433 401textes du droit de l'Union européenne.
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26 février 2026
Accord international · PESC · Traité
Budget · Avis · Résolution · Divers
Cette loi luxembourgeoise transpose la directive 2024/1986/UE en instaurant un titre de voyage provisoire de l'Union européenne. Elle permet aux ressortissants de pays tiers résidant au Luxembourg d'obtenir un document de voyage uniforme en cas d'urgence, facilitant leur retour ou leur transit. Ce texte harmonise les pratiques nationales avec le cadre européen pour renforcer la sécurité et la libre circulation.
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, sous d), de la directive 2009/147/CE (directive Oiseaux) concernant l'interdiction de perturber intentionnellement les oiseaux sauvages. Dans le cadre d'un projet de construction routière, elle précise que cette interdiction s'applique dès lors qu'il existe une possibilité de perturbation pour certains spécimens, et non une certitude. L'arrêt impose également que les mesures de prévention ou d'atténuation des perturbations doivent être d'une efficacité prouvée, sur la base d'une évaluation motivée par un expert judiciaire, pour être valablement prises en compte.
L'affaire T-145/26 concerne un recours introduit par M. Madatli contre le Conseil de l'Union européenne. Le requérant conteste vraisemblablement des mesures restrictives (sanctions) prises à son encontre, invoquant des moyens tirés de la violation de ses droits fondamentaux et d'une erreur d'appréciation. Cette affaire illustre le contrôle juridictionnel exercé par le Tribunal de l'UE sur la légalité des décisions du Conseil en matière de sanctions individuelles.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations découlant de la directive "services" (2006/123/CE). En imposant une garantie d'achèvement aux seuls entrepreneurs et vendeurs non agréés d'immeubles à construire, la réglementation belge constitue une restriction disproportionnée à la libre prestation de services (article 16) et méconnaît les exigences relatives aux assurances et garanties professionnelles (article 23). Cet arrêt rappelle que les États membres ne peuvent imposer des obligations supplémentaires aux prestataires établis dans un autre État membre sans justification impérieuse d'intérêt général et sans proportionnalité.
La Cour de justice est saisie d'un pourvoi formé par Intel Corporation contre l'arrêt du Tribunal ayant rejeté son recours en annulation d'une décision de la Commission européenne. L'affaire porte sur la qualification d'abus de position dominante et le calcul des amendes en matière de pratiques d'éviction sur le marché des processeurs. Ce pourvoi pourrait préciser les conditions de mise en œuvre des remises de fidélité et les obligations procédurales de la Commission dans le cadre du droit de la concurrence.
La Cour de justice de l'Union européenne condamne la Belgique pour manquement à ses obligations en vertu de la directive anti-évasion fiscale (ATAD), en raison d'une transposition incorrecte de l'article 8, paragraphe 7. La Belgique n'a pas permis aux contribuables de déduire de leur impôt l'impôt payé par une société étrangère contrôlée (SEC) dans le cadre du calcul des revenus de celle-ci, ce qui est obligatoire pour les montages authentiques. L'arrêt précise que cette déduction ne peut être refusée que pour les montages non authentiques mis en place essentiellement pour obtenir un avantage fiscal.
L'affaire T-144/26 concerne un recours introduit par M. Safarov contre le Conseil de l'Union européenne, visant à contester la légalité des mesures restrictives (sanctions) adoptées à son encontre. Le requérant invoque probablement des moyens tirés d'une erreur d'appréciation dans son inscription sur les listes de sanctions, ainsi que la violation de ses droits fondamentaux, notamment le droit à un procès équitable et le principe de proportionnalité. Cette affaire s'inscrit dans le contentieux récurrent des sanctions individuelles en droit de l'UE, où la Cour de justice est amenée à contrôler la motivation et la base factuelle des décisions du Conseil.
Cette affaire concerne un recours introduit par Lakhani contre le Conseil de l'Union européenne, probablement en matière de mesures restrictives (sanctions). Le requérant conteste la légalité d'actes du Conseil qui lui imposent des restrictions, invoquant des moyens tirés de la violation de ses droits fondamentaux et du principe de proportionnalité. La portée de cette décision à venir intéressera les praticiens du contentieux des sanctions européennes, notamment sur l'étendue du contrôle juridictionnel et la protection des droits de la défense.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Heinz Thomas Altendorfer contre la décision de l'EUIPO qui avait annulé sa marque figurative OX pour défaut d'usage sérieux. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux pour les enregistrements internationaux désignant l'UE, et rappelle l'obligation de motivation de l'Office. Cette décision confirme la rigueur avec laquelle l'EUIPO apprécie l'usage effectif des marques, notamment en l'absence d'éléments probants suffisants sur le territoire concerné.
25 février 2026
Cette affaire préjudicielle (C-132/26) porte sur l'interprétation du droit de l'Union européenne en matière de protection des données et de vie privée, dans le contexte d'une association (Camille ASBL) confrontée à une demande de communication de données par une autorité publique belge (RT). La question centrale est de déterminer si et dans quelles conditions le droit de l'UE impose à une association de divulguer des informations couvertes par le secret professionnel ou relevant de la protection des données personnelles, en conciliant ces obligations avec les exigences de l'ordre public ou de la lutte contre la fraude.
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable la demande en responsabilité non contractuelle de DG contre Europol et Eurojust, faute de respect des exigences de forme de l'article 76 du règlement de procédure. Il a précisé que, en vertu de l'article 50 du règlement 2016/794, la responsabilité solidaire d'Europol et des États membres pour un traitement illicite de données n'engage pas la responsabilité de l'Agence en l'absence de préjudice moral direct imputable à Europol.