209 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
209
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 669
Avec résumé IA
Avocat : BENVENISTE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale avec son épouse, réfugiée. La commission de recours avait fondé son refus sur le fait que le mariage était postérieur à la demande d'asile de la réunifiante, rendant inapplicable la procédure de réunification familiale dérogatoire prévue à l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante iranienne, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour en France. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation au regard des articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et de la convention d’application de l’accord de Schengen.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire du 5 juin 2024 refusant à M. B un visa de long séjour "passeport talent". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'absence de recrutement par l'ENSAM et les conséquences professionnelles alléguées n'étaient pas suffisamment établies pour caractériser une atteinte grave et immédiate. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur un motif d'ordre public lié aux risques pour les intérêts nationaux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. B, ressortissant algérien, contre les décisions du préfet de la Loire-Atlantique l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur des actes, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen de sa situation personnelle, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que la menace à l'ordre public était établie et que les décisions contestées étaient légales au regard des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.