453 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
453
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 256
Avec résumé IA
Avocat : BOY
Avocat : DE BOYER MONTEGUT
Avocat : BOYLE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 24 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé l'ensemble des moyens infondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D E, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 25 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 18 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 12 août 2024 ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, faute de liens familiaux stables et d'insertion sociale en France. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III).
Avocat : BOYER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avec sa compagne française. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de soustraction à l'exécution de la mesure, et que l'interdiction de retour de quatre ans n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était légale, car M. B ne justifiait pas d'un droit au maintien sur le territoire, sa demande d'asile ayant été rejetée. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de deux ans n'étaient pas disproportionnés, en l'absence de menace à l'ordre public et de liens familiaux suffisamment établis en France. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par M. B A pour demander la suspension de l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure lui a retiré sa carte de résident. Le juge a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle et a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie en raison du retrait du titre de séjour, sans que le préfet ne puisse la renverser. Sur le fond, le tribunal a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'exécution de l'arrêté préfectoral a été suspendue.
Avocat : RAINERO-BOYER AVOCATS