372 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
372
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 321
Avec résumé IA
Avocat : CHARREL ET ASSOCIES
Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait réparation des préjudices subis suite à des refus d'inscription en Master par l'université Sorbonne Paris Nord. Le juge a constaté que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, car elles recherchaient la responsabilité de l'État pour des fautes imputables à une autre personne morale, l'université. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ces conclusions ont été rejetées comme inopérantes, de même que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SEMADER d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 août 2023 minorant une subvention pour une opération de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale. La SEMADER s’est désistée de sa requête, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 27 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Pro-Tect Sécurité. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de surveillance et télésurveillance de biens immobiliers inoccupés lancé par la métropole de Lyon, en invoquant une méconnaissance des articles L. 2113-10 et L. 2113-11 du code de la commande publique relatifs à l'obligation d'allotissement. Le juge a estimé que la métropole de Lyon avait suffisamment justifié sa décision de ne pas allotir le marché, compte tenu de la nature des prestations et de la nécessité d'assurer une coordination technique et opérationnelle sur l'ensemble du territoire. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus de son inscription en master à l'Université Sorbonne Paris Nord. Le requérant a abandonné l'ensemble de ses conclusions, y compris sa demande de suspension de la décision du 4 juin 2024. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les demandes de frais d'instance de l'université.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société La Réunion Villes Propres (LRVP) qui demandait la condamnation de la communauté intercommunale du Nord de La Réunion (CINOR) à l'indemniser pour des surcoûts liés à l'exécution du lot 2 d'un marché public de bornes à biodéchets. La société invoquait des modifications unilatérales du contrat et des manquements de la CINOR. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car le mémoire de réclamation préalable adressé par LRVP ne détaillait pas suffisamment les bases de calcul des sommes réclamées, en méconnaissance de l'article 37.2 du CCAG-FCS.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B A, agent de maîtrise de la commune de Saint-Paul, qui demandait l'annulation de son arrêté de suspension conservatoire du 6 janvier 2023. Le tribunal a jugé que les faits reprochés (signature de procès-verbaux de réception de travaux non achevés et promesse irrégulière de bon de commande) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension, conformément à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Les moyens d'incompétence, d'erreur manifeste d'appréciation, de sanction déguisée et de détournement de pouvoir ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Philip Frères. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un accord-cadre pour des travaux de gestion des boisements rivulaires, estimant que l'analyse de son offre avait été entachée d'irrégularités et de dénaturations. Le juge a considéré que les manquements allégués n'étaient pas établis, notamment en ce qui concerne le critère de gestion des relations avec les propriétaires et les exigences techniques relatives à l'alternat et aux panneaux d'information. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société requérante, y compris celles relatives aux frais de justice.