Droit européen — EUR-Lex
46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 047Par année
Arrêt de la Cour (première chambre) du 13 novembre 2025.#HZ contre Tribunalul Galaţi.#Renvoi préjudiciel – Article 2 TUE – Article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Principe d’indépendance des juges – Directive 2003/88/CE – Durée hebdomadaire de travail – Heures supplémentaires effectuées par les juges – Réglementation nationale prévoyant une compensation par un temps de repos à l’exclusion d’une compensation financière – Rémunération adéquate.#Affaire C-272/24.
Cet arrêt préjudiciel précise que le principe d'indépendance des juges, garanti par l'article 19 TUE, s'oppose à une réglementation nationale qui exclut systématiquement toute rémunération financière pour les heures supplémentaires des magistrats, en ne prévoyant qu'une compensation par un temps de repos. La Cour estime qu'une telle exclusion peut porter atteinte à l'indépendance économique des juges, au regard notamment de l'exigence d'une rémunération adéquate.
13 novembre 2025
Affaire T-783/25: Recours introduit le 13 novembre 2025 – Gecontur/EUIPO – Geo Reisen & Erlebnis (bestfortravel)
La Cour de l'Union européenne est saisie d'un recours formé par Gecontur contre une décision de l'EUIPO relative à la marque de l'Union européenne "bestfortravel". Le litige oppose Gecontur à Geo Reisen & Erlebnis et porte sur la validité ou l'opposition à l'enregistrement de cette marque. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les procédures de contentieux des marques devant le Tribunal de l'UE, notamment en matière de motifs relatifs de refus et de risque de confusion.
13 novembre 2025
Affaire C-445/24, (W)onderweg: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 13 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Hof van Cassatie – Belgique) – MS Amlin Insurance SE / (W)onderweg VZW [Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Directive (UE) 2015/2302 – Voyages à forfait et prestations de voyage liées – Article 3, paragraphe 6 – Notion de voyageur – Personne morale ayant conclu un contrat de voyage pour ses membres]
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-445/24, (W)onderweg) précise que la notion de "voyageur" au sens de l'article 3, paragraphe 6, de la directive (UE) 2015/2302 relative aux voyages à forfait inclut une personne morale qui conclut un contrat de voyage pour ses membres. Cette interprétation élargit le champ d'application de la directive en reconnaissant la qualité de voyageur à une entité juridique agissant pour le compte de tiers, ce qui a des implications pour la protection des consommateurs dans le secteur du tourisme.
13 novembre 2025
Affaire C-250/24: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025 – Commission européenne / Royaume d'Espagne (Manquement d’État – Transport ferroviaire – Directive 2012/34/UE – Article 4, paragraphe 2 – Indépendance de gestion du gestionnaire de l’infrastructure – Conseils d’administration des gestionnaires de l’infrastructure composés en grande partie d’agents de l’État – Nominations et révocations soumises au pouvoir discrétionnaire de l’État)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Espagne pour manquement à ses obligations en matière d'indépendance de gestion du gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire (ADIF). Elle a jugé que la composition du conseil d'administration d'ADIF, majoritairement composé d'agents de l'État, et le pouvoir discrétionnaire de l'État pour nommer et révoquer ses membres, violent l'article 4, paragraphe 2, de la directive 2012/34/UE. Cet arrêt précise les exigences d'indépendance fonctionnelle et organique que les États membres doivent garantir aux gestionnaires d'infrastructure ferroviaire.
13 novembre 2025
Affaire C-117/24, JYSK: Arrêt de la Cour (première chambre) du 13 novembre 2025 (demande de décision préjudicielle de la Fővárosi Törvényszék – Hongrie) – JYSK Kereskedelmi Kft. / Nemzeti Élelmiszerlánc-biztonsági Hivatal [Renvoi préjudiciel – Environnement – Obligations des opérateurs mettant du bois et des produits dérivés sur le marché – Règlement (UE) no 995/2010 – Utilisation, maintenance et évaluation régulière d’un système de diligence raisonnée – Article 4, paragraphes 2 et 3, et article 6 – Groupe de sociétés – Accès d’un opérateur à un système de diligence raisonnée maintenu et évalué par sa société mère ou établi par une organisation de contrôle et utilisé par cette société mère]
Dans l'arrêt C-117/24, JYSK, la Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations des opérateurs mettant du bois sur le marché en vertu du règlement (UE) n° 995/2010. Elle juge qu'un opérateur ne peut pas se contenter d'accéder à un système de diligence raisonnée maintenu et évalué par sa société mère, mais doit lui-même assurer la maintenance et l'évaluation régulière de ce système, conformément aux articles 4 et 6 du règlement. Cette décision clarifie que l'appartenance à un groupe de sociétés ne dispense pas chaque opérateur de ses propres obligations de diligence, renforçant ainsi la responsabilité individuelle dans la lutte contre le commerce de bois illégal.
13 novembre 2025
Affaire C-13/24 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025 – AFG, SA (Zona Franca da Madeira) / Commission européenne [Pourvoi – Aides d’État – Zone franche de Madère (Portugal) – Octroi d’avantages fiscaux aux entreprises – Régime d’aides mis à exécution par la République portugaise – Décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final – Décision prise par la Commission européenne sur le fondement de l’article 108, paragraphe 2, premier alinéa, TFUE – Mise en œuvre d’une aide existante en violation d’une condition assurant la compatibilité de l’aide avec le marché intérieur]
La Cour de justice de l'Union européenne confirme que l'octroi d'avantages fiscaux aux entreprises de la zone franche de Madère, tel que mis en œuvre par le Portugal, constitue une aide d'État illégale. Elle précise que la violation d'une condition essentielle de compatibilité d'un régime d'aides existant, notamment en matière de création d'emplois, transforme cette mise en œuvre en une aide nouvelle non notifiée, justifiant ainsi la récupération des avantages indûment perçus.
13 novembre 2025
Affaire T-586/23: Ordonnance du Tribunal du 13 novembre 2025 – Evroins inshurans grup/AEAPP (Recours en annulation – Politique économique et monétaire – Rapport d’évaluation de l’AEAPP concernant Euroins Romania Asigurare-Reasigurare S.A. – Décision de la commission de recours de rejeter le recours comme irrecevable – Incompétence manifeste partielle – Recours en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement dépourvu de tout fondement en droit)
Cette ordonnance du Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en annulation introduit par Evroins inshurans grup contre l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP). Le Tribunal constate son incompétence manifeste pour partie du recours, et déclare le reste du recours soit manifestement irrecevable, soit manifestement dépourvu de tout fondement en droit, confirmant ainsi la décision de la commission de recours de l'AEAPP. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les strictes conditions de recevabilité des recours directs contre les actes des autorités européennes de surveillance et la portée limitée du contrôle juridictionnel sur les rapports d'évaluation.
13 novembre 2025
Arrêt de la Cour (première chambre) du 13 novembre 2025.#Inteligo Media SA contre Autoritatea Naţională de Supraveghere a Prelucrării Datelor cu Caracter Personal (ANSPDCP).#Renvoi préjudiciel – Traitement des données à caractère personnel et protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques – Directive 2002/58/CE – Article 13, paragraphes 1 et 2 – Communications non sollicitées – Notion de communication effectuée “à des fins de prospection directe” – Obtention de coordonnées électroniques “dans le cadre de la vente d’un produit ou d’un service” – Inscription sur une plateforme en ligne donnant accès à un contenu supplémentaire – Envoi par courrier électronique d’une lettre d’information quotidienne – Règlement (UE) 2016/679 – Article 6 – Licéité du traitement – Article 95 – Relation avec la directive 2002/58/CE.#Affaire C-654/23.
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "prospection directe" au sens de l'article 13 de la directive "vie privée et communications électroniques" (2002/58). Elle juge que l'envoi d'une lettre d'information quotidienne par courriel à un client ayant souscrit à un service payant d'accès à du contenu supplémentaire sur une plateforme en ligne constitue une communication à des fins de prospection directe, soumise au consentement préalable ou à l'exception de la vente d'un produit ou service. L'arrêt clarifie également l'articulation entre cette directive et le RGPD, notamment en ce qui concerne la licéité du traitement de données pour l'envoi de telles communications.
13 novembre 2025
Affaire C-803/23 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 novembre 2025 – Bourbon Offshore Interoil Shipping – Navegação, Lda / Commission européenne [Pourvoi – Aides d’État – Zone franche de Madère (Portugal) – Octroi d’avantages fiscaux aux entreprises – Régime d’aides mis à exécution par la République portugaise – Décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final – Décision prise par la Commission européenne sur le fondement de l’article 108, paragraphe 2, premier alinéa, TFUE – Mise en œuvre d’une aide existante en violation d’une condition assurant la compatibilité de l’aide avec le marché intérieur]
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 13 novembre 2025 (C-803/23 P), rejette le pourvoi de Bourbon Offshore Interoil Shipping contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible le régime fiscal de la zone franche de Madère, en raison de la violation par le Portugal des conditions de compatibilité fixées dans les décisions C(2007) 3037 final et C(2013) 4043 final. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que la Commission peut, sur le fondement de l'article 108, §2, TFUE, constater qu'une aide existante devient incompatible lorsqu'elle est mise en œuvre en méconnaissance des conditions ayant justifié son autorisation initiale, sans qu'il soit nécessaire d'engager une nouvelle procédure formelle d'examen. La décision précise ainsi les limites du contrôle des régimes d'aides existants et la portée de l'obligation de respect strict des conditions de compatibilité imposées par la Commission.
13 novembre 2025
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 13 novembre 2025.#OS contre Országos Idegenrendészeti Főigazgatóság.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Fővárosi Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Politique d’immigration – Directive (UE) 2016/801 – Conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de volontariat – Refus de renouvellement d’un titre de séjour – Article 7, paragraphe 1, sous e) – Ressources suffisantes – Conditions supplémentaires résultant de la jurisprudence d’une juridiction suprême nationale – Preuves – Principe de primauté du droit de l’Union.#Affaire C-525/23.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union, en particulier la directive 2016/801, s'oppose à ce qu'une juridiction suprême nationale impose des conditions supplémentaires non prévues par le texte pour le renouvellement d'un titre de séjour d'un volontaire, notamment en exigeant des preuves de ressources suffisantes pour toute la durée de séjour restante. Il réaffirme le principe de primauté du droit de l'Union, qui oblige le juge national à écarter toute jurisprudence nationale incompatible avec les exigences claires de la directive.
13 novembre 2025
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 13 novembre 2025.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Libre circulation des marchandises – Article 35 TFUE – Restrictions quantitatives à l’exportation – Mesures d’effet équivalent – Matériaux de construction – Obligation de notification des exportations – Droit de préemption de l’État – Article 36 TFUE – Justification – Sécurité publique – Approvisionnement des infrastructures critiques en matériaux de construction – Contrôle des exportations vers des pays tiers – Compétence exclusive de l’Union – Politique commerciale commune – Règlement (UE) 2015/479 – Régime commun applicable aux exportations – Directive (UE) 2015/1535 – Procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information.#Affaire C-499/23.
13 novembre 2025
Affaires jointes T-639/14 RENV II, T-352/15 RENV et T-740/17 RENV: Arrêt du Tribunal du 12 novembre 2025 – DEI/Commission (Aides d’État – Tarif de fourniture d’électricité – Conclusion d’un compromis d’arbitrage afin de fixer le tarif – Décision de classer la plainte – Décision constatant l’absence d’aide – Droit d’être entendu – Avantage – Critère de l’investisseur privé – Appréciation économique complexe)
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne qui avait classé une plainte et constaté l'absence d'aide d'État concernant le tarif de fourniture d'électricité accordé par la DEI (entreprise publique grecque d'électricité) à une société d'aluminium. Le Tribunal a jugé que la Commission avait violé le droit d'être entendu de la DEI et n'avait pas suffisamment motivé son appréciation du critère de l'investisseur privé en économie de marché, notamment en ne démontrant pas que le compromis d'arbitrage fixant le tarif était conforme à ce critère. Cette décision rappelle l'importance du respect des droits procéduraux et de la rigueur dans l'analyse économique complexe des avantages sélectifs en matière d'aides d'État.
12 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (sixième chambre élargie) du 12 novembre 2025.#Dimosia Epicheirisi Ilektrismou AE (DEI) contre Commission européenne.#Aides d’État – Tarif de fourniture d’électricité – Conclusion d’un compromis d’arbitrage afin de fixer le tarif – Décision de classer la plainte – Décision constatant l’absence d’aide – Droit d’être entendu – Avantage – Critère de l’investisseur privé – Appréciation économique complexe.#Affaires jointes T-639/14 RENV II et T-352/15 RENV.
Le Tribunal de l'UE annule partiellement la décision de la Commission européenne qui avait classé une plainte de DEI concernant le tarif de fourniture d'électricité fixé par compromis d'arbitrage, en jugeant que la Commission a violé le droit d'être entendu de DEI et n'a pas suffisamment motivé l'absence d'avantage au regard du critère de l'investisseur privé. Cette décision rappelle l'importance du respect des droits procéduraux dans l'examen des plaintes en matière d'aides d'État, notamment lorsque l'appréciation économique est complexe.
12 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (dixième chambre) du 12 novembre 2025.#Roumanie contre Commission européenne.#FEAGA et Feader – Dépenses exclues du financement – Dépenses effectuées par la Roumanie – Déficience relative au contrôle créant un risque pour le Feader pour les années 2018 et 2019 – Notion d’“unité administrative locale”.#Affaire T-15/23.
La Roumanie a contesté la décision de la Commission européenne d'exclure certaines dépenses du financement du Feader pour 2018 et 2019, en raison de déficiences dans les contrôles administratifs. Le Tribunal a rejeté le recours, confirmant que la Commission avait correctement interprété la notion d'"unité administrative locale" et que les défaillances constatées créaient un risque réel pour le Fonds. Cet arrêt précise les critères de conformité exigés pour les systèmes de contrôle des États membres dans le cadre de la gestion partagée des fonds agricoles.
12 novembre 2025
Jurisprudence CJUE — 62023TJ0534
12 novembre 2025
Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 12 novembre 2025.#Fashion TV RO SRL et Maestro SPRL contre Direcţia Generală Regională a Finanţelor Publice Galaţi - Serviciul Soluţionare Contestaţii - Administrația Județeană a Finanțelor Publice Constanța et Direcția Generală Regională a Finanțelor Publice Galați - Administrația Județeană a Finanțelor Publice Constanța – Activitatea de Inspecţie Fiscală.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Constanţa.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 168 – Droit à déduction de la TVA – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Article 47 – Droit à un recours effectif et à un procès équitable – Article 50 – Principe ne bis in idem – Classement sans suite de poursuites pénales à l’égard de personnes physiques – Procédure administrative relative à une société ayant la qualité d’assujetti – Examen de preuves recueillies au cours des poursuites pénales – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence.#Affaire C-475/24.
Cette ordonnance de la CJUE précise que le principe ne bis in idem (article 50 de la Charte) ne s'oppose pas à ce qu'une procédure administrative fiscale relative à la TVA soit menée à l'encontre d'une société, même si des poursuites pénales contre des personnes physiques pour les mêmes faits ont été classées sans suite. Elle rappelle également que le droit à un recours effectif (article 47 de la Charte) n'impose pas d'écarter systématiquement les preuves recueillies lors de l'enquête pénale dans le cadre de cette procédure administrative.
12 novembre 2025
Affaire T-252/24: Arrêt du Tribunal du 12 novembre 2025 – LG Electronics/EUIPO – Washtower IP (WASHTOWER) [Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne figurative WASHTOWER – Causes de nullité absolue – Caractère descriptif – Article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de LG Electronics contre la décision de l'EUIPO annulant la marque figurative "WASHTOWER" pour cause de caractère descriptif. La marque, désignant des lave-linge et sèche-linge, a été jugée comme décrivant directement la fonction et la destination des produits (une tour de lavage). Cette décision confirme l'application stricte de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001, rappelant aux praticiens français qu'une marque composée de termes descriptifs dans une langue courante ne peut être enregistrée sans élément distinctif additionnel.
12 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 12 novembre 2025.#Companhia Siderúrgica Nacional et Lusosider-Aços Planos S. A. contre Commission européenne.#Politique commerciale – Dumping – Importations de certains produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés, originaires du Brésil, d’Iran et de Russie – Institution de droits antidumping définitifs – Article 11, paragraphes 2 et 3, du règlement (UE) 2016/1036 – Erreur manifeste d’appréciation».#Affaire T-110/24.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Companhia Siderúrgica Nacional et Lusosider contre la Commission européenne, validant ainsi l'institution de droits antidumping définitifs sur les importations de tôles laminées à chaud originaires du Brésil, d'Iran et de Russie. Il a jugé que la Commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article 11, paragraphes 2 et 3, du règlement de base antidumping (UE) 2016/1036, notamment en ce qui concerne l'analyse du préjudice et du lien de causalité. Cette décision confirme la marge d'appréciation de la Commission dans les enquêtes antidumping et la rigueur du contrôle juridictionnel sur ces questions économiques complexes.
12 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 novembre 2025.#Centex SpA contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative OWN – Marque nationale verbale antérieure my own – Motifs relatifs de refus – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Éléments de preuve produits pour la première fois devant la chambre de recours – Article 95, paragraphe 2, du règlement 2017/1001 – Article 27, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2018/625 – Preuve de l’usage sérieux de la marque antérieure – Article 47, paragraphes 2 et 3, du règlement 2017/1001.#Affaire T-34/25.
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Centex SpA contre une décision de l'EUIPO, confirmant le refus d'enregistrement de la marque figurative OWN en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure my own. L'arrêt précise les conditions de recevabilité des preuves présentées pour la première fois devant la chambre de recours (article 95, §2 du règlement 2017/1001) et rappelle les règles applicables à la preuve de l'usage sérieux de la marque antérieure.
12 novembre 2025
Ordonnance du Tribunal (huitième chambre élargie) du 12 novembre 2025.#Comité interprofessionnel du vin de Champagne et Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Procédure – Rectification d’arrêt.#Affaires T-239/23 REC, T-239/23 REC II et T-39/23 REC III.
Le Tribunal de l'Union européenne a rendu une ordonnance de rectification matérielle concernant trois affaires liées (T-239/23 REC, T-239/23 REC II et T-39/23 REC III), opposant le Comité interprofessionnel du vin de Champagne et l'INAO à l'EUIPO. Cette décision vise à corriger des erreurs ou omissions dans des arrêts antérieurs, sans en modifier la substance juridique. Pour le praticien français, cette ordonnance confirme que les rectifications d'arrêts du Tribunal sont strictement limitées aux erreurs matérielles ou de rédaction, conformément à l'article 164 du règlement de procédure, et ne peuvent remettre en cause le dispositif ou les motifs essentiels de la décision initiale.
12 novembre 2025