127 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
127
Décisions totales
383 581
Ordonnances
230 731
Avec résumé IA
Avocat : GAGEY
Avocat : FAURE-PIGEYRE
Avocat : AUGEYRE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 4 août 2024 fixant la Tunisie comme pays de destination pour son éloignement. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que l'arrêté attaqué était un acte distinct d'une précédente décision. Il a également rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 21 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet des Yvelines refusant de renouveler son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 4 février 2025, rendant la requête sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Essonne du 27 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen sérieux, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et de la méconnaissance des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET GAGEY