680 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
680
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 073
Avec résumé IA
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite du sous-directeur des visas refusant un visa de court séjour à M. B A, ressortissant algérien souhaitant rendre visite à sa fille en France. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré le manque de fiabilité des justificatifs fournis (attestation d'accueil, contrat de location, prise en charge financière), entachant ainsi sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas). La décision a été annulée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, et une injonction de réexamen a été prononcée.
Avocat : SCP COUDERC - ZOUINE
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant comorien, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident. Le juge des référés a rejeté la requête au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 octobre 2024, ce qui lui permettait de séjourner et travailler régulièrement. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de fond relatifs à la méconnaissance des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE, ni des articles L. 423-7, L. 423-10 et L. 433-1 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme C B veuve A, ressortissante algérienne, contestant les refus de délivrance d’un visa de court séjour pour rendre visite à sa famille en France. Le tribunal a rejeté ses demandes d’annulation des décisions du sous-directeur des visas, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme le refus de visa, en application de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code des visas de l’UE.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A B, ressortissante comorienne, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet du Rhône et demandant réparation. Le tribunal a constaté qu'un titre de séjour lui avait été délivré en cours d'instance, prononçant un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction. Sur le fond indemnitaire, il a jugé que le refus initial était illégal car il méconnaissait les dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A B étant mère d'un enfant français. En conséquence, l'État a été condamné à lui verser 5 000 euros en réparation de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d'existence, ainsi que 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à M. B, ressortissant kosovar. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal car le préfet n'avait pas communiqué les motifs de sa décision à la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Rhône à Mme B, ressortissante kosovare. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois. L'État est condamné à verser 800 euros à Mme B au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante kosovare, qui contestait le refus de la préfète de l’Ain d’enregistrer sa demande de titre de séjour. La juridiction a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et que le refus était justifié par le caractère abusif et dilatoire de la demande, en l’absence d’éléments nouveaux depuis un précédent refus assorti d’une obligation de quitter le territoire. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 112-3 du code des relations entre le public et l’administration, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait le refus de la préfète de l'Ain d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour caractère abusif et dilatoire. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le refus était justifié par l'absence d'éléments nouveaux depuis un précédent refus en 2021, conformément à l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés comme inopérants.
Avocat : CABINET HERVE-ANTOINE COUDERC AVOCAT (SELUR)