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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306038

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 mars 2022 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant serbe, et les décisions subséquentes (OQTF, interdiction de retour). La solution retenue est fondée sur un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour pour avis, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : CABINET MINIER-MAUGENDRE ET ASSOCIÉS

14 octobre 2024• 7ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423133

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 29 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait bien examiné sa situation au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré sa longue présence en France, compte tenu de sa situation personnelle.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

14 octobre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425996

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait la suspension de la décision du préfet de police du 18 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, irrégularité de procédure, violation de l'article 8 de la CESDH et des articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du CESEDA) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

14 octobre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425182

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de l'association La Cimade visant à suspendre la décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 10 septembre 2024. Cette décision refusait la communication de statistiques sur les bénéficiaires de l'allocation pour demandeur d'asile non hébergés. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le document sollicité datant de plus de huit mois, et qu'aucun moyen soulevé ne créait de doute sérieux sur la légalité du refus. La demande d'injonction fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative a également été rejetée en raison de l'existence d'une décision administrative préalable faisant obstacle à cette procédure.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

14 octobre 2024
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2109764

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de la SCI Daltons visant à obtenir l’annulation du refus implicite puis explicite du préfet des Hauts-de-Seine de lever un arrêté d’insalubrité de 2009. Le tribunal a jugé que les décisions explicites des 20 juillet et 20 août 2021 s’étaient substituées à la décision implicite, rendant cette dernière sans objet. Sur le fond, il a rejeté la requête en considérant que les travaux réalisés n’étaient pas pérennes et que l’opposition de la mairie et du syndic justifiait le maintien de l’arrêté. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables car présentées tardivement. La décision s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation et le code de la santé publique.

Avocat : CABINET VARGUN

14 octobre 2024• 8ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423860

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 13 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'inopérance du moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et d'absence de précision sur l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

14 octobre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2208589

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Selarl Benhamou et fils, qui contestait son imposition à l'impôt sur les sociétés pour 2019. La société avait déclaré une plus-value sur la cession d'une officine de pharmacie en incluant un complément de prix de 200 000 euros, dont le versement était soumis à une condition suspensive non encore réalisée. Le tribunal a jugé que cette créance, incertaine dans son principe et indéterminée dans son montant à la clôture de l'exercice, ne pouvait être prise en compte pour le calcul du résultat imposable. En application de l'article 38 du code général des impôts, le tribunal a accordé la décharge partielle des cotisations d'impôt sur les sociétés à hauteur de 58 306 euros.

Avocat : CABINET WAN AVOCATS (AARPI)

14 octobre 2024• 2e Section - 2e Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2205374

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de cotisations exceptionnelles sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2016. Le litige portait sur la date de cession de titres de la société Hay Group (Bermuda) Limited, les requérants soutenant que le transfert de propriété était intervenu en 2015. Le tribunal a jugé que la plus-value devait être rattachée à l'année 2016, conformément aux articles 12 et 150-0 A du code général des impôts, dès lors que le paiement du prix de cession était intervenu en 2016. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : CABINET PWC AVOCATS

14 octobre 2024• 8ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202835

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2017, suite à la cession de titres de la société Korn Ferry. Les requérants contestaient notamment la majoration pour manquement délibéré de 40% et une erreur substantielle dans les bases d'imposition. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'erreur de saisie invoquée n'était pas substantielle et que l'intention délibérée de minorer l'impôt était établie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant les impositions et pénalités appliquées sur le fondement des articles 150-0 D ter et 1729 du code général des impôts.

Avocat : CABINET PWC AVOCATS

14 octobre 2024• 8ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2204947

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SCI Daunay, Mme D et M. C d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de la rupture d’une canalisation d’eau survenue le 25 mai 2019, imputée à la société Veolia Eau d’Île-de-France (VEDIF), délégataire du service public de distribution d’eau. Le tribunal a reconnu la responsabilité de la société VEDIF en raison des dommages causés par le réseau dont elle a la charge, mais a réduit le montant des indemnités demandées, notamment en écartant certains chefs de préjudice jugés excessifs ou non justifiés, comme les pertes locatives sur une durée trop longue ou les frais liés à l’absence de mesures conservatoires. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle et extracontractuelle des délégataires de service public, sans référence explicite à un texte spécifique dans l’extrait fourni.

Avocat : CABINET REALYZE

14 octobre 2024• 7ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105417

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'EURL Vesty Games, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et d'impôt sur les sociétés pour les années 2014 à 2016. La société, active dans la vente de jeux vidéos, contestait le rejet de sa comptabilité par l'administration fiscale, la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires, la majoration pour manquement délibéré et la qualification de revenus distribués. Le tribunal a jugé que les discordances entre les données de caisse et la comptabilité, ainsi que la rupture du chemin de révision comptable, justifiaient le rejet de la comptabilité comme non probante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société, sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET DGM & ASSOCIES (SELARL)

14 octobre 2024• 8ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424167

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolé, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car M. D n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France sans motif légitime. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de la directive 2013/33/UE, ont été écartés.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

14 octobre 2024• 8e Section - MESD
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2200665

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, acquéreurs évincés, qui contestaient une décision de préemption urbain prise le 16 novembre 2021 par l'établissement public foncier d'Ile-de-France sur des lots à Montrouge. La requête a été jugée irrecevable, les requérants ne justifiant pas de leur qualité d'acquéreurs disposés à acquérir le bien, faute de produire un acte établissant leur intérêt à agir. Les moyens soulevés, tirés d'un vice de procédure et de la méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme, n'ont donc pas été examinés au fond.

Avocat : CABINET DS AVOCATS

11 octobre 2024• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410791

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le SDIS de Seine-et-Marne avait mis fin à l'attribution gratuite d'un logement de fonction à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des conséquences graves et immédiates de cette décision sur la situation financière et familiale de l'agent, notamment en raison de sa privation temporaire de traitement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant susceptible d'être entachée d'un défaut de motivation, d'un non-respect du contradictoire ou d'une erreur de droit. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ARCO-LEGAL

11 octobre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426282

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi en référé par une ressortissante libanaise demandant la suspension d’un arrêté du préfet de police de Paris du 5 septembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l’urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondé sur l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 411-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

11 octobre 2024
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401180

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B A, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le juge a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la présence de sa fille et de son frère en France, en raison de l'âge adulte de sa fille, de ses attaches familiales restantes au Portugal et de sa situation professionnelle précaire. La solution s'appuie sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à l'éloignement pour menace à l'ordre public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

11 octobre 2024• Réconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302304

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet du Nord de retenir son passeport suite à une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette mesure, fondée sur les articles L. 733-4 et L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne nécessite pas de forme écrite et n'est pas soumise à une obligation de motivation spécifique. Il a également estimé, en se référant à la décision du Conseil constitutionnel n° 97-389 DC, que la retenue du passeport ne porte pas atteinte à la liberté d'aller et venir ni au droit de quitter le territoire, dès lors que le document est restitué sans délai au moment du départ effectif. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

11 octobre 2024• 7ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410148

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

11 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2211255

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les demandes de M. A, visant à contester le refus du ministre de l'éducation nationale de le relever de son incapacité professionnelle consécutive à sa révocation en 2003, ainsi que les refus d'admission aux concours d'agrégation d'anglais. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que la décision du 4 février 2022 n'était entachée d'aucune erreur de droit ou d'appréciation, et que les refus d'admission à concourir étaient légaux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'éducation, sans que les textes spécifiques ne soient détaillés dans l'extrait fourni.

Avocat : CABINET MAOUCHE, DE FOLLEVILLE AVOCATS (AARPI)

11 octobre 2024• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2217575

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui contestait la liste d'aptitude pour l'accès au corps des secrétaires administratifs de classe normale pour 2022 et demandait réparation pour un préjudice moral. Le requérant soutenait que la liste avait été établie par ordre alphabétique et non par mérite, et qu'elle était entachée d'erreur manifeste d'appréciation et de rupture d'égalité. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et des décrets n° 2009-1388 et n° 2010-302. Par conséquent, les conclusions en annulation et en indemnisation ont été rejetées.

Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)

11 octobre 2024• 5e Section - 4e Chambre