuvent refuser l'exécution en se fondant sur une irrégularité de signification liée à l'absence de traduction ou à l'omission du formulaire type (règlement n° 1393/2007), cette appréciation relevant exclusivement des juridictions de l'État membre d'origine. L'arrêt renforce ainsi le principe de confiance mutuelle en limitant les motifs de refus d'exécution aux seuls cas prévus par le règlement n° 805/2004.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0746

Affaire C-746/24, Gryczara: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 27 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Warszawie – Pologne) – Bank Millennium S.A. / PR (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Action d’un professionnel en restitution du montant du prêt versé en vertu d’un contrat déclaré nul – Régime de répartition des dépens – Modalités de calcul différenciées des frais de justice selon la qualité de la partie requérante – Principe d’effectivité – Obligation d’interprétation conforme)

Dans l'affaire C-746/24, la Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations des États membres en matière de protection des consommateurs lorsqu'un contrat de prêt est déclaré nul en raison de clauses abusives. Elle juge que le droit de l'Union, notamment le principe d'effectivité, s'oppose à une réglementation nationale qui impose au consommateur des frais de justice plus élevés que ceux applicables au professionnel dans le cadre d'une action en restitution du capital prêté. Cette décision impose au juge national d'interpréter son droit interne de manière à garantir que le consommateur ne soit pas dissuadé d'exercer les droits que lui confère la directive 93/13/CEE.

27 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0421

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 27 novembre 2025.###

L'avocat général Szpunar propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter la directive 2004/38/CE relative au droit de séjour des citoyens de l'Union. Il examine les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser ou mettre fin au droit de séjour d'un citoyen de l'Union pour des raisons d'ordre public, en précisant la notion de menace réelle, actuelle et suffisamment grave. Cette analyse est cruciale pour les praticiens français confrontés à des mesures d'éloignement ou de refus de séjour fondées sur des motifs d'ordre public.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0356

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 27 novembre 2025.#A.B. contre Kärntner Landesregierung.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landesverwaltungsgericht Kärnten.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des travailleurs – Article 45 TFUE – Règlement (UE) no 492/2011 – Article 7, paragraphe 1 – Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Interdiction de discrimination fondée sur l’âge – Régime de rémunération des fonctionnaires – Réglementation nationale excluant la prise en compte des périodes antérieures d’activité équivalente accomplies dans un autre État membre – Exclusion à la suite d’une décision, relevant du pouvoir discrétionnaire de l’administration, d’accorder une promotion au fonctionnaire – Promotion soumise à l’accomplissement d’un certain nombre d’années de service – Réglementation nationale excluant la prise en compte des périodes antérieures d’activité équivalente accomplies dans l’État membre concerné.#Affaire C-356/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment l'article 45 TFUE et l'article 7, paragraphe 1, du règlement n° 492/2011, s'oppose à une réglementation nationale qui, pour le calcul de l'ancienneté nécessaire à une promotion, exclut la prise en compte des périodes d'activité équivalente accomplies dans un autre État membre, tout en les prenant en compte lorsqu'elles ont été accomplies dans l'État membre concerné. Cette exclusion, même lorsqu'elle résulte de l'exercice d'un pouvoir discrétionnaire de l'administration, constitue une discrimination indirecte fondée sur la nationalité, contraire à la libre circulation des travailleurs.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0509_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 27 novembre 2025.#Investcapital Ltd contre M.H.S.#Renvoi préjudiciel – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Article 6, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Contrat concernant un compte bancaire – Procédure d’injonction de payer – Contrôle d’office du caractère abusif des clauses contractuelles – Proposition par le juge de réduction de la créance du montant correspondant à l’application d’une clause considérée comme étant abusive – Acceptation par le professionnel et possibilité de réclamer ce montant dans une procédure ultérieure – Principe d’effectivité – Participation du consommateur au contrôle du caractère potentiellement abusif d’une clause contractuelle.#Affaire C-509/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le principe d'effectivité s'oppose à ce qu'un juge national, après avoir constaté d'office le caractère abusif d'une clause dans un contrat de consommation, propose au professionnel de réduire sa créance du montant correspondant à cette clause en échange de l'acceptation de cette réduction, tout en lui permettant de réclamer ledit montant dans une procédure ultérieure. Une telle pratique compromet l'effet dissuasif de la directive 93/13 et la protection effective du consommateur, qui doit pouvoir participer au contrôle du caractère abusif des clauses.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0539_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 novembre 2025.#Mikroregion Porta Bohemica contre Odvolací finanční ředitelství.#Renvoi préjudiciel – Protection des intérêts financiers de l’Union européenne – Règlement (CE, Euratom) no 2988/95 – Notion d’“irrégularités” – Article 1er, paragraphe 2 – Délais de prescription – Article 3 – Point de départ et durée des délais – Projet cofinancé au moyen de ressources de l’Union.#Affaire C-539/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"irrégularité" au sens du règlement n° 2988/95 et les modalités de calcul du délai de prescription pour les actions de recouvrement. Elle juge que le point de départ de ce délai est la date à laquelle l'irrégularité a été commise, et non celle de sa constatation par l'autorité nationale. Cette décision clarifie le régime de prescription applicable aux projets cofinancés par des fonds de l'Union, renforçant la sécurité juridique pour les autorités nationales de contrôle et de recouvrement.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0643

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 27 novembre 2025.#Manuel Costa Filhos, Lda. contre Oü Wine Port of Paldiski.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Supremo Tribunal de Justiça.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Droits de la défense – Règlement (CE) no 805/2004 – Titre exécutoire européen pour les créances incontestées – Article 20 – Procédure d’exécution – Compétence des juridictions de l’État membre d’exécution – Articles 21 et 23 – Motifs de refus, de suspension ou de limitation de l’exécution – Règlement (CE) no 1393/2007 – Signification et notification des actes judiciaires et extrajudiciaires – Article 8 – Refus de réception de l’acte – Absence de traduction soit dans une langue que le destinataire comprend, soit dans la langue officielle de l’État membre d’exécution ou, le cas échéant, dans l’une des langues officielles du lieu où il doit être procédé à la signification ou à la notification de l’acte – Omission du formulaire type figurant à l’annexe II du règlement no 1393/2007 – Conséquences – Appréciation par les juridictions de l’État membre d’origine.#Affaire C-643/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre d'une demande de refus d'exécution d'un titre exécutoire européen pour créance incontestée, les juridictions de l'État membre d'exécution ne peuvent pas contrôler la régularité de la signification de l'acte introductif d'instance au regard du règlement (CE) n° 1393/2007. Ce contrôle relève de la compétence exclusive des juridictions de l'État membre d'origine, conformément aux articles 21 et 23 du règlement (CE) n° 805/2004.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0746

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 27 novembre 2025.#Bank Millennium S.A. contre PR.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sąd Okręgowy w Warszawie.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Action d’un professionnel en restitution du montant du prêt versé en vertu d’un contrat déclaré nul – Régime de répartition des dépens – Modalités de calcul différenciées des frais de justice selon la qualité de la partie requérante – Principe d’effectivité – Obligation d’interprétation conforme.#Affaire C-746/24.

Cet arrêt de la CJUE précise que le droit de l'Union, notamment le principe d'effectivité, s'oppose à une réglementation nationale qui, dans le cadre d'une action en restitution intentée par un professionnel après l'annulation d'un contrat de prêt pour clauses abusives, soumet le consommateur à un régime de dépens moins favorable que celui applicable au professionnel. La Cour impose au juge national d'interpréter son droit interne de manière à garantir que le consommateur ne soit pas dissuadé d'exercer les droits que lui confère la directive 93/13.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0746_SUM

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 27 novembre 2025.#Bank Millennium S.A. contre PR.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause – Nullité du contrat – Action d’un professionnel en restitution du montant du prêt versé en vertu d’un contrat déclaré nul – Régime de répartition des dépens – Modalités de calcul différenciées des frais de justice selon la qualité de la partie requérante – Principe d’effectivité – Obligation d’interprétation conforme.#Affaire C-746/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le principe d'effectivité de la directive 93/13/CEE s'oppose à une réglementation nationale qui, dans le cadre d'une action en restitution intentée par un professionnel après l'annulation d'un contrat de prêt hypothécaire pour cause de clause abusive, soumet le consommateur à des modalités de calcul des dépens moins favorables que celles applicables au professionnel. Une telle différence de traitement, qui dissuade le consommateur d'exercer ses droits, est contraire au droit de l'Union, et le juge national doit écarter toute disposition nationale incompatible.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CN0770

Affaire C-770/25 P: Pourvoi formé le 27 novembre 2025 par Positive Group PAO contre l’arrêt du Tribunal (huitième chambre élargie) rendu le 10 septembre 2025 dans l’affaire T-573/23, Positive Group/Conseil

La Cour de justice est saisie d'un pourvoi formé par Positive Group PAO contre l'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 10 septembre 2025 (affaire T-573/23). Ce pourvoi, enregistré sous le numéro C-770/25 P, conteste le rejet par le Tribunal du recours de la société visant l'annulation des mesures restrictives (sanctions) adoptées par le Conseil de l'UE à son encontre. Pour le praticien français, cette affaire illustre la procédure de contrôle juridictionnel des sanctions européennes et pourrait préciser les conditions de recevabilité et le standard de preuve applicable en la matière.

27 novembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0531

Ordonnance de la Cour (chambre d’admission des pourvois) du 27 novembre 2025.#Delta-Sport Handelskontor GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Dessin ou modèle communautaire – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-531/25 P.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) rejette le pourvoi formé par Delta-Sport Handelskontor GmbH contre une décision de l'EUIPO en matière de dessins ou modèles communautaires. La Cour a jugé que la demande ne démontrait pas l'importance d'une question pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union, condition nécessaire à l'admission du pourvoi en vertu de l'article 170 ter du règlement de procédure. En pratique, cette décision confirme le filtrage strict des pourvois devant la CJUE et rappelle aux praticiens l'exigence de démontrer un intérêt juridique dépassant le seul litige individuel.

27 novembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0531_INF

Ordonnance de la Cour (chambre d’admission des pourvois) du 27 novembre 2025.#Delta-Sport Handelskontor GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Dessin ou modèle communautaire – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-531/25 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rendu une ordonnance de non-admission du pourvoi formé par Delta-Sport Handelskontor GmbH contre une décision du Tribunal de l'Union européenne relative au droit des dessins ou modèles communautaires. La Cour a jugé que la demande ne démontrait pas l'importance d'une question pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union, condition nécessaire pour l'admission d'un pourvoi en application de l'article 170 ter de son règlement de procédure. Cette décision confirme le filtrage strict des pourvois par la Cour, limitant l'accès au pourvoi aux seules affaires soulevant une question juridique d'intérêt général pour l'ordre juridique de l'Union.

27 novembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0532_INF

Ordonnance de la Cour (chambre d’admission des pourvois) du 27 novembre 2025.#Delta-Sport Handelskontor GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Dessin ou modèle communautaire – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-532/25 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Delta-Sport Handelskontor GmbH comme irrecevable, faute pour la société de démontrer l'importance de la question soulevée pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union. Cette ordonnance confirme l'application stricte du critère d'admission des pourvois prévu à l'article 170 ter du règlement de procédure de la Cour, en matière de dessins ou modèles communautaires.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62025TN0818

Affaire T-818/25: Recours introduit le 27 novembre 2025 – Nyky/EUIPO – Oofos (OOFWEAR)

La requérante, Nyky, conteste devant le Tribunal de l'Union européenne la décision de la chambre de recours de l'EUIPO qui a rejeté son opposition à l'enregistrement de la marque de l'Union européenne "OOFWEAR" déposée par Oofos. Le litige porte sur l'existence d'un risque de confusion avec des marques antérieures de la requérante, notamment en raison de la similitude des produits (chaussures et vêtements) et des signes. Cette affaire illustre l'application des critères d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 sur la marque de l'Union européenne.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0539

Affaire C-539/24, Mikroregion Porta Bohemica: Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší správní soud – République tchèque) – Mikroregion Porta Bohemica / Odvolací finanční ředitelství [Renvoi préjudiciel – Protection des intérêts financiers de l’Union européenne – Règlement (CE, Euratom) no 2988/95 – Notion d’irrégularités – Article 1er, paragraphe 2 – Délais de prescription – Article 3 – Point de départ et durée des délais – Projet cofinancé au moyen de ressources de l’Union]

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« irrégularité » au sens de l'article 1er, paragraphe 2, du règlement (CE, Euratom) n° 2988/95, ainsi que les modalités de calcul du délai de prescription de quatre ans prévu à l'article 3 de ce même règlement. L'arrêt détermine le point de départ de ce délai pour des projets cofinancés par des fonds européens, en l'espèce un projet de la Mikroregion Porta Bohemica, et clarifie les conditions dans lesquelles une irrégularité peut être considérée comme « continue » ou « répétée ». Cette décision a une portée directe sur la sécurisation des créances financières de l'Union et la gestion des risques de prescription pour les autorités nationales et les bénéficiaires de fonds européens.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0525

Affaire C-525/24, Santander Renta Variable España Pensiones, Fondo de Pensiones: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 27 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Arbitral Tributário (Centro de Arbitragem Administrativa – CAAD) – Portugal) – Santander Renta Variable España Pensiones, Fondo de Pensiones / Autoridade Tributária e Aduaneira (Renvoi préjudiciel – Article 63 TFUE – Libre circulation des capitaux – Fiscalité – Impôt sur le revenu des personnes morales relatif aux dividendes – Personne morale de droit espagnol, assujetti non-résident au Portugal – Retenue à la source – Exonération – Exigences de preuve – Attestation démontrant les conditions d’exonération – Article 65 TFUE – Raisons impérieuses d’intérêt général – Efficacité des contrôles fiscaux – Recouvrement efficace de l’impôt – Coopération et assistance mutuelle des autorités compétentes des États membres)

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la législation portugaise qui soumet à une retenue à la source les dividendes versés à un fonds de pension non-résident (espagnol), tout en exonérant les fonds résidents, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). Cette différence de traitement ne peut être justifiée par des exigences de preuve excessives imposées au non-résident pour bénéficier de l'exonération, dès lors que les autorités fiscales portugaises peuvent obtenir les informations nécessaires via les mécanismes d'assistance mutuelle entre États membres.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0509

Affaire C-509/24, Investcapital: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 27 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia e Instrucción no 3 de Arucas – Espagne) – Investcapital Ltd / M.H.S. (Renvoi préjudiciel – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Article 6, paragraphe 1 – Article 7, paragraphe 1 – Contrat concernant un compte bancaire – Procédure d’injonction de payer – Contrôle d’office du caractère abusif des clauses contractuelles – Proposition par le juge de réduction de la créance du montant correspondant à l’application d’une clause considérée comme étant abusive – Acceptation par le professionnel et possibilité de réclamer ce montant dans une procédure ultérieure – Principe d’effectivité – Participation du consommateur au contrôle du caractère potentiellement abusif d’une clause contractuelle)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-509/24, précise les obligations du juge national en matière de contrôle d'office des clauses abusives dans le cadre d'une procédure d'injonction de payer. Elle juge que le principe d'effectivité s'oppose à ce qu'un juge propose au professionnel de réduire sa créance du montant correspondant à une clause abusive, tout en lui permettant de réclamer ce montant dans une procédure ultérieure, car cela priverait le consommateur de la protection effective de la directive 93/13. L'arrêt souligne également que le consommateur doit pouvoir participer au contrôle du caractère potentiellement abusif d'une clause contractuelle.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0356

Affaire C-356/24, Kärntner Landesregierung (Promotion d’un fonctionnaire): Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 27 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Landesverwaltungsgericht Kärnten – Autriche) – A.B. / Kärntner Landesregierung [Renvoi préjudiciel – Libre circulation des travailleurs – Article 45 TFUE – Règlement (UE) no 492/2011 – Article 7, paragraphe 1 – Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Interdiction de discrimination fondée sur l’âge – Régime de rémunération des fonctionnaires – Réglementation nationale excluant la prise en compte des périodes antérieures d’activité équivalente accomplies dans un autre État membre – Exclusion à la suite d’une décision, relevant du pouvoir discrétionnaire de l’administration, d’accorder une promotion au fonctionnaire – Promotion soumise à l’accomplissement d’un certain nombre d’années de service – Réglementation nationale excluant la prise en compte des périodes antérieures d’activité équivalente accomplies dans l’État membre concerné]

La Cour de justice de l'Union européenne a été saisie d'une question préjudicielle relative à la libre circulation des travailleurs (article 45 TFUE) et à l'interdiction des discriminations fondées sur l'âge (directive 2000/78). Elle examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation autrichienne qui, dans le cadre d'une promotion discrétionnaire de fonctionnaires subordonnée à une ancienneté minimale, exclut systématiquement la prise en compte des périodes d'activité équivalentes accomplies dans un autre État membre, tout en permettant leur prise en compte pour des périodes accomplies dans l'État membre concerné. Cette affaire clarifie les limites du pouvoir discrétionnaire de l'administration en matière de promotion au regard du principe d'égalité de traitement et des exigences de proportionnalité.

27 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0729

Affaire C-729/23 P: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 27 novembre 2025 – Royaume d'Espagne / Commission européenne [Pourvoi – Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) – Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) – Règlement (UE) no 1306/2013 – Article 63 – Traitement des notifications tardives – Régularisations – Règlement délégué (UE) no 639/2014 – Article 53 – Mesure de soutien couplé dans le secteur animal – Règlement délégué (UE) no 640/2014 – Article 31 – Sanctions administratives – Règlement d’exécution (UE) no 809/2014 – Article 34 – Sélection de l’échantillon de contrôle]

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de l'Espagne contre la Commission concernant des corrections financières appliquées au titre du FEAGA et du Feader. L'arrêt précise les conditions de régularisation des notifications tardives par les États membres et confirme la validité des sanctions administratives et des méthodes de contrôle par échantillonnage prévues par les règlements délégués. Cette décision clarifie les obligations des États membres en matière de gestion et de contrôle des aides agricoles, notamment pour le soutien couplé dans le secteur animal.

27 novembre 2025

Détail →