704 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
704
Décisions totales
383 581
Ordonnances
294 012
Avec résumé IA
Avocat : SELARL BAUDELET & PINET
Avocat : CALANDRI AUDE
Avocat : FRAUDET CECILIA
Avocat : ZZZZRICHARD CLAUDE
Avocat : AUDE & ASSOCIES
Avocat : BAUDET
Avocat : LIBAUDE
Avocat : MAUDET-CAMUS AVOCATS
Avocat : DUMOUCHEL DE PREMARE AUDE
Avocat : MEAUDE
Avocat : MORGAN DAUDE MAGINOT - AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 31 juillet 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un ressortissant nigérian demandeur d'asile. Le tribunal estime que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de l'intéressé à deux convocations, alors que la seconde convocation ne lui avait pas été notifiée, rendant ce manquement isolé et non révélateur d'une intention de se soustraire aux obligations. La décision s'appuie sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre la fin des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 17 juillet 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine l'assignant à résidence. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut de base légale, en appliquant les nouvelles dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, issues de la loi du 26 janvier 2024, qui permettent l'assignation à résidence pour une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle du domaine public communal à Saint-André-des-Eaux. La juridiction a constaté que l'occupation, par des caravanes et véhicules, était illicite et présentait un risque pour la sécurité et la salubrité publiques, justifiant l'urgence et l'utilité de la mesure. La solution retenue fait droit à la demande de la commune et de la communauté d'agglomération, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle du domaine public communal de Saint-André-des-Eaux. La juridiction a constaté que l'occupation illicite, caractérisée par l'installation de caravanes et des branchements sauvages sur un stade et une piste d'athlétisme, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence. La solution retenue fait droit à la demande des collectivités requérantes, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 30 avril 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités italiennes. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de ses attaches familiales en France. Le tribunal a estimé que les éléments produits (attestations d'hébergement chez sa cousine et son oncle) étaient insuffisants pour justifier d'attaches privées ou familiales stables, compte tenu de son arrivée récente en France en 2023. La décision de transfert n'a donc pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Avocat : CLAUDE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 mai 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. La juridiction a relevé que la requête, bien que régulièrement présentée, ne contenait aucun moyen de droit au soutien des conclusions d'annulation, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Lors de l'audience, l'avocat désigné d'office n'a formulé aucun moyen. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable et rejetée.