2 245 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 245
Décisions totales
383 581
Ordonnances
296 561
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FRANCOIS JACQUOT
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Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a transmis au Tribunal administratif de Montreuil la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Cette transmission est motivée par la fin de la rétention administrative de l'intéressé et par le fait qu'il dispose d'un domicile stable à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). La solution retenue est fondée sur les articles R. 776-15 et R. 776-16 du code de justice administrative, qui régissent la compétence territoriale en matière de contentieux des étrangers placés en rétention.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 18 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que la requérante, Mme A, n’était plus placée en rétention administrative. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence de l’intéressée à la date de la décision attaquée. Par ordonnance du 28 août 2024, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral du 21 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, constate que l'intéressé a été libéré de la rétention administrative et assigné à résidence au Havre (Seine-Maritime). En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rouen.
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. H, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la menace à l'ordre public était caractérisée par la condamnation pénale de l'intéressé pour des faits de violence, justifiant l'absence de délai de départ volontaire sur le fondement de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. H au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales limitées en France et de la gravité des faits. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur des enfants de l'intéressé, dès lors que l'autorité parentale sur deux d'entre eux lui avait été retirée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai, à destination de l'Algérie, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié et sur le caractère suffisamment précis des décisions. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la courte durée du séjour irrégulier de l'intéressé, de l'absence d'attaches familiales en France et de son défaut de justification d'une insertion professionnelle stable. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.