735 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
735
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 118
Avec résumé IA
Avocat : LENCHANTIN DE GUBERNATIS
Avocat : BERNARD-CHATELOT
Avocat : BERNARD
Avocat : BERNARD - HUGUES - JEANNIN - PETIT - SCHMITTER
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que les moyens invoqués, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'accord franco-algérien.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de la Manche du 7 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable car la notification de l'arrêté ne mentionnait pas clairement les voies et délais de recours, créant une ambiguïté. Sur le fond, après avoir examiné l'ensemble des moyens (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation, etc.), le tribunal les a rejetés comme non fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du jury de l'université de Tours fixant la liste des étudiants admis en deuxième année de médecine, présentée par Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante disposant de solutions alternatives pour l'année universitaire à venir, comme l'inscription en master. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance d'information sur les épreuves orales, l'irrégularité de la délibération du jury ou l'atteinte au principe d'égalité, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERNIER
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la présence de M. B ne constituait pas une menace pour l'ordre public, mais a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B, chauffeur routier, d’une demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En cours d’instance, le ministre a procédé à une reconstitution totale des points du permis de M. B, portant le solde à 12 points, et a supprimé la décision litigieuse de son dossier. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L’État a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
Avocat : AARPI BERNA & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu la décision implicite du Préfet de Seine-Saint-Denis refusant l'enregistrement de la demande d'asile de M. A en procédure normale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant sans document justifiant de sa qualité de demandeur d'asile et exposé à un risque d'éloignement, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La France étant devenue responsable de l'examen de la demande d'asile après l'expiration du délai de transfert vers la Slovénie, le refus d'enregistrement constituait une erreur de droit au regard du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement et de délivrer une attestation de demande d'asile sous trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des décisions de l'OFII portant cessation des conditions matérielles d'accueil pour deux familles de demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants s'étant volontairement placés dans la situation de précarité qu'ils invoquaient en revenant en France après leur transfert vers l'Allemagne, pays responsable de leur demande d'asile. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité des décisions, l'OFII pouvant légalement refuser ou cesser les conditions matérielles d'accueil pour une demande de réexamen, sans que la vulnérabilité alléguée y fasse obstacle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-10 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BALG BERNARD
Avocat : CABINET BERNARD DE FROMENT