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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305745

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 17 janvier 2023 par laquelle la maire de Paris s'est opposée à la demande de location d'un local commercial en meublé de tourisme présentée par M. B. La juridiction requalifie la décision contestée en un refus d'autorisation de location sur le fondement du IV bis de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, et non en une opposition à déclaration préalable. Elle juge illégaux les deux motifs de refus : l'interdiction de transformation sur un linéaire commercial ne s'applique pas à un local en fond de cour, et le motif tiré de nuisances pour l'environnement urbain est insuffisamment motivé. La Ville de Paris est condamnée à verser 2 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET LEICK RAYNALDY & ASSOCIES

24 octobre 2024• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422917

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 11 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Concernant la décision fixant le pays de renvoi, le tribunal a estimé que le requérant n'établissait pas encourir des risques de traitements inhumains ou dégradants (article 3 de la CEDH et article L. 721-4 du CESEDA). En conséquence, l'arrêté préfectoral a été validé.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

24 octobre 2024• 4e Section - 3e Chambre - OQTF 6 sem.
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2202693

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par les proches de M. C B, décédé des suites d’une prise en charge tardive au centre hospitalier de Gisors pour une perforation digestive. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’hôpital pour fautes médicales, retenant un taux de perte de chance de survie de 75 % conformément à l’expertise. Il a condamné l’établissement à indemniser les requérants pour leurs préjudices moraux et d’accompagnement, ainsi qu’à rembourser les débours de la caisse primaire d’assurance maladie. La décision s’appuie sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique et les dispositions du code de la sécurité sociale.

Avocat : NORMAND & ASSOCIES

24 octobre 2024• 3 ème Chambre
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2300084

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la SARL Explo NC, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2022 par lequel la présidente de la province Sud lui avait refusé l'autorisation d'exploiter une usine de fabrication et de stockage de produits explosifs à Boulouparis. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour la société d'avoir justifié de l'identité de son représentant légal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 223-18 du code de commerce applicable en Nouvelle-Calédonie. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, et les conclusions accessoires de la société ont été rejetées.

Avocat : SCP BOIVIN & ASSOCIÉS

24 octobre 2024• 1ère CHAMBRE
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2102636

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la maison de retraite publique intercommunale de la Durance, qui demandait la condamnation de la société Assurances Pilliot au versement d’indemnités d’assurance impayées. Le tribunal a jugé que la société Assurances Pilliot, en tant que simple courtier et gestionnaire du contrat, n’était pas débitrice des obligations contractuelles de l’assureur, la société CBL Insurance Europe Dac, et qu’aucune solidarité n’était prévue dans le groupement. Il a également estimé que la société Assurances Pilliot n’avait pas manqué à son devoir de conseil. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du contrat et les principes généraux du droit de la commande publique.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

24 octobre 2024• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210317

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 13 juin 2022 par lequel le maire de Marseille avait infligé à Mme B, éducatrice de jeunes enfants, une sanction d'exclusion temporaire d'un jour pour des faits présumés de harcèlement moral. La juridiction a estimé que la commune n'avait pas établi la matérialité des faits reprochés, les témoignages produits étant contradictoires et insuffisants pour justifier une sanction disciplinaire. Cette décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, relatifs aux fautes disciplinaires et aux sanctions. Le tribunal a également enjoint à la commune de reconstituer la carrière de l'agent et lui a accordé 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL GRIMALDI & ASSOCIES

24 octobre 2024• 1eCh Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210319

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé un blâme infligé le 30 juin 2022 par le maire de Marseille à Mme A, puéricultrice et directrice de crèche, pour défaut d’intervention face à une situation de harcèlement. La juridiction a jugé que la commune n’établissait pas la matérialité des faits reprochés, les témoignages produits étant insuffisants pour démontrer que Mme A avait connaissance du harcèlement et s’était abstenue d’agir. La décision s’appuie sur les articles 29 de la loi du 13 juillet 1983 et 89 de la loi du 26 janvier 1984 relatifs à la discipline des fonctionnaires. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais d’instance.

Avocat : SELARL GRIMALDI & ASSOCIES

24 octobre 2024• 1eCh Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404121

Tribunal Administratif de Marseille, ordonnance de référé expertise du 21 août 2024. Saisi par la communauté d'agglomération Provence-Alpes-Agglomération sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a ordonné une expertise portant sur les désordres affectant le lot n°15 (spa) du marché de l'établissement thermal de Digne-les-Bains. La mesure a été jugée utile car susceptible de se rattacher à une action ultérieure en responsabilité. L'ordonnance met en cause le maître d'ouvrage, le titulaire du lot et son assureur, les membres du groupement de maîtrise d'œuvre et leurs assureurs, l'assistant à maîtrise d'ouvrage et le contrôleur technique.

Avocat : SELARL PLANTAVIN REINA ET ASSOCIES

24 octobre 2024
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201939

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi de deux requêtes par les consœurs D, contestant la délibération du 8 avril 2022 par laquelle la communauté d’agglomération Bourges Plus a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), notamment le classement de leurs parcelles en zone agricole protégée (Ap). La première requête, en excès de pouvoir, demandait l’annulation de cette délibération pour divers vices de procédure et une erreur manifeste d’appréciation. La seconde requête visait à engager la responsabilité de la collectivité pour obtenir réparation des préjudices financiers et moraux allégués. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que la procédure d’enquête publique était régulière et que le classement en zone Ap n’était pas entaché d’erreur manifeste. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation et d’indemnisation, et a mis à la charge des requérantes les frais de justice.

Avocat : SCPA SEBAN & ASSOCIES

24 octobre 2024• 2ème chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE00770

Avocat : SELARL SIMON ASSOCIES

24 octobre 2024• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205878

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B contestant le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de gardiennage. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré du défaut de motivation du rejet implicite du recours gracieux, rappelant que ce recours ne peut être contesté que pour ses vices propres. Il a également rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure, constatant que la décision, fondée sur le 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, avait bien été précédée d'une enquête administrative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : SELAS VERRIER VILETTE & ASSOCIES

24 octobre 2024• 2ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2201122

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A, professeure des écoles, qui contestait son arrêté de suspension de fonctions de trois jours pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la COVID-19. Le tribunal a jugé que l'obligation vaccinale, fondée sur les articles 12 et 13 de la loi du 5 août 2021, s'appliquait à Mme A en raison de son affectation dans un établissement médico-social. Il a écarté les moyens tirés de la violation du consentement éclairé, du principe d'égalité et de la qualification de sanction disciplinaire, considérant que la suspension était une mesure administrative légale et non une sanction. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de Mme A.

Avocat : TSHEFU ET ASSOCIES

24 octobre 2024
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2201760

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, venant aux droits de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision du 18 juillet 2022 par laquelle l'Établissement Public Foncier et d'Aménagement de la Guyane avait exercé son droit de préemption sur des parcelles à Saint-Laurent du Maroni. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que la décision de préemption avait été notifiée à la mandataire de Mme A le 19 juillet 2022 et que le recours gracieux formé le 23 septembre 2022 était intervenu après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, ne pouvant ainsi proroger le délai de recours contentieux.

Avocat : CABINET SEBAN&ASSOCIES

24 octobre 2024
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301591

Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, contestant le refus de séjour du préfet de la Guyane du 13 juin 2023. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction du recours, le préfet avait délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire, abrogeant ainsi l’arrêté attaqué. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : TSHEFU ET ASSOCIES

24 octobre 2024
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2201047

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la commune d'Aÿ-Champagne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 15 février 2022 approuvant le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) Marne aval - secteur Epernay. La commune contestait notamment l'insuffisance de la concertation, l'irrégularité de l'enquête publique et le classement disproportionné de certaines zones en zone rouge. Le tribunal a jugé que les modalités de concertation et d'enquête publique étaient conformes aux articles L. 562-3 et R. 562-2 du code de l'environnement. Il a également estimé que le classement en zone rouge des secteurs de la Noue et de la gendarmerie n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car il tenait compte de l'intensité du risque d'inondation, et que le principe d'égalité n'était pas méconnu.

Avocat : SCP ACG & ASSOCIES

24 octobre 2024• 1ère chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402765

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement UE n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que l'erreur d'appréciation concernant la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du règlement Dublin III.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

24 octobre 2024• étrangers JU
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402768

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant sierra-léonais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement précité. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les Pays-Bas, ayant délivré un visa à l'intéressé, étaient bien l'État membre responsable. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

24 octobre 2024• étrangers JU
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400913

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise de la SCI Paulgar. Cette expertise vise à déterminer les causes et l'étendue des désordres (affaissement de terrain) affectant sa propriété, potentiellement liés à un aqueduc souterrain public. Le tribunal a ordonné cette mesure utile, malgré les protestations et réserves émises par la communauté urbaine Limoges métropole sur sa responsabilité, dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité administrative.

Avocat : SELARL PHELIP ET ASSOCIES

24 octobre 2024
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304382

Le Tribunal Administratif de Montreuil (2ème chambre) a examiné la requête de Mme A, professeure des écoles, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de service survenu le 6 juin 2018 et à divers agissements fautifs de l'administration (refus de congé de longue durée, placement en disponibilité d'office, erreurs de gestion). La requérante invoquait la responsabilité sans faute de l'État pour l'accident et la responsabilité pour faute pour les décisions illégales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires et injonctives de Mme A, en application des dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs à la fonction publique.

Avocat : CABINET MINIER-MAUGENDRE ET ASSOCIÉS

24 octobre 2024• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308900

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’annulation d’un arrêté du 24 mai 2023 par lequel le maire d’Aubervilliers avait accordé un permis de construire deux bâtiments d’habitation de 44 logements. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’incomplétude du dossier de demande, et la méconnaissance des règles d’implantation du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Plaine Commune. En application de l’article L.761-1 du code de justice administrative, M. C a été condamné à verser 1 500 euros à la SCCV Aubervilliers Lécuyer.

Avocat : SELARL D'AVOCAT MARTIN & ASSOCIES

24 octobre 2024• 2ème chambre