659 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
659
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 121
Avec résumé IA
Avocat : ALBERTIN
Avocat : BERTIN
Avocat : AUBERTIN
Avocat : ALBERTINI
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant, titulaire d'une carte de résident de longue durée UE italienne, sollicitait son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était compétente et suffisamment motivée, et a rappelé que l'obtention d'un tel titre est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, sauf demande dans les trois mois suivant l'entrée en France, condition non remplie par M. A. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 16 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a également jugé que l'état de santé de M. A (séropositivité au VIH) ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation, faute de preuve de l'indisponibilité des soins au Nigeria. La décision s'appuie sur les articles L. 541-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 3 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6, L. 612-10) et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par M. A pour demander la suspension de la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. M. A s'est désisté de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le juge des référés a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant mongol, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article 12 du règlement UE n° 604/2013, M. C étant titulaire d'un visa allemand périmé depuis moins de six mois, et que la procédure de reprise en charge avait été régulièrement suivie. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire et la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 22 du même règlement, ont été écartés.