1 059 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 059
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 873
Avec résumé IA
Avocat : BEGUIN
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a annulé l'arrêté du 6 octobre 2020 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour pour raisons de santé à M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant la présentation d'un passeport ou d'un document d'identité pour instruire la demande, alors que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 311-6 et R. 311-2-2) ne permettent pas de considérer une telle demande comme incomplète en l'absence de ces justificatifs. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen soulevé.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le maire de Trappes avait prononcé une exclusion temporaire de deux ans à l'encontre de M. C, attaché territorial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison du recrutement prochain de l'agent par une autre commune, et que les moyens soulevés, tirés de l'irrégularité de la procédure disciplinaire et du caractère disproportionné de la sanction, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, et M. C a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, élue municipale d'opposition non inscrite, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au maire de Bordeaux de lui attribuer un local permanent et un espace d'expression dans le magazine municipal. En défense, la commune a fait valoir que les demandes de Mme A avaient été satisfaites entre-temps. Le tribunal a constaté que les mesures sollicitées étaient devenues sans objet, prononçant ainsi un non-lieu à statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité, conduisant la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais irrépétibles fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Compétence territoriale – Tribunal administratif de Paris – Transmission au tribunal administratif de Melun. Le juge constate que M. B, qui conteste un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, réside dans le Val-de-Marne. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Melun. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.
Avocat : CABINET JOVY, GUINCESTRE (SELAS)
Avocat : MOUTOUALLAGUIN