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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204475

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A B, adjointe technique territoriale, qui contestait sa mutation d'office du lycée Joseph Loth au lycée Le Gros Chêne à Pontivy. Le tribunal a jugé que cette mesure constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle n'entraînait ni changement de résidence, ni perte de rémunération ou de responsabilités, ni atteinte aux droits statutaires ou fondamentaux de l'agent. Par conséquent, les conclusions dirigées contre la mutation et le rejet du recours gracieux ont été déclarées irrecevables. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'obligation de protection des lanceurs d'alerte (article L. 133-3 du code général de la fonction publique) et le caractère de sanction déguisée, ont été écartés.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

25 octobre 2024• 4ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2217605

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B contestant le refus du préfet de police d'enregistrer son stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 20 et 21 juin 2022. Le tribunal constate que le permis de conduire de M. B avait été invalidé par une décision du 12 mai 2022, notifiée le 10 juin 2022, soit avant le stage. En application des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, un stage ne peut permettre une récupération de points si l'invalidation du permis était déjà opposable à l'intéressé avant le dernier jour du stage. Le moyen tiré du défaut de signature de la décision attaquée est inopérant, le préfet étant en situation de compétence liée pour refuser la reconstitution.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET BOUTANG AVOCATS

25 octobre 2024• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203151

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, sapeur-pompier volontaire, d’une demande d’indemnisation complémentaire pour des préjudices (souffrances endurées et préjudice esthétique permanent) consécutifs à un accident de service survenu le 5 juin 2017. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité de la commune de Lorient n’était pas engagée, dès lors que l’indemnisation des sapeurs-pompiers volontaires, régie par la loi n° 91-1389 du 31 décembre 1991, est forfaitaire et exclusive de toute réparation complémentaire fondée sur la responsabilité sans faute. La solution retenue s’appuie sur l’article 19 de cette loi, qui prévoit un régime spécifique de protection sociale, sans ouverture à une indemnisation intégrale des préjudices personnels.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

25 octobre 2024• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407372

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension par la LPO AuRA contre l'arrêté préfectoral du 27 juin 2024 ouvrant la chasse au tétras-lyre et au lièvre variable dans la Drôme pour la campagne 2024-2025. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie pour le lièvre variable, faute pour l'association d'avoir contesté l'arrêté en temps utile. Pour le tétras-lyre, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, insuffisance d'information, méconnaissance de la directive Oiseaux) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'environnement.

Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS

25 octobre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426147

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 23 septembre 2024 par laquelle le préfet de police a classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme B, ressortissante congolaise. Le juge a admis provisoirement l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Pour faire droit à la suspension, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision doivent être réunies, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

25 octobre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303746

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'association One Voice d'une demande d'annulation du refus implicite du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de lui communiquer des documents relatifs au centre de recherche NeuroSpin (registre des primates, dossiers de suivi, comptes-rendus de la structure pour le bien-être animal). Le tribunal a constaté que le CEA avait finalement communiqué l'ensemble des documents demandés et existants. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet.

Avocat : CABINET DELSOL AVOCATS (SELARL)

25 octobre 2024• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2219204

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait les retraits de points de son permis de conduire et l'interdiction de conduire notifiés par le ministre de l'intérieur le 9 juillet 2022. Le tribunal a jugé que pour les infractions ayant donné lieu à des condamnations pénales définitives (8 et 18 septembre 2020), l'absence d'information préalable était sans influence sur la régularité du retrait. Pour les infractions des 11 mai et 8 septembre 2021, constatées par procès-verbal électronique signé, la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été apportée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

Avocat : CABINET MAIRESSE AVOCATS (SELARL)

25 octobre 2024• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2202511

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Lincom Holdings Limited, qui contestait des rappels de TVA, d’impôt sur les sociétés et de retenue à la source pour les années 2015 et 2016. La société, exerçant une activité de conseil, soutenait notamment que son siège de direction effective était à Hong-Kong et non en France, et que la procédure de taxation d’office était irrégulière. Le tribunal a jugé que le siège de direction effective se trouvait en France, justifiant l’assujettissement aux impositions litigieuses, et a écarté les moyens relatifs à la régularité de la procédure et au bien-fondé des rectifications. La décision s’appuie sur l’accord fiscal franco-hongkongais de 2010, le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET HARVING (SCP)

25 octobre 2024• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2202454

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Castle Rock IB Limited, qui contestait des rappels de TVA, d'impôt sur les sociétés et de retenue à la source. La société, exerçant une activité de conseil et lobbying, soutenait notamment que son siège de direction effective n'était pas en France et que la procédure de taxation d'office était irrégulière. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi que la direction effective de la société se situait en France, justifiant ainsi son assujettissement à l'impôt sur les sociétés et à la TVA. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et de l'accord fiscal franco-hongkongais.

Avocat : CABINET HARVING (SCP)

25 octobre 2024• 1re Section - 3e Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410174

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 17 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, jugeant que les décisions attaquées énonçaient de manière suffisamment détaillée les considérations de droit et de fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

25 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2203428

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme B, brigadier-chef principal, qui contestait un second compte rendu d’entretien professionnel (CREP) pour l’année 2021. Le tribunal estime que ce document, non signé, non notifié et non inséré au dossier administratif, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc irrecevable. La commune ayant confirmé qu’il s’agissait d’un simple projet sans suite, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice sont rejetées.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

25 octobre 2024• 2ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410183

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet du Nord en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure n'avait pas méconnu le droit d'être entendu, l'intéressé ayant été informé et mis à même de présenter ses observations lors de son audition. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 732-7 et L. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que ceux relatifs à l'illégalité de la mesure d'éloignement, au défaut d'examen et à l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 731-1, L. 732-7 et R. 732-5 du CESEDA, ainsi que sur le principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

25 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407374

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de l'association LPO AuRA visant à suspendre trois plans de chasse individuels autorisant le prélèvement de tétras-lyres dans la Drôme pour la campagne 2024-2025. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de signature et la méconnaissance de la directive 2009/147/CE et du code de l'environnement, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, compte tenu des données de reproduction stables de l'espèce. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée, sans application des frais de justice.

Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS

25 octobre 2024
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2106495

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B C d’une demande de condamnation du CHRU de Rennes pour manquement à son devoir d’information médicale, fondé sur l’article L. 1111-2 du code de la santé publique, à la suite d’une intervention chirurgicale ayant entraîné des complications. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité entre le défaut d’information allégué et les préjudices subis n’était pas établi, et que l’établissement hospitalier n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, les demandes indemnitaires de Mme C ont été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS EFFICIA

25 octobre 2024• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2200698

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel du CHU de Nice, qui contestait le refus implicite de réévaluation de sa rémunération sur le fondement de l'article 1-2 du décret n°91-155 du 6 février 1991. Le tribunal a jugé que cette disposition n'implique pas une revalorisation automatique tous les trois ans, mais une réévaluation tenant compte notamment de l'évolution des fonctions et des entretiens professionnels. En l'espèce, Mme A n'a pas démontré d'évolution de ses fonctions depuis 2015 ni apporté de preuves suffisantes sur ses résultats professionnels. Par conséquent, la décision du CHU n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : CABINET GILLET BROC AVOCATS ASSOCIES

25 octobre 2024• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2106487

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté municipal du 27 juillet 2021 par lequel le maire de Grasse ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de la société Free Mobile pour l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de motivation, rappelant que l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme n'impose la motivation que pour les décisions d'opposition ou de non-opposition assorties de prescriptions, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.

Avocat : CABINET LEROY-FRESCHINI

25 octobre 2024• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400262

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 août 2023 accordant un permis de construire un parc photovoltaïque. Les requérants se sont désistés de leur requête en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné les requérants à verser 1 500 euros à la société bénéficiaire au titre des frais de justice, tout en rejetant la demande reconventionnelle de dommages et intérêts de cette dernière pour absence de préjudice démontré.

Avocat : CABINET SZEPETOWSKI

25 octobre 2024• 4ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 494089

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

25 octobre 2024ECLI:FR:CECHS:2024:494089.20241025• 1ère chambre jugeant seule
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303990

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" à un ressortissant comorien. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, sans autorisation de travail. L'État est condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CICCOLINI J. & C.A

24 octobre 2024• 2ème Chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2201760

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, venant aux droits de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision du 18 juillet 2022 par laquelle l'Établissement Public Foncier et d'Aménagement de la Guyane avait exercé son droit de préemption sur des parcelles à Saint-Laurent du Maroni. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que la décision de préemption avait été notifiée à la mandataire de Mme A le 19 juillet 2022 et que le recours gracieux formé le 23 septembre 2022 était intervenu après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, ne pouvant ainsi proroger le délai de recours contentieux.

Avocat : CABINET SEBAN&ASSOCIES

24 octobre 2024