Droit européen — EUR-Lex

46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.

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Jurisprudence CJUE62024CJ0445_SUM

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 13 novembre 2025.#MS Amlin Insurance SE contre (W)onderweg VZW.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Directive (UE) 2015/2302 – Voyages à forfait et prestations de voyage liées – Article 3, paragraphe 6 – Notion de “voyageur” – Personne morale ayant conclu un contrat de voyage pour ses membres.#Affaire C-445/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la notion de "voyageur" au sens de la directive (UE) 2015/2302 inclut une personne morale (comme une association) qui conclut un contrat de voyage à forfait pour le compte de ses membres. Cette interprétation élargit le champ d'application de la directive, offrant ainsi aux membres de ces entités la protection prévue par le droit européen en matière de voyages à forfait.

13 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0773

Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 13 novembre 2025.###

L'avocat général Ćapeta propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) en matière de compétence judiciaire dans les litiges transfrontaliers. Les conclusions portent sur la détermination du tribunal compétent pour connaître d'une action en responsabilité contractuelle, en précisant les critères de localisation du lieu d'exécution de l'obligation litigieuse. Cette analyse clarifie les règles de compétence applicables aux contrats conclus entre parties établies dans différents États membres.

13 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0298

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 13 novembre 2025.###

La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Szpunar, examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union, probablement en matière de libre circulation ou de droits fondamentaux. Ces conclusions, non contraignantes mais très influentes, éclairent la position juridique que la CJUE pourrait adopter dans son arrêt à venir. Pour un professionnel du droit français, elles anticipent une clarification importante sur l'application uniforme du droit européen, susceptible d'impacter la jurisprudence nationale.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0806

Affaire C-806/23 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025 – Renco Valore SpA, Seopult LTD, Grapevine Investimentos e Serviços, Lda (Zona Franca da Madeira) / Commission européenne [Pourvoi – Aides d’État – Zone franche de Madère (Portugal) – Octroi d’avantages fiscaux aux entreprises – Régime d’aides mis à exécution par la République portugaise – Décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final – Décision prise par la Commission européenne sur le fondement de l’article 108, paragraphe 2, premier alinéa, TFUE – Mise en œuvre d’une aide existante en violation d’une condition assurant la compatibilité de l’aide avec le marché intérieur]

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 13 novembre 2025, rejette le pourvoi formé par plusieurs sociétés contestant la qualification d'aide d'État illégale du régime fiscal de la Zone franche de Madère. Elle confirme que le Portugal a mis en œuvre ce régime en violation des conditions de compatibilité fixées par les décisions de la Commission de 2007 et 2013, notamment en octroyant des avantages fiscaux à des entreprises ne remplissant pas les critères d'éligibilité. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites de l'autonomie procédurale des États membres dans l'exécution des régimes d'aides existants et rappelle que tout écart par rapport aux conditions de compatibilité autorisées par la Commission constitue une aide nouvelle et illégale.

13 novembre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0250_INF

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#« Manquement d’État – Transport ferroviaire – Directive 2012/34/UE – Article 4, paragraphe 2 – Indépendance de gestion du gestionnaire de l’infrastructure – Conseils d’administration des gestionnaires de l’infrastructure composés en grande partie d’agents de l’État – Nominations et révocations soumises au pouvoir discrétionnaire de l’État.#Affaire C-250/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Espagne pour manquement à ses obligations découlant de la directive 2012/34/UE, en raison de l'absence d'indépendance de gestion de son gestionnaire d'infrastructure ferroviaire (ADIF). La composition de son conseil d'administration, majoritairement constitué d'agents de l'État, et le pouvoir discrétionnaire de l'État pour nommer et révoquer ses membres, violent l'article 4, paragraphe 2 de la directive. Cette décision rappelle aux États membres l'obligation de garantir une séparation effective et une autonomie décisionnelle du gestionnaire d'infrastructure vis-à-vis de l'autorité publique, afin d'assurer une concurrence loyale dans le secteur ferroviaire.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0250

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#« Manquement d’État – Transport ferroviaire – Directive 2012/34/UE – Article 4, paragraphe 2 – Indépendance de gestion du gestionnaire de l’infrastructure – Conseils d’administration des gestionnaires de l’infrastructure composés en grande partie d’agents de l’État – Nominations et révocations soumises au pouvoir discrétionnaire de l’État.#Affaire C-250/24.

La Cour de justice de l'UE a constaté que l'Espagne a manqué à ses obligations en vertu de la directive 2012/34/UE, car la composition de son conseil d'administration du gestionnaire d'infrastructure ferroviaire (majoritairement composé d'agents de l'État) et les pouvoirs discrétionnaires de l'État en matière de nomination et de révocation compromettent l'indépendance de gestion requise. Cet arrêt précise les limites de l'influence étatique sur la gouvernance des gestionnaires d'infrastructure, imposant une séparation effective entre les fonctions de l'État actionnaire et la gestion opérationnelle. Pour un professionnel du droit français, cette décision renforce les exigences de transparence et d'autonomie dans la gouvernance des entreprises publiques ferroviaires, pouvant influencer l'interprétation des règles applicables à SNCF Réseau.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0197_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 13 novembre 2025.#AK contre RU.#Renvoi préjudiciel – Directive 2011/7/UE – Lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales – Champ d’application – Article 2, points 1 et 3 – Notion d’entreprise – Notion de transaction commerciale – Contrat de fourniture de services juridiques dans le cadre de la constitution d’une société commerciale – Directive 93/13/CEE – Article 2, sous b) – Notion de consommateur – Personne physique ayant eu recours aux services d’un avocat en vue de la constitution d’une société commerciale.#Affaire C-197/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la fourniture de services juridiques par un avocat à une personne physique en vue de la constitution d'une société commerciale constitue une "transaction commerciale" au sens de la directive 2011/7/UE, dès lors que cette personne agit dans le cadre de son activité professionnelle future. En conséquence, cette personne physique ne peut être qualifiée de "consommateur" au sens de la directive 93/13/CEE, car l'acte de constitution d'une société est un acte préparatoire à une activité professionnelle et non un acte étranger à celle-ci.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0142_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 13 novembre 2025.#Familienstiftung contre Finanzamt Köln-West.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Impôt sur les successions et les donations – Imposition du transfert d’un patrimoine effectué en raison d’une opération de constitution d’une fondation entre vifs – Fondation de famille ayant son siège au Liechtenstein – Cohérence du régime fiscal.#Affaire C-142/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la libre circulation des capitaux s'oppose à une législation nationale qui soumet à l'impôt sur les successions et les donations la constitution d'une fondation de famille entre vifs, lorsque cette fondation a son siège dans un État tiers (Liechtenstein), sans prévoir de traitement équivalent à celui applicable aux fondations nationales. L'exception fondée sur la cohérence du régime fiscal n'a pas été retenue, faute de lien direct entre l'avantage fiscal et sa compensation par un prélèvement déterminé.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0117_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 13 novembre 2025.#JYSK Kereskedelmi Kft. contre Nemzeti Élelmiszerlánc-biztonsági Hivatal.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Obligations des opérateurs mettant du bois et des produits dérivés sur le marché – Règlement (UE) no 995/2010 – Utilisation, maintenance et évaluation régulière d’un système de diligence raisonnée – Article 4, paragraphes 2 et 3, et article 6 – Groupe de sociétés – Accès d’un opérateur à un système de diligence raisonnée maintenu et évalué par sa société mère ou établi par une organisation de contrôle et utilisé par cette société mère.#Affaire C-117/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'obligation pour un opérateur de mettre en place et de maintenir un système de diligence raisonnée, au titre du règlement bois (n° 995/2010), est une obligation personnelle et ne peut être satisfaite par le simple accès à un système similaire géré par sa société mère, même au sein d'un même groupe. L'arrêt souligne que chaque opérateur doit disposer d'un système qui lui est propre et qu'il évalue régulièrement, sans pouvoir se reposer uniquement sur celui d'une autre entité, fût-elle sa maison mère ou une organisation de contrôle. Cette décision renforce l'autonomie et la responsabilité individuelle de chaque acteur de la chaîne d'approvisionnement en bois.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0013_INF

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025.#AFG SA (Zona Franca da Madeira) contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Zone franche de Madère (Portugal) – Octroi d’avantages fiscaux aux entreprises – Régime d’aides mis à exécution par la République portugaise – Décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final – Décision prise par la Commission européenne sur le fondement de l’article 108, paragraphe 2, premier alinéa, TFUE – Mise en œuvre d’une aide existante en violation d’une condition assurant la compatibilité de l’aide avec le marché intérieur.#Affaire C-13/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de la société AFG SA contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le régime fiscal de la Zone franche de Madère. Elle confirme que la mise en œuvre de ce régime, pourtant approuvé comme aide existante, a violé les conditions de compatibilité avec le marché intérieur, notamment en ce qui concerne la création d'emplois et le plafonnement des avantages. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la rigueur avec laquelle la Commission contrôle le respect des conditions d'autorisation des aides d'État existantes, et la possibilité de récupérer les aides indûment versées en cas de non-respect de ces conditions.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0009_INF

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025.#Sonasurf Internacional - Shipping, Lda (Zona Franca da Madeira) e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Zone franche de Madère (Portugal) – Octroi d’avantages fiscaux aux entreprises – Régime d’aides mis à exécution par la République portugaise – Décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final – Décision prise par la Commission européenne sur le fondement de l’article 108, paragraphe 2, premier alinéa, TFUE – Mise en œuvre d’une aide existante en violation d’une condition assurant la compatibilité de l’aide avec le marché intérieur.#Affaire C-9/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 13 novembre 2025 (affaire C-9/24 P), rejette le pourvoi formé par Sonasurf Internacional - Shipping et d'autres entreprises contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le régime d'avantages fiscaux de la zone franche de Madère. La Cour confirme que la mise en œuvre de ce régime, pourtant considéré comme une aide existante, a violé les conditions de compatibilité fixées par les décisions de la Commission de 2007 et 2013, notamment en ce qui concerne le plafonnement des bénéfices et la création d'emplois. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites de la notion d'aide existante et rappelle que le non-respect des conditions d'autorisation par un État membre peut entraîner la qualification d'aide nouvelle et illégale, ouvrant droit à récupération.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0009

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025.#Sonasurf Internacional - Shipping, Lda (Zona Franca da Madeira) e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Zone franche de Madère (Portugal) – Octroi d’avantages fiscaux aux entreprises – Régime d’aides mis à exécution par la République portugaise – Décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final – Décision prise par la Commission européenne sur le fondement de l’article 108, paragraphe 2, premier alinéa, TFUE – Mise en œuvre d’une aide existante en violation d’une condition assurant la compatibilité de l’aide avec le marché intérieur.#Affaire C-9/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Sonasurf Internacional - Shipping et d'autres sociétés contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le régime fiscal de la zone franche de Madère. Les juges confirment que l'octroi d'avantages fiscaux aux entreprises de cette zone, en violation des conditions de compatibilité fixées par les décisions de la Commission de 2007 et 2013, constitue une mise en œuvre irrégulière d'une aide existante. Cette décision précise les obligations des États membres dans le respect des conditions de compatibilité des régimes d'aides notifiés.

13 novembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0004_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 13 novembre 2025.#BNP Paribas Public Sector SA contre Conseil de résolution unique.#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Union économique et monétaire – Union bancaire – Mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement (MRU) – Fonds de résolution unique (FRU) – Règlement (UE) no 806/2014 – Article 69, paragraphe 1 – Article 70, paragraphe 1 – Règlement d’exécution (UE) 2015/81 – Article 7, paragraphes 1 à 3 – Sommes versées en garantie d’engagements de paiement irrévocables – Décision du Conseil de résolution unique (CRU) refusant la restitution des sommes versées.#Affaire C-4/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de BNP Paribas Public Sector SA contre la décision du Conseil de résolution unique (CRU) refusant la restitution des sommes versées en garantie d'engagements de paiement irrévocables dans le cadre du Fonds de résolution unique. L'arrêt confirme que, conformément aux articles 69 et 70 du règlement (UE) n° 806/2014, ces sommes ne peuvent être restituées aux établissements de crédit, car elles sont définitivement acquises au fonds pour atteindre le niveau cible de financement. Cette décision clarifie le régime juridique des garanties financières dans le mécanisme de résolution unique, avec un impact direct sur la gestion des contributions ex ante des banques françaises.

13 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0666

Conclusions de l'avocat général M. D. Spielmann, présentées le 13 novembre 2025.###

L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il examine notamment les critères permettant de déterminer si un professionnel "dirige" ses activités vers l'État membre du consommateur, condition essentielle pour que ce dernier puisse attraire le professionnel devant les juridictions de son domicile. Cette affaire clarifie ainsi l'application du for protecteur du consommateur dans le contexte du commerce électronique.

13 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0557

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 13 novembre 2025.###

L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion pour contester une décision administrative, lorsque ce délai court à compter de la notification de la décision sans que l'autorité ait préalablement informé le justiciable de ses voies de recours. Cette interprétation, fondée sur le principe d'effectivité, pourrait avoir un impact significatif sur les contentieux administratifs français en matière de droits conférés par le droit de l'Union.

13 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0544

Conclusions de l'avocat général M. A. Rantos, présentées le 13 novembre 2025.###

L'avocat général Rantos propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une obligation de déclaration préalable pour l'exercice de la liberté d'établissement par une société, lorsque cette obligation n'est pas justifiée par une raison impérieuse d'intérêt général et qu'elle est disproportionnée. Cette affaire précise les limites des contrôles administratifs que les États membres peuvent imposer aux sociétés souhaitant transférer leur siège ou créer un établissement secondaire.

13 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0523

Conclusions de l'avocat général M. D. Spielmann, présentées le 13 novembre 2025.###

L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) en matière de compétence judiciaire et d'exécution des décisions. Les conclusions examinent les conditions dans lesquelles une juridiction nationale peut être compétente pour connaître d'une action en responsabilité contractuelle ou délictuelle, précisant les critères de rattachement applicables. Cette affaire clarifie la portée des règles de compétence spéciale pour les professionnels du droit français confrontés à des litiges transfrontaliers.

13 novembre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0438

Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 13 novembre 2025.###

L'avocat général Ćapeta propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) en matière de compétence judiciaire pour les actions en responsabilité civile intentées par des investisseurs contre un émetteur d'obligations. Les conclusions examinent notamment la qualification du contrat d'obligation et le lieu de réalisation du dommage pour déterminer le tribunal compétent, ce qui impacte directement les contentieux transfrontaliers en droit financier français.

13 novembre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CA0779

Affaire C-779/24 P: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 13 novembre 2025 – Samer Kamal Al-Assad / Conseil de l'Union européenne [Pourvoi – Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’égard de la Syrie – Décision 2013/255/PESC – Règlement (UE) no 36/2012 – Gel des fonds et des ressources économiques – Inscription du nom du requérant sur les listes des personnes, des entités et des organismes concernés – Critère de l’appartenance familiale]

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 13 novembre 2025 (affaire C-779/24 P), rejette le pourvoi de Samer Kamal Al-Assad contre le maintien de son inscription sur les listes de mesures restrictives visant la Syrie. Elle confirme que le critère de l'appartenance familiale à la famille Al-Assad ou Makhlouf constitue un motif valable et suffisant pour justifier le gel des fonds, sans qu'il soit nécessaire de démontrer un lien individuel avec le régime syrien. Cette décision précise les conditions d'application de ce critère spécifique dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC).

13 novembre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0525_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 13 novembre 2025.#OS contre Országos Idegenrendészeti Főigazgatóság.#Renvoi préjudiciel – Politique d’immigration – Directive (UE) 2016/801 – Conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de volontariat – Refus de renouvellement d’un titre de séjour – Article 7, paragraphe 1, sous e) – Ressources suffisantes – Conditions supplémentaires résultant de la jurisprudence d’une juridiction suprême nationale – Preuves – Principe de primauté du droit de l’Union.#Affaire C-525/23.

Cet arrêt précise que les autorités nationales ne peuvent pas subordonner le renouvellement d'un titre de séjour pour volontaire (Directive 2016/801) à des conditions supplémentaires, comme l'exigence de ressources provenant exclusivement de l'organisme d'accueil, si celles-ci ne sont pas prévues par le droit de l'Union. La Cour rappelle le principe de primauté, en indiquant que la jurisprudence d'une juridiction suprême nationale ne saurait justifier une telle restriction. L'évaluation des "ressources suffisantes" doit se fonder sur une appréciation individuelle et proportionnée des moyens du ressortissant de pays tiers.

13 novembre 2025

Détail →