110 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
110
Décisions totales
383 581
Ordonnances
291 813
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CHAVKHALOV
Avocat : SELARL CHAVKHALOV AVOCATS
Avocat : CHAVKHALOV
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. C, ressortissant russe, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 lui retirant sa carte de résident et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le moyen d'illégalité par voie de conséquence. La solution retenue est le rejet de la requête, validant ainsi les décisions de retrait de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire sans délai, d'interdiction de retour de cinq ans et de signalement Schengen.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B C, ressortissant russe, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 août 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin l'avait assigné à résidence. Le tribunal a examiné l'exception d'illégalité soulevée contre l'arrêté d'expulsion du 2 juillet 2024, notamment au regard de la perte du statut de réfugié et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision fixant le pays de destination n'était pas illégale, car la perte du statut de réfugié avait été régulièrement constatée par l'OFPRA et la CNDA, et que les risques invoqués en cas de retour en Russie n'étaient pas établis. Par conséquent, l'assignation à résidence, fondée sur cette décision, a été validée, et les conclusions accessoires de M. C ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a constaté que la lettre du 25 avril 2023 de l'OFII n'était qu'une intention et non une décision, rendant la décision attaquée inexistante. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction, d'astreinte et de frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 9 août 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin avait prolongé l'assignation à résidence de M. A, ressortissant russe, pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, car un jugement du 12 juillet 2024 avait annulé la décision fixant la Russie comme pays de destination, rendant tout éloignement impossible en l'état. La préfète n'a pas justifié de diligences concrètes pour organiser le départ, méconnaissant ainsi l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. C contre un arrêté du ministre de l'intérieur du 29 juillet 2024 lui imposant des mesures de contrôle et de surveillance (interdiction de déplacement, obligation de présentation) pour trois mois, fondées sur l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, estimant que le ministre avait des raisons sérieuses de considérer que le comportement de M. C constituait une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public en raison de ses liens avec des personnes impliquées dans des actes de terrorisme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle.
Saisi par M. C, le juge des référés du Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté sa demande de suspension de l'arrêté du 29 juillet 2024 du ministre de l'intérieur lui imposant des mesures de contrôle et de surveillance. La condition d'urgence, nécessaire pour prononcer la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas satisfaite. Le juge a estimé que l'audience au fond, programmée à une date très proche, ne justifiait pas une mesure d'urgence. La requête en suspension a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de suspension de la décision du 5 juillet 2024 du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) retirant la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. C. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car les nécessités de l'ordre public liées aux faits reprochés primaient sur la situation personnelle et professionnelle du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois une urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, conditions non remplies en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B d’une requête en référé suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, visant à contester le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions après avoir obtenu le renouvellement de sa carte, ce dont le tribunal lui a donné acte. Par ailleurs, le tribunal a condamné le CNAPS à verser à M. B une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL AVOCAT CHAVKHALOV