246 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
246
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 228
Avec résumé IA
Avocat : LA CIMADE
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant étranger placé en rétention, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a principalement jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que la notification de l'arrêté mentionnait les voies et délais de recours et que le requérant n'avait pas formé son recours dans le délai de quarante-huit heures prévu par l'article R. 776-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné les moyens de fond soulevés par M. A, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée du 29 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la mesure était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les décisions subséquentes (refus de délai, fixation du pays, interdiction de retour) étaient justifiées au regard des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné deux requêtes de M. F..., ressortissant algérien. La première contestait son maintien en rétention pendant l'examen de sa demande d'asile, et la seconde visait l'arrêté fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté de maintien en rétention du 3 juillet 2024, estimant que le préfet n'avait pas démontré, sur la base de critères objectifs, que la demande d'asile était présentée dans le seul but de faire échec à l'éloignement, en méconnaissance de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, la requête contre l'arrêté fixant le pays de destination a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assortie d'une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, faute pour le requérant de démontrer l'existence de relations suivies avec son fils. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17.
Avocat : ADDECIMA