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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411575

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé de Mme A B, ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" en qualité de conjointe de français. Le juge des référés a estimé qu'il n'a pas compétence pour ordonner la délivrance d'un titre de séjour, une telle mesure relevant du fond du droit et non d'une mesure provisoire ou utile au sens de cet article. La condition d'urgence invoquée n'a donc pas été examinée, la requête étant irrecevable.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 décembre 2024
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318863

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Maine-et-Loire. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de l'accord franco-camerounais. Le tribunal a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

5 décembre 2024• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410711

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 14 octobre 2024 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant guinéen, aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'autorité de la chose jugée en ne procédant pas à un nouvel entretien individuel qualifié, comme l'exigeait un précédent jugement du 18 septembre 2024, et en violant l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est l'annulation de la décision de transfert, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2200314

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Jean Bernard Revêtements, évincée de l'attribution du lot n°11 d'un marché public de construction pour la communauté de communes Moselle-et-Madon. La requérante contestait la validité du contrat attribué à la société Europ' Revêtements et demandait, à titre principal, son annulation ou sa résiliation, ainsi que des dommages et intérêts pour éviction irrégulière. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une erreur de notation de l'offre, à l'irrégularité de la méthode de notation des critères "offre financière" et "valeur technique", et à une mauvaise appréciation de son offre. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du contentieux de la validité des contrats administratifs, régi par les principes du code de la commande publique.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AUDIT CONSEIL DEFENSE

5 décembre 2024• Chambre 3
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411661

Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative par la société Fermetures de l'Aisne, a constaté que le contrat litigieux avait été signé par le pouvoir adjudicateur (Partenord Habitat) après l'introduction de la requête mais avant que le juge ne statue. En conséquence, le tribunal a estimé que les conclusions de la société requérante, qui visaient à contester les manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence, avaient perdu leur objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. La demande de la société Fermetures de l'Aisne a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à Partenord Habitat au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET MONTESQUIEU AVOCATS

5 décembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429969

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, était saisi par Mme A d’une demande de suspension du refus du préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de carte de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 18 février 2025. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LFMA (SELARL)

5 décembre 2024
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2409894

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour temporaire, ce qui a conduit ce dernier à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HAROON MALIK

5 décembre 2024• 3ème Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2300569

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de la société Girod Médias, qui sollicitait la condamnation in solidum de la commune d'Autun et de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan à l'indemniser du préjudice résultant de la résiliation unilatérale d'une convention d'occupation du domaine public pour la fourniture et l'entretien de mobilier urbain. Le tribunal a jugé que la résiliation était justifiée par un motif d'intérêt général, tenant à la nécessité de mettre en concurrence le contrat, conformément aux règles issues de l'ordonnance du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession. Il a également estimé que la décision de résiliation n'était entachée d'aucune irrégularité, la commune ayant agi dans le cadre de ses compétences. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires et celles tendant à la suppression de passages injurieux.

Avocat : CABINET PALMIER & ASSOCIÉ

5 décembre 2024• 3ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205996

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a condamné l'agglomération d'Agen à indemniser M. B, agent territorial reconnu atteint d'une maladie professionnelle imputable au service (syndrome d'épuisement professionnel). La responsabilité sans faute de l'administration a été engagée, la décision reconnaissant l'imputabilité étant devenue définitive. Le tribunal a accordé une somme de 8 616 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire (20 % sur 2 154 jours) et 10 000 euros pour les souffrances endurées (évaluées à 3/7). Les autres préjudices (déficit fonctionnel permanent, préjudice d'agrément, sexuel) ont été rejetés ou non retenus, et les frais d'expertise de 2 160 euros mis à la charge de la collectivité.

Avocat : SELARL CABINET FERRANT

5 décembre 2024• 4ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410631

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet du Nord du 15 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie privée et familiale stable en France. Les autres moyens, notamment le défaut d'examen sérieux et l'illégalité par voie d'exception, ont également été écartés, confirmant la légalité des décisions attaquées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

4 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106434

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SARL D.S.I. tendant à la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés au titre de 2015, résultant d’une minoration de prix de vente d’immeubles. L’administration fiscale avait requalifié cette opération en acte anormal de gestion et en distribution occulte de revenus sur le fondement des articles 38 et 111 c) du code général des impôts. Le tribunal a jugé qu’après application d’une décote de 20 %, l’écart résiduel de 13 % entre le prix de vente et la valeur vénale n’était pas significatif, ce qui ne permettait pas de caractériser une libéralité. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : CABINET D'AVOCATS AVODIA

4 décembre 2024• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2102698

Cette décision du Tribunal Administratif de Melun concerne une demande de remboursement de la fraction de Contribution Sociale Généralisée (CSG) déductible de l'impôt sur le revenu, présentée par M. et Mme A. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale de leur rembourser un solde de 14 258 euros, estimant que la CSG non déduite de leurs revenus 2018 pouvait donner lieu à restitution. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que ni les dispositions du II de l'article 154 quinquies du code général des impôts, ni la doctrine administrative invoquée (BOI-IR-BASE-20-20-20170724) ne permettent de créer un déficit ou un droit à remboursement pour la fraction de CSG qui n'a pu être imputée sur le revenu imposable.

Avocat : CABINET CORNET VINCENT SEGUREL PARIS

4 décembre 2024• 3ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431031

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 5 novembre 2024 retirant le titre de séjour de M. A et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un retrait de titre de séjour. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur de droit ou la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429884

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour « travailleur temporaire ». La juge des référés a relevé que la requête était irrecevable, car M. A n’avait pas produit la décision attaquée ni justifié d’une impossibilité de le faire, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du même code a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426992

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 8 octobre 2024 prolongeant de 24 mois son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prolongeant l'interdiction, compte tenu de la menace pour l'ordre public et de l'absence de liens suffisamment caractérisés avec la France. La requête a donc été rejetée.

Avocat : CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426167

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B, ressortissante russe, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "visiteur" et l'obligation de quitter le territoire français. La décision attaquée du préfet de police se fondait sur l'incompatibilité de ses ressources avec l'acquisition d'un bien immobilier saisi pour blanchiment et sur l'expiration de son précédent titre. Le tribunal a jugé que les conditions d'acquisition du bien immobilier, sans lien avec ses ressources actuelles, ne justifiaient pas le refus, et que l'expiration du titre ne pouvait être un motif valable. En conséquence, l'arrêté a été annulé, appliquant les articles L. 426-20 et R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426036

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 29 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que l'activité professionnelle de M. B, bien que réelle, ne constituait pas, au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426003

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B C, ressortissant sri-lankais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 3 septembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le juge a estimé que la durée de séjour et l'activité professionnelle invoquées par le requérant ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424070

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté du préfet de police du 8 août 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit fait droit aux conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024• Section 8 - Chambre 1
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424067

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de police du 30 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un défaut d'examen de sa situation, une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation et que les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour n'étaient pas remplies. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

4 décembre 2024• Section 8 - Chambre 1