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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

388 591

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205104

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B A contestant la décision 48 SI du ministre de l'Intérieur du 11 mai 2021 invalidant son permis de conduire, ainsi que plusieurs retraits de points consécutifs à des infractions routières commises entre 2018 et 2020. Le requérant soutenait notamment que la réalité de l'infraction du 7 septembre 2020 n'était pas établie, que les informations prévues par le code de la route ne lui avaient pas été délivrées, et qu'il avait effectué un stage de récupération de points. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, le recours contentieux n'ayant pas été introduit dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet du recours gracieux, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

7 octobre 2024• 15ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200482

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Promotion Pichet contestant le refus du préfet du Var d’autoriser le défrichement de parcelles à Fréjus pour un projet immobilier. Le tribunal a estimé que le préfet était fondé à refuser l’autorisation, car le projet empiétait sur un espace boisé classé (EBC) au sens de l’article L. 113-2 du code de l’urbanisme, ce qui interdit tout défrichement. La décision s’appuie sur les dispositions du code forestier et du code de l’urbanisme, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés par la société requérante.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES

4 octobre 2024• 2ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403893

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 30 août 2024 ordonnant la fermeture administrative pour deux mois du magasin d'alimentation générale exploité par la SARL TT Alimentation à Bourges. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'ayant pas démontré que la fermeture, malgré la perte de chiffre d'affaires, mettait son activité en péril de manière suffisamment grave et immédiate, notamment en raison de l'existence d'un autre établissement. La demande de suspension a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : WOLOCH

4 octobre 2024
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2108716

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait la délibération du jury du baccalauréat général de la session 2021 l'ayant déclarée non admise avec une moyenne de 9,86/20. La requérante invoquait des erreurs de calcul de ses notes et une méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a rappelé que le jury est souverain dans son appréciation et que seul le résultat final peut être contesté pour erreur matérielle ou considérations étrangères à la valeur du candidat. Aucune erreur de cette nature n'ayant été démontrée, la décision du jury a été confirmée.

Avocat : CALONNE

4 octobre 2024• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408771

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 13 août 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant turc, aux autorités autrichiennes responsables de sa demande d'asile. La solution retenue est fondée sur la violation de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour l'administration d'établir que l'entretien individuel préalable avait été mené par une personne qualifiée, le compte-rendu ne mentionnant pas l'identité de l'agent. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : LOKAMBA OMBA

4 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2403851

Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi d’un recours en plein contentieux par Monsieur D C contre une sanction disciplinaire prise par le lycée Philippe Lamour, a ordonné le recours à une médiation. Sur le fondement de l’article L. 213-7 du code de justice administrative, et après accord de toutes les parties, un médiateur académique a été désigné pour une durée initiale de trois mois. La solution retenue vise à favoriser une résolution amiable du litige avant tout jugement au fond.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

4 octobre 2024
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT01686

Avocat : GALLOT

4 octobre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201279

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur sur son recours hiérarchique contre la décision du préfet de la Côte d'Or ajournant sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision du ministre s'était substituée à celle du préfet, et que le ministre avait ensuite pris une décision expresse le 10 décembre 2021, contre laquelle les conclusions devaient être dirigées. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, ont été écartés comme manquant en fait. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : CHAMPLOIX

4 octobre 2024• 12eme chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2217551

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A C et Mme B C, qui demandaient la condamnation de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) pour le décès de leur père et époux, M. D C, survenu le 11 avril 2020 à l'hôpital Saint-Antoine. Les requérants invoquaient une faute médicale liée à une erreur de dosage de midazolam ayant entraîné un surdosage, ainsi qu'un défaut d'information de la famille. Le tribunal a estimé, sur la base de l'expertise, que le décès était imputable à 90 % à l'état antérieur du patient et à 10 % à l'infection Covid-19, et qu'aucune faute de l'AP-HP n'était établie, ni dans l'administration du traitement ni dans l'information de la famille, celle-ci n'étant pas légalement due aux proches. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires, en application des dispositions de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET DIMITRI PHILOPOULOS (SELARL)

4 octobre 2024• 6e Section - 1re Chambre
TA06Ordonnance• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405070

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A d’une demande d’exécution forcée d’un jugement du 13 décembre 2023, qui avait annulé une obligation de quitter le territoire français et enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Par un mémoire du 30 septembre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 octobre 2024.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

4 octobre 2024
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2201902

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la société 2B et de la société Al Madone, qui demandaient la condamnation de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine à rétablir leur raccordement au réseau public d'assainissement et à réparer leur réseau privatif, ou à les indemniser. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que les conclusions à fin d'injonction (rétablissement du raccordement et inspection du réseau) n'étaient pas recevables car elles n'étaient pas présentées en complément de conclusions indemnitaires, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens invoqués par les sociétés n'étant pas fondés. Les textes appliqués incluent les articles L. 1331-7-1 et L. 1331-10 du code de la santé publique, L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales, et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

4 octobre 2024• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301069

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, agent contractuel de la commune de Saint-Leu, qui contestait son licenciement pour faute grave. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, la requête électronique étant valablement signée via l'application Télérecours. Sur le fond, il a jugé que les propos injurieux et diffamatoires tenus par l'agent sur sa page Facebook, bien que relevant de sa vie privée, constituaient une faute grave en raison de leur publicité et de leur lien avec ses fonctions, justifiant la sanction de licenciement sans préavis ni indemnité. La décision a été prise en application du décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Avocat : MAILLOT

3 octobre 2024• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202844

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête des consorts H visant à l'annulation d'un permis de construire tacite délivré à M. B pour la construction de deux maisons jumelées à Bouloc. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par M. B, estimant que les requérants, en tant que voisins immédiats, justifiaient d'un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge des consorts H une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : VERBATEAM TOULOUSE

3 octobre 2024• 6ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2202894

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme et M. A C et de Mme et M. I, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Denis-sur-Scie pour un dépôt d'agrégats et un local de bureau. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis du maire, estimant que l'absence de date n'entachait pas la légalité de la décision. Il a également rejeté le moyen relatif à la qualité du pétitionnaire, rappelant que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation de propriété fournie, sauf en cas de fraude non établie en l'espèce, en application de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

3 octobre 2024• 2 ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301847

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme B A. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète lui a délivré une carte de séjour temporaire, remise le 7 mars 2023, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEXGLOBE - SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT

3 octobre 2024
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302067

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme F, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 7 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : NSALOU-NKOUA

3 octobre 2024• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301316

Le Tribunal Administratif de Montpellier (4ème chambre) a rejeté la requête de M. F et autres, qui demandaient l'annulation de la délibération du 15 novembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Val-du-Faby a approuvé un échange de parcelles avec un conseiller municipal. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la convocation, l'imprécision de l'ordre du jour, la participation d'élus intéressés, l'erreur de fait et le détournement de pouvoir, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux conclusions reconventionnelles de la commune sur le fondement de l'article L. 741-3 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales (articles L. 2121-10 à L. 2121-13, L. 2131-11) et le code de justice administrative (articles R. 421-1, L. 741-3).

Avocat : BELLOTTI

3 octobre 2024• 4ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425772

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant les arrêtés du préfet de police du 25 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trente-six mois. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen individuel, jugeant les décisions suffisamment motivées et prises par une autorité compétente. Sur le fond, le tribunal a estimé que l’obligation de quitter le territoire était légalement fondée sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les moyens tirés de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation n’étaient pas établis. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : DIALLO

3 octobre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405142

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour par le préfet de police. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfecture, au motif que le retrait de la décision implicite, intervenu moins de quatre mois avant le jugement, n'était pas définitif. Sur le fond, le juge a estimé que M. A n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation, se contentant d'allégations générales sur sa situation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SEMEGLO

3 octobre 2024• 6e Section - 3e Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409835

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Promotion et défense de la vogue des marrons. Celle-ci demandait la suspension de plusieurs articles de l'arrêté du maire de Lyon du 24 septembre 2024 réglementant la fête foraine de la Croix-Rousse, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à diverses libertés fondamentales (commerce, industrie, propriété, sécurité). Le juge a estimé que la condition d'urgence, particulièrement stricte dans le cadre de ce référé liberté, n'était pas remplie, car la seule existence d'une atteinte alléguée ne suffit pas à la caractériser. Il a également rappelé que le maire tient de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du CGCT) la compétence pour fixer les conditions d'organisation des grands rassemblements dans l'intérêt de l'ordre et de la sécurité publics.

Avocat : LE MAILLOUX

3 octobre 2024